‹ TragaldabasChapitre 17 sur 96 · ACTE PREMIER. ai · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. ai

Pour ne pas m'envoyer la charge en plein visage, On saurait que c'est moi rien qu'à me voir trembler. Qu'est-ce qu'on peut me faire?

MINOTORO.

On peut t'écarteler.

Ah ! sacrebleu !

G II IF, lui tendant son poignard et un pistolet.

Choisis.

TRAGALDAHAS.

La préférence est morne.

GR1F, paternel.

Prends clone le pistolet, à moins d'être une borne. En refusant d'entrer au complot qui t'attend, Ton trépas est certain; au lieu quen acceptant. Il n'est que très-probable.

TRAGALDA.BAS.

Allons, je me résigne.

GRIF.

Alors ta fonction est grande ! Sois-en digne ! Prends.

Il lui donne son pistolet.

TRAGALDABAS, le prenant gauchement. A part.

Où me suis-je mis?

GRIF.

Mais c'est qu'on le croirait Ignare pour de bon. Je te l'arme tout prêt. Dès que le duc sera visible, pose et plie Ton index là-dessus, et ta tâche est remplie. — J'ai faim. Déjeunons-nous?

On entend des cris et des trompettes.

MINOTORO.

Entends-tu ce fracas?

C'est le duc.

GRTF.

Remettons la partie en ce cas.

Nous mangerons plus tard, — si Dieu nous laisse vivre.

MINOTORO.

C'est de sang qu'à cette heure il convient qu'on s'enivre !

GRIF.

Le voici!

MINOTORO, à Tragaldabas.

Pas un geste ! Et reste près de moi.

Si le coup rate?

MINOTORO.

Alors je tire, mais sur toi!

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