‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 114 sur 219 · SPIRE · texte numérisé non relu

SPIRE

coupe (Napf); là, il prenait l'engagement de respecter les libertés et les privilèges de la cité; puis il la faisait remplir de vin, et les bourgeois en buvaient le contenu à sa santé. En se dirigeant du Domnapf à l'E. de la cathédrale, on arrive bientôt vers la tour des Païens {Heidenthùrmchen) , vieille tour bâtie, sinon par les Romains, du moins en 1180 par Tévêque Rudger. et qui faisait partie des murailles de la ville. On y a réuni des pétrifications antédiluviennes et des antiquités du moyen âge. Un escalier monte à son sommet, d'où l'on découvre une jolie vue. Si l'on continue de faire le tour du Dom , au N. de la cathé-.

drale, on atteint la salle des Antiquités (Antiquitœtenhalle) , bâtiment qui renferme une collection d'antiquités romaines, celtiques et germaniques, trouvées dans le Palatinat. Il est divisé en trois parties : la plus grande, celle du milieu, n'est fermée que par une grille de fer, qui laisse voir aux passants des autels, des tablettes votives, des bornes milliaires, des statues, etc.; les autres, qui sont fermées, contiennent des vases, des urnes, des amphores; des bagues, des armes, une aigle de légion, des médailles, etc. En face de la salle des An tiquités est la chapelle de Sainte- Âfra, la seule qui existe encore des dix chapelles dont la cathédrale était entourée. C'est dans cette chapelle que ses fidèles sujets, les bourgeois de Spire, déposèrent et gardèrent cinq années le cadavre de l'empereur Henri IV, en attendant que le rappel de l'excommunication lancée contre lui ouvrît à ses restes les portes du caveau impérial.

La large rue Mâximilien s'étend à l'O. de la cathédrale jusqu'à VAlt-

pœrtel, le seul débris qui soit resté de l'ancienne ville libre impériale.

En 1689, l'AUpoertel avait été condamné. Déjà il était miné, lorsque le maréchal de Duras, logé dans un couvent de Carmélites peu éloigné, craignant que l'explosion ne mît ses jours en danger, ou cédant aux prières des moines, obtint sa grâce; il fut épargné.

Le Retscher ou Retschel, le palais impérial où se tinrent les diètes de l'empire, et entre autres celle de 1529, qui rendit le décret restrictif de la liberté de conscience, "contre lequel les luthériens protestèrent , ce qui leur valut le nom de protestants, fut moins heureux que l'Altpœrtel; il n'en reste que quelques débris de murailles derrière l'église protestante. On doit construire sur l'emplacement du Retscher une église gothique protestante, en mémoire de la diète de 1526. Enfin on peut voir encore, près de l'École aliemande, et à une faible distance de la cathédrale, de rares vestiges du bâtiment appelé Rathhof, où siégeait la chambre impériale et où logeaient les empereurs quand ils venaient à Spire.

Les édifices modernes de Spire sont: l'église protestante, le palais du gouvernement, le palais épiscopal, l'hôtel de ville, le lycée, la caserne de cavalerie et le Casino ou Harmonie, dont le riche cabinet de lecture s'ouvre facilement aux étrangers.

Diligence tous les jours, en i h. 1/2, pour (2 i/k mil.) Gemersheim, V. de 3500 hab sur la rive g. du Rhin, forteresse de la Confédération germanique.

Rodolphe de Habsbourg est mort dan* son château, aujourd'hui détruit. — a Landau, R. 16, par Neustadt, 3/4 mil., en 2 h. 12 min. 4 convois par jour. 2 11.

9 kr., 1 f!. 18 kr. et 5i kr. — A Carlsruhe, R. 13, en 8 h.; — à Heidelberg, R. 13, en 5 h.

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