DARMSTADT
lonne des Géants (Riesensœule) ex- ! débarcadère , aboutit au vieux châ-
traite du rocher (granit) et taillée à l'endroit môme où elle s'élève on ne sait ni par qui ni à quelle époque. Sa longueur est de 10 mèt. 30 ou 40 cent. ; son diamètre est de 1 mèt. 50 cent, à la base, de 1 mèt. 33 cent, au sommet. .
A 15 min. env. de Zwingenberg on aperçoit à dr., au-dessus du v.
d'Alsbach, VAlsbacher Schloss (15 min.), construit on ne sait au juste à quelle époque, et détruit auxvn's.
(belle vue). Après avoir dépassé la station de Bickenbach, d'où, quand on vient de Francfort , on peut monter en 2 h. au Felsberg par Ingenheim et la villa du prince de Hesse Alexandre, on laisse à dr. — les montagnes s'abaissent et s'éloignent — Ingenheim, au pied du Heiligenberg , sur lequel s'élevait jadis un couvent de nonnes : on voit encore les ruines de l'église;— puis Seeheim, où le grand-duc de Hesse possède une belle propriété, et enfin Frankenstein , le dernier des châteaux de la Bergstrasse. Au delà de la station d'Eberstadt, on traverse une grande forêt de pins avant d'arriver à
8 2/10 mil. Darmstadt (hôt. „• Darmstœdter Hof, Traube, Pring Cari, Hôtel Kœhler au chemin de fer. — Restaurants: Sautter, près de la colonne Louis, Bùhler,Hirsch.
— Droschken : 15 min., 12kr. , une ou deux personnes ; 18 kr. 3 et 4 personnes) , — ch.-l. du grand-duché de Hesse, résidence du grand-duc, V. de 32 000 hab. dont 2500 cath., formant deux parties bien distinctes : la vieille ville, derrière le vieux château; et la ville neuve, eptre le château et le chemin de fer. La rue du Rhin, devant laquelle on passe, à quelques pas du
leau. Avant d'arriver au vieux château", on traverse la place Louise, au milieu de laquelle s'élève une colonne cannelée, de grès rouge, haute de 44 mèt. 60 cent. , et couronnée par la statue du grand-duc Louis I,r, mort en 1830. Cette statue a été exécutée par Stiglmayer, d'après les dessins de Schwanthaler ; elle a été inaugurée en 1844. Un escalier de 172 marches monte (18 kr. de pourboire) au haut de la colonne, d'où l'on voit bien la ville et ses environs. C'est le grand-duc Louis I*r qui a commencé la construction de la ville neuve.
A dr. de cette colonne s'élève le nouveau palais, habité jadis par feu le grand-duc, bâtiment simple, construit de 1803 à 1804, renfermant la bibliothèque du grand-du-; et son musée particulier; à g. est le collège, derrière lequel se trouve la place Mathilde, qui aboutit à la porte du Mein.
Le vieux château, situé à l'extrémité de la rue entre la place de la Parade et la place du Marché, habité par le prince hériditaire, a été Bâti en grande partie dans le cours du siècle dernier. Un fossé converti en jardin l'entoure de tous côtés.
Il contient le musée de peinture, le musée d'histoire naturelle, la bibliothèque, le musée des antiquités, le cabinet de physique, la collection des estampes , des collections d'armes, d'objets curieux, les archives, etc.
Le musée de peinture, ouvert tous les jours, comme les autres collections, de 11 h. à 1 h., le dimanche excepté, est moins intéressant que celui de Francfort , dit M. W. Bûrger dans son petit Guide des artistes en voyage (an-
nuaire des artistes pour 1862), mais plus instructif pour les artistes f critiques et amateurs, qui étudient l'histoire de la peinture.
« Le catalogue contient 877 numéros, dont 134 modernes et 15 copies. Parmi les anciens allemands , on remarque la Purification de la Vierge dans le temple, attribué à Meister Wilhelm , et payé, dit-on, 100 ooo fr.; je le croirais plutôt de Meister Stephan -, plusieurs Cranach superbes ; un beau portrait de Georges Penz. Il y a des français, chose rare ! et même les noms de Claude et de Poussin, classés dans l'école italienne.
* Pour les italiens, assez nombreux, lesœuvres attribuées aux grands noms sont apocryphes : par exemple, un prétendu Correggio, deux Raphaël, mauvaises copies-, des copies de Titien, de Véronèse, etc. ; dans les maîtres secondaires, quelques tableaux intéressants.
Point de Velasquez, sur les deux qu'on lui attribue, mais un beau portrait de femme du Navarette , el Mudo. Parmi les flamands, un seul vrai Rubens; une grisaille et un portrait de Van Dyck , un Jordaens, un Diepenbeck, deux Fyt, d'une exécution très-magistrale ; un Gysels, un beau Van Noort et un de Bie, signé et daté, la seule peinture authentique qui nous soit connue de ce peintre-historien.
« Mais ce sont les hollandais qu'il faut voir : quatre Rembrandt, dont un, le Christ tourmenté pnr deux soldat», est de la plus haute qualité dans son œuvre : le précieux tableau , dont la date a soulevé tant de discussions, lorsqu'on croyait lire 1669 et qu'on supposait que Rembrandt était mort en 1664 ou 1665 ; un portrait censé de sa femme, mais ce n'est pas elle; et une adorable esquisse. L'école de ce grand maître est représentée par des chefs-d'œuvre de Van den Meckhout et d'Aart de Geidser ; il y a aussi J. de West, J. Biglaert, Salomon Koninck, sous le prénom de Philipp, etc. ; puis un Brouwer, un Ostade (n° 250), un Aart Van der Neer, capital ; un Everdingen, un Jacob Van Ruysdaël, de 1649; un Kalf, des vases
et divers objets de grandeur naturelle : un Jean Van der Venne, un Jean Van Kessel, d'Amsterdam ; des Van Goien excellents, un intérieur d*E. de Witte, Leducq, Eybert Heemskerk, Adriaensen, le peintre d'oiseaux, de poissons et d'objets immobiles, etc. ; et beaucoup de bons tableaux dont les attributions sont à rectifier.
a Depuis la publication du catalogue, il est entré dans la galerie quelques œuvres distinguées : une Madone, attribuée à Memling, et qui est composée avec des figures prises aux Van Eyck ; un Adrien Van Ostade, bien curieux à cause de sa date, 1635, antérieure, je crois, à toutes les dates qu'on ait constatées sur ses peintures : deux excellents petits portraits qu'on attribue à Van Dyck, mais qui sont de Gonzales Coques-, un portrait de jeune garçon, de grandeur naturelle, parTerburg-, un petit Ruysdaël, étoffé, par Adrien Van de Welde, etc.
« Après le musée, reste seulement à voir, si l'on peut, le fameux Holbein, qui appartient à une des princesses de Hesse Darmstadt , répétition du chefd'œuvre qui est au musée de Dresde (n° 1693) : la Madone adorée par la famille de Jacob Meyer, bourgmestre de Bâle. On dit même qu'Userait le premier original, et que le tableau de Dresde en serait la replica. »
Le musée d'antiquités est peu nombreux, dit M. Alfred Darcel, mais il renferme, outre quelques beaux bronzes antiques trouvésdans ce pays, des ivoires et des émaux du moyen âge qui me semblent des pièces uniques. Il y a certes des musées qui possèdent des pièces en plus grand nombre, mais il y en a peu qui soient aussi riches que cette petite collection de Darmstadt (autels portatifs en porphyre ou en vert antique, couvertures d'évangéliaires du xi' au xn* s., coffret de petites plaques d'ivoire assemblées dans des montures ornées des ro-