‹ Trains de Plaisir aux Bords du RhinChapitre 117 sur 219 · DARMSTADT · texte numérisé non relu

DARMSTADT

settes à pétales aigus, fragments d'un coffret byzantin, monument circulaire en émail, fragments d'une grande châsse, etc.).

Les médailles comptent un certain nombre de bracteatœ du moyen âge.

Le musée d'histoire naturelle possède d'intéressants fossiles, décrits dans un ouvrage publié par le docteur Kaup. Les plus curieux de ces fossiles, des débris de mastodontes et d'un dinotherium, animal amphibie aussi gros qu'un éléphant, ont été trouvés à Eppelsheim, près d'Alzey, avec des coquilles marines.

La bibliothèque, ouverte tous les jours de 9 h. à midi, et de 2 h. à 4 h. , contient 300 000 vol., plus de 100 000 broch., 3000 manuscrits, 3000 cartes; on y remarque une Biblia pauperum , un psautier de 1457 , le Calholicon de Jean de Janna (1460), la Bible de Mainzer 1462, etc.

En face du château, dont la tour renferme un carillon qui sonne à toutes les heures, ont été érigées les deux statues en grès de Philippe le Clément (1567) et de son fils Georges 1er (1590), les fondateurs de la famille grand-ducale (par Scholl, 1853). A dr. en tournant le dos au château , est le Théâtre, bâti en 1819 (il est fermé pendant les mois de juin, juillet, et août); à g. YExercirhaus , vaste salle remarquable par sa toiture, bâtie pour faire faire l'exercice aux soldats quand le temps est mauvais, et servant d'arsenal. Entre ces deux bâtiments s'ouvre le Herrengarten ou le Grossherzogliches Bosquet, joli jardin assez peu entretenu, où repose la margrave Henriette-Caroline, la bisaïeule du roi de Prusse actuel, morte en 1774. Elle avait

choisi elle-même le lieu où elle désirait être enterrée, et Frédéric le Grand fit inscrire l'épitaphe suivante sur l'urne qui indique son tombeau : « Femina sexu, ingenio vir. »

Les jardins du prince héréditaire (Mathildenhœhe) et du prince Emile (Rosenhœhe) qui renferment une chapelle mortuaire de la famille grand-ducale (statue de la princesse Elisabeth par Rauch) et le Carlshof offrent aussi d'agréables promenades.

En 1852, on a élevé sur la place Marie, devant la caserne des chevau -légers, un obélisque en l'honneur des soldats hessois tués dans les guerres de 1792 à 1815 (par Scholl, 1851).

Uéglise catholique , bâtie par Moller, architecte de Darmstadt, en 1827 , mérite une mention.

L'extérieur est en briques ; l'intérieur — une rotonde de 75 mèt. de diamètre, et de 41 mèt. de haut, soutenue par 28 colonnes corinthiennes de 16 mèt. 60 cent. — offre un aspect imposant. Les autres éditices publics, église de la ville, casernes, palais des États, banque, hôpitaux, prisons, etc., ne sont pas dignes d'être visités.

Darmstadt est une ville peu intéressante pour un étranger qui a visité son musée, et ses environs ne peuvent pas l'y retenir beaucoup plus longtemps. La promenade favorite des habitants est celle qui monte par le v. de Bessungen (beau jardin grand-ducal), à la Ludwigshœhe, hauteur d'où l'on jouit d une assez jolie vue. A l'E. s'élève le Kirschberg, dont le versant sud porte VEmmelinenhùtte, près de laquelle un monument simple indique la place où, après une longue

séparation, la grande-duchesse de Hesse, l'impératrice de Russie et la reine de Bavière eurent le bonheur de se revoir.

Darmstadt n'a été élevée au rang de ville qu'en 1330. Elle appartenait alors aux comtes de Katzeneinbogen, qui l'entourèrent de murs et de fossés. En 1479, elle passa par mariage dans la maison de Hesse ; en 1516, Franz de Sickingen l'assiégea vainement. Trente ans plus tard , elle fut prise et pillée par le comte Bûren , qui commandait les troupes impériales. En 1567, elle devint la résidence du landgrave Georges Ier, le fondateur de la ligne de Hesse-Darmstadt, qui la rebâtit et l'embellit. Mais la guerre de Trente ans et celle de la succession d'Orléans devaient lui être aussi fatales qu'à toutes les autres villes de la Bergstrasse, dont l'histoire est à peu près la même. En 1622, l'électeur palatin s'en empare ; puis les Impériaux et les Français la prennent tour à tour ; amis et ennemis la rançonnent. En 1644, en 1645, en 164*7, Turenne la meta contribution. La paix de Westphalie lui rend un peu de tranquillité ; mais plus tard le maréchal de Lorges, après l'avoir occupée, fait sauter ses fortifications jusqu'à la Tour blanche. Depuis, elle n'a cessé de prendre de nouveaux développements et a continué de s'embellir par des constructions nouvelles.

De Darmstadt à Francfort, le chemin de fer traverse une contrée plate, sablonneuse et monotone; il s'arrête à Langen, sort de la Hesse grand- ducale avant de laisser à dr., sur une hauteur , la tour de Sachsenhausen, et franchit le Mein un peu au-dessous de

11 8/10 mil. Franciort (R. 20).

B. A Mayence.

12 3/10 mil. — Chemin de fer. Plusieurs convois par jour. Trajet en 2 h. 30 min. et 3 h. 10 min.

8 2/10 mtf. Darmstadt (V. ci-dessus A.).

La ligne directe de Darmstadt à Mayence, traverse une plaine sablonneuse sans intérêt. Des stations ont été établies à Grossgerau, à Nauheim et à Bischofsheim ; on traverse le Rhin sur un beau pont fixe, inauguré le 20 décembre 1862, qui aboutit à l'entrée de Mayence.

12 3/10 mil. Mayence (V. R. 26).

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