BÂLE. — CURIOSITÉS
lents, et qui ne se pressaient jamais de se rendre à l'assemblée. » Quelle que soit, au reste, l'origine de cet usage, lesBàlois y étaient si attachés qu'il ne put être aboli qu'à la fin du xvnie s. En 1778, il avait été convenu secrètement, entre un certain nombre des chefs de la ville, que l'on avancerait tous les jours l'aiguille du cadran d'une demi-minute pour la ramener insensiblement à l'heure véritable... Mais le complot fut découvert; le peuple s'insurgea, et les magistrats se virent obligés de remettre les choses dans leur ancien état.
Toutes les co/techom- scientifiques, artistiques et littéraires de Bàle, disséminées autrefois dans divers bâtiments, se trouvent aujourd'hui réunies dans le nouveau muséum (rue des Augustins).
On peut y visiter : — 1° la biblio thèque (prof. Gerlach) ouverte tous les jours au public de 1 h. à 3 h.; elle renferme 80 000 volumes et 4000 manuscrits, parmi lesquels on re marque : un manuscrit unique du Velléius Paterculus, les Actes du concile de Bâle, 3 vol., avec des chaînes attachées à la couverture, un manuscrit grec des Évangiles du viii* s., quelques livres et le Tes tament original d'Érasme, un exemplaire de son Éloge de la Folie, couvert à la marge de notes écrites par Érasme lui-même, et de char mants dessins à la plume par Hol bein; des autographes de Luther, Mélanchthon, Érasme Reuchlin et Zwingle ; — 2° la collection des antiquités romaines (prof. Vischer) découvertes à Augst (on y voit aussi des antiquités grecques, celtiques germaniques et autres), et la collection ethnographique (antiquités mexicaines et égyptiennes); — 3° le
cabinet des médailles (12 000 env.);
— 4° le musée d'histoire naturelle (prof. Merian) , riche en oiseaux de la côte de Guinée, en minéraux et en pétrifications (le jardin botanique, situé près de la porte d'Aesch, est bien entretenu et possède de curieux herbiers); — 6° un cabinet d'histoire naturelle et de physique;
— 6° Vaula qui contient les portraits des plus célèbres professeurs de l'université; — 7° le musée proprement dit (Kunstsammlung, collection d'objets d'art, directeur Wackernagel , conservateur Falkeisen) , dont le catalogue se vend 50 cent. On y remarque surtout :
Cage de l'escalier. — Cornélius.
Cartons des fresques de l'église Saint- Louis, à Munich.
Vestibule. — 1 à 11 tableaux de Holbein.
Salle de dessins. — 86 dessins à la plume, par Hans Holbein le jeune — loo, loi. Deux dessins de Ham Graf.
— 125. La mort de Marie, par Hans Baldung Griin. — 130 à 133. Dessins d'Albert Durer. — 153. Le jugement dernier, par Cornélius, carton de la fresque de Munich. — Descente de croix, par Hans Baldung Grùn.
Dans la collection des estampes nous signalerons les illustrations de Virgile, par Sébast firant, Strasbourg, 1502, les figures de la Bible, de Hans Bocksperger, Francfort, 1564 ; 2 volumes de Jacques Callot, de belles épreuves d'Edelink, d'après Rubens, etc.
Salle de Holbein. — (On .y compte 36 tableaux de Holbein le jeune, 1498- 1554.) Holbein père, la Cène.— Le même.
Portrait d'un jeune homme.— Sigmund Holbein. La Conception. — Hans Holbein le jeune. — 1, 2. Enseigne de maître d'école, 1516. — 12 portraits d'Amerbach. — 16 à 18. Le même. Portraits d'Érasme. — 19. Le même. Le cadavre du Christ, d'une effrayante vérité. —