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SUI^BURG

NEUENBURG

col qui relie le Hochkelch au sommet du Belchen, et il ne reste plus que 25 min. de montée pour atteindre la croix qui indique le point culminant.

Si Ton ne veut pas revenir à Badenweiler par le même chemin, on peut descendre : 1° à la station de Krotzingen, par le Mûnsterthal; 2° par le Sulzthal à Heitersheim; 3° à Schœnau par Aitern.

1° Par le Mûnsterthal à Krotzingen (5 h.). — On descend, au N. , sur les prairies du sommet, et, en 4 ou 5 min., on atteint un bon chemin en zigzag qui va aboutir à (40 min.) un chalet situé à 1100 mèt. , sur l'ancienne route du Mûnsterthal au Wiesenthal , et appelé Krinne (on y trouve du vin pendant l'été). On laisse ce chalet à dr.

pour s'engager (à g.) dans un chemin pierreux qui, passant devant une mine d'argent et une usine exploitée par une compagnie anglaise, conduit, en 1 h. 30 min., dans la vallée de Munster, à Neumxihl (hôt.

Krone) , où Ton trouve des voitures à 1 cheval (1 fl. 30 kr.) pour la station de Krotzingen (F. ci-dessous). Le trajet se fait en 1 h. 45 min. ; il faut 3 h. à pied. On traverse Staufen (F.

ci-dessous) avant d'atteindre Krotzingen (F. ci-dessous, Krotzingen).

On peut aussi, de l'auberge de la Krinne, se diriger au N. E. pour aller rejoindre la route de Staufen au Wiesenthal (F. R. 10), en passant près de Saint-Trudpert , ancienne abbaye fondée, dit-on. au xii- s., par l'Irlandais Trudpert, et dont le dernier abbé, Columban Christian, est mort en 1810.

2° Par le Sulzthal à Heitersheim (3 h. 35 min.). — A l'auberge de la Krinne (35 min.), on tourne à g., pour descendre au N. dans la vallée

du Rothbach, où Ton trouve (30 min.) Mulden. Là, prenant la direction du S., on gagne Mùnsterhalden, puis, franchissant le col qui sépare la vallée du Rothbach de celui du Sulzbach, on descend à l'O.

par Rammenbach et le bain de Sulzburg (12 cabinets de bain) à (1 h.

30 min.) Sulzburg, V. de 1247 hab., dont les vins (Markgraefler , Kastelberger) sont justementrenommés. De Sulzburg à Heitersheim (F.

ci-dessus), on compte 1 h. de marche.

3° A Schœnau (2 h. 30 min.).— Il y a deux chemins : l'un (2 h.) par UntermuPen, Holzinshaus et Aitern; l'autre (1 h. 45 min.) par les Rappenfelsenet Schœnenberg. (Schœnau est décrit dans la R. 10.)

En s'éloignant de la station de Mùllheim, on aperçoit à g. . sur la rive dr. du Rhin, Neuenburg, V.

de 1230 hab. , où le duc Bernard de Weimar mourut le 8 juillet 1639, empoisonné, dit-on, par l'ordre de Richelieu. Les plus hauts sommets de cette partie de la Forêt-Noire apparaissent sur la dr. , au-dessus des premiers coteaux, au pied desquels on laisse Hiigelheim, Buggingen et Seefelden.

Heitersheim, V. de 1314 hab., sur le Sulzbach, qui descend de la vallée de ce nom (F. ci-dessus). Son château a été longtemps la résidence du grand maître de l'ordre de Malte en Allemagne. On découvre de mieux en mieux la haute chaîne de la Forêt-Noire, dont les coteaux ne cachent plus la base. Après avoir traversé Eschbach, on aperçoit sur la dr. la ville de Staufen à l'entrée du Mûnsterthal arrosé par le Neumagen. On laisse à g. Thunsel.

Krotzingen (hôt. Post) , v. de 1278 hab. , où Ton trouve des voitures de correspondance pour (1 h.)

Staufen (hôt. Badischer Hof), ch.-l. decant., V. de 1742 hab., possédant un bel hôtel de ville, et dominée par les ruines de la Staufenburg, berceau de la famille noble de ce nom qui s'éteignit en 1602.

Ses environs produisent le vin estimé appelé Markgraefler. C'est près de Staufen que, le 25 septembre 1848, l'insurrection badoise, sous les ordres de Struve, fut battue par le général Hoffmann.

[Une route de voitures qui part de Staufen, conduit à Schœnau (R. 10) par le Mùnsterthal, en contournant la base septentrionale du Belchen (F. ci-dessus). Cette vallée, par laquelle on peut monter au Belchen (F. ci -dessus, dans le sens inverse), n'a rien de particulièrement intéressant. — On compte environ 8 h. de Staufen à Schœnau. Les principaux hameaux que l'on rencontre dans ce trajet sont : Kropbach, Etzenbach, Hofwasen, d'où l'on monte sur le Hœrnleberg pour redescendre par de longs zigzags à Wieden, Saint-Trudpert, Spielweg, Neumilhl (V. ci-dessus) et Elend.

Les deux villages du Mùnsterthal comptent : Untermùnsterthal, 1892 hab. . etObermûnsterthal, 1217 hab.

On rejoint à Uzenfeld la route de Miillheim à Saint-Biaise.]

On passe entre Offnadingen à g.

et Norsingen à dr., puis on longe à g. Scherzingen. — Au delà de Schallstadt, on longe à £. les maisons de Wolfenweiler; à dr., on aperçoit Ebringen, v. de 960 hab., dont les vins sont renommés et où furent dé-

couverts des tombeaux , décrits par e Dp Schreiber, en 1826 (Runengrœber tm Breisgau). Le chemin de fer s'incline de plus en plus vers l'E. pour gagner Freiburg.

Sanct-Georgen, v. de 1785 hab., dessert les v. de Wendlingen et tfUffhausen, riches en vignobles et situés au pied du Schœnberg, haut de 646 mèt. Sur la g. , au milieu de la plaine, s'élève le Funiberg. On aperçoit sur la dr. l'entrée du Hœllenihal et Freiburg.

8 4/10 mil. Freiburg im Breisgau, Fribourg en Brisgau — (hôt. .

Zœhringer Hof et hôtel Sommer à la gare, Deutscher Hof , Hôtel Fœhrenbach, dans le nouveau faubourg; Engel (l'Ange d'Or); Pfau (près du chemin de fer, avec café et bains); la Tête d'Or, avec jardin, service français; Wilder-Mann , près du théâtre ; — Omnibus pour les différents hôtels, 12 kr., — Droschken :

15 min., pour 1 personne, 12 kr. ; pour 2 personnes, 15 kr.; pour 3 personnes, 18 kr. ; pour 4 personnes, 2 1 kr. ; —30 min. , 24, 30 , 36 , 42 k r. ; — 45 min. , 36 , 42, 48, 54 kr. :— 1 h. , 48, 54 kr., 1 fl. ou 1 fl. 6 kr. -^Télégraphe à la gare) — ancienne capitale du Brisgau, siège d'un archevêché qui embrasse tout le duché de Bade et le Hohenzollern , cheflieu du cercle du Rhin supérieur, V. de 16 883 hab., dont 2070 protestants, est située sur la Treisam, à la base des derniers escarpements de la Forêt-Noire, dans une plaine fertile. Son altitude est de 280 mèt. , sa distance du Rhin de 4 h.

Fondée, en 1118, par Berthold, duc de Zaehringen, la ville de Freiburg, lors de l'extinction de cette famille (1218), fut donnée par l'empereur au comte Egon I,r d'Urach , le beau-frère du dernier duc Ber-

[R. 3] STAUFEN. -

thold V. Plus tard, des difficultés, qui amenèrent même des guerres sanglantes, s'élevèrent entre elle et ses possesseurs. En 1366, elle dut se mettre sous la protection de la maison de Habsbourg. Enfin, en 1490, quand Maximîlien I«r fut élu empereur, elle devint ville impériale, et elle vit se tenir dans ses murs la diète fameuse . à la suite de laquelle l'empereur conclut à Bàle (22 septembre 1499) le traité qui reconnaissait l'indépendance des cantons suisses. Elle était depuis longtemps entourée de murs à l'époque où la guerre des Paysans éclata; mais elle fut incendiée par les insurgés. Ses fortifications ne la protégèrent pas mieux dans lapuerre de Trente ans.

En 1632 et 1638, les Suédois s'en emparèrent; en 1644, les Bavarois la reprirent; en 1677, une trahison la livra aux Français qui la conservèrent jusqu'à la paix de Ryswyk, qui la reprirent en 1713 pour la rendre une seconde fois à l'Autriche à la paix de Rastadt, et qui enfin, s'en étant rendus maîtres en 1745 , firent sauter ses fortifications, construites en grande partie par Vauban. Le maréchal de Coigny la dévasta en 1745. La paix d'Aix-la-Chapelle l'avait encore cédée à l'Autriche (1748), la paix de Presbourg (1806) l'a donnée au duché de Bade. En 1848, les troupes de Batle et du Nassau la reprirent aux insurgés badois.

— Elle est la patrie de Berthold Schwarz, qui passe pour y avoir découvert la poudre en 1450.

Le Munster de Freiburg est la plus belle église gothique (achevée) de toute l'Allemagne. Il fut commencé entre les années 1 122 et 1152, sous Conrad de Zaehringen, par un architecte dont le nom est inconnu.

La nef, l'aile occidentale, la tour et

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