PAR LES BAINS DE LA FORET-NOIRE ET FREUDENSTADT
12 kil. de Strasbourg à Kehl. 2 5/10 mil. de Kehl à Appenweier; — 3 8/10 mil.
d'Appenweier à Petersthal, 2 diligences tous les jours, en 3 h., pour 1 fl. 30 kr. ;-3mil. 1/10 de Petersthal à Freudenstadt , diligence tous les jours, en2 h. 20 min., pour 1 fl. 12 kr.; — 10 1/2 mil. de Freudenstadt à Stuttgart, tous les jours, en 10 h. 1/4, pour 3 fl. 25 kr.
12 kil. de Strasbourg à Kehl (R. 4).
2 1/2 mil. de Kehl à Appenweier (F. R. 4). A Appenweier, on quitte le chemin de fer soit pour prendre une voiture, soit pour continuer sa route à pied. On passe au v. de Nussbach, puis on traverse la Rench.
1 h. 30 min. (1 2/10 mil.). Oberkirch (hôt. : Posty Âdler , Linde) , V. industrielle et agricole de 2068 hab., ch.-l.dec, située à 194 mèt., sur la Rench qui descend du Kniebis.
Elle a conservé quelques débris des murs dont les évêques de Strasbourg l'avaient entourée au xiv*s. , et qui ne l'empêchèrent pas d'être prise et pillée par les paysans en 1525, par les Suédois en 1632, en 1638, en 1643, prise, pillée et brû~ lée par les Français en 1689. On y remarque, outre de jolies maisons, une fontaine surmontée d'un lion qui tient des armoiries. — Au N., s'élèvent, au-dessus de Gaisbach , sur une colline, les ruines de la Schauenburg (belle vue); et, entre Thiergarten et Ringelbach, on voit encore quelques restes de VUllenburg, démolie, en 1785, par le cardinal de Rohan. Au S., se dressent les derniers débris de la Fùrsteneck, bâtie en 1260 par le comte Henri Fûrstenberg, et détruite par les Français en 1689. — Outre ces ruines, on peut visiter dans les environs la chapelle de Saint-Wendelin (au*S. 0. par Fùrsteneck et Diebersbach) , d'où l'on jouit d'un beau point de vue.
D'Oberkirch on peut aller : — 1° en 2 h., à Renchen (R. 4). La route ne traverse aucun village, mais elle laisse à dr. , au pied de charmants coteaux, Thiergarten, Haslach et Ulm (1569 hab.); à g., Stadelhofen
et Erlach ; — 2° en 2 h. 30 min. , (agréable promenade) à Kappel (R.
5 , § 23) , par Schwend et Waldulm.
30 min. suffisent pour gagner, le long de la Rench — on laisse à dr. le joli vallon de l'Hesselbach — le v.
de Lautenbach (1358 hab.), situé sur le ruisseau du même nom, qui s'y jette dans la Rench. On y fabrique du bon kirschwasser. L'église paroissiale, Maria zum GutenRath, fréquentée par de nombreux pèlerins, a été bâtie en 1471 dans le style gothique par le quatorzième abbé d'Allerheiiigen. Une porte ogivale, surmontée d'une fenêtre du même style, donne accès dans l'intérieur, où l'on remarque, à dr. en entrant, une chapelle en pierre sculptée du style gothique, qui s'avance dans la nef ; à g. une Adoration des mages en très-mauvais état, de l'école de Rubens; aux autels du jubé et au maître-autel, des tableaux de l'ancienne école allemande des xv« et xvi* s.; enfin des vitraux de couleurs avec les armoiries des bienfaiteurs de l'église.
Près de l'église de Lautenbach commence le chemin qui conduit, en 2 h. 30 min. environ , à Allerheiligen (F. R. 5, § 23), par Steig, le Sohlberg ( 773 met.) et l' Eselsbrunnen , Fontaine de l'Ane, dont la légende raconte ainsi l'origine : Un jour la duchesse Uda de Schauenburg chargea un âne de pièces d'or et le laissa errer à son gré dans les montagnes, bien décidée à bâtir un couvent, qu'elle avait résolu de fonder à l'endroit où cet animal se reposerait. Après de nombreux tours et détours, l'àne
gravit les hauteurs qui dominent la rive dr. du Lierbach ; comme il avait soif, il frappa la terre du pied ; une source d'eau pure en étant sortie aussitôt , il se coucha et se rafraîchit. Uda crut donc obéir aja volonté divine en jetant, en ce lieu même, les fondations de son monastère ; mais il paraît qu'elle • s'était trompée, car pendant la nuit les matériaux furent transportés à l'endroit où se voit aujourd'hui le couvent d'Allerheiiigen. Plusieurs autres tentatives eurent le même résultat. Eu conséquence Uta se décida à suivre les nouvelles instructions qu'elle recevait du ciel. Depuis lors la source miraculeuse s'est appelée la Fontaine de l'Ane . ainsi que le constate l'inscription suivante :
En l'année 1191 Un âne fut ici conduit Dont le pied fit jaillir une fontaine.
Continuant, au delà de Lautenbach, de remonter la rive dr. de la Rench, on ne tarde pas à voir s'ouvrir, à g., le Sulzbachthal . en face de la bonne auberge du Hubackerhof (rive g.) que dominent les ruines du château de Neuenstein, fondé en 1287, et détruit de 1458 à 1504. — Si l'on remontait le Sulzbachthal, on y trouverait bientôt (15 min.) le bain de Sulzbach, dont les eaux tièdes (21* cent.) et salines ressemblent beaucoup à celles de Schlangenbad , et dont les environs offrent de jolies promenades. — On traverse ensuite le Ramsbach, puis un autre petit ruisseau, avant d'atteindre
1 4/10 mil. Oppenau (hôt. :
Post; Badhaus, au Stahlbad), V. industrielle de 1821 hab. catholiques, fondée au commencement du xiv* s. ,
[R. 5] OPPENAU. —
FREIERSBACH.
détruite en 1689 par les Français, et située à 292 mèt. près de la jonction de la Rench et du Lierbach, qui descend de la jolie vallée de ce nom (R. 5, § 23). Elle a conservé une porte ogivale , et l'église possède quelques beaux vitraux. De la place du Marché on aperçoit le Kniebis jusqu'à la redoute des Suédois.
D'Oppenau on peut aller en 2 h.
par la vallée du Lierbach à Allerheiligen. La route, qui remonte la rive dr. de la rivière, offre une succession de charmants paysages (F. R. 5, § 23).
A 1 h. 15 min. au S. E. , en remontant la gorge étroite au fond de laquelle laMaisachse brise contre des rochers, on peut aller visiter le Bain d'Antogast, tellement encaissé au pied de la Bossbûhlschanze, qu'il ne voit le soleil que pendant l'été. La saison dure du 1er mai au 30 octobre. Le nombre des baigneurs s'élève chaque année à 300 environ. Les eaux, que l'on emploie en bains et en boissons , ont beaucoup d'analogie, tant pour leur nature que pour leur efficacité, avec celles de Griesbach et de Petersthal (V. ci-dessous). Toutefois, elles paraissent plus puissantes dans le traitement des blessures , des maladies de la peau, etc. Les promenades environnantes demandent des jarrets éprouvés et de bons poumons, mais elles offrent de beaux points de vue. On peut aller par le Breitenberg à Freiersbach, à Petersthal ou à Griesbach (F ci-dessous), remonter le long de la Maisach jusqu'au sommet du Rossbùhl et de là se rendre, par les plateaux supérieurs, en 4 h. à Allerheiligen (R. 5, § 23), etc.
D'Oppenau, deux routes conduisent au sommet du Kniebis et à Freudenstadt. La première ne traverse aucun village et s'élève, par une pente assez roide, au point culminant du passage (env. 974 mèt.) qui sépare le grand-duché de Rade du royaume de Wurtemberg. Des terrasses et du sommet du Kniebis, où Ton remarque encore des restes de fortifications construites durant la guerre de Trente ans, et vers la fin du siècle dernier, pour arrêter les armées françaises (on les appelle Schwabenschanzen ou les redoutes des Souabes; Schwedenschanzen ou les redoutes des Suédois) , on découvre une vaste étendue sur la vallée du Rhin, les Vosges et les montagnes de la Forêt-Noire.
La seconde route, qui vient rejoindre la première près de la redoute d'Alexandre, construite en 1734 par le duc Alexandre de Wurtemberg, relevée en 1796 par le major Rœsch, et, le 2 juillet de cette année, prise par les Français, remonte la vallée étroite et encaissée de la Rench qui décrit une vaste courbe à la basedu Rlauenberg; aussi les paysages varient-ils constamment. On passe d'abord à lbach, situé au pied du Mooswald. A Lœcherberg, on laisse à dr. la route qui conduit à Zell (R. 9) par Nordrach ou par Harmersbach.
1 mil. Freiersbach, vaste bain (chez Bœrsig), créé en 1821 , agrandi depuis (4 sources) , situé au débouché de la jolie vallée du même nom, et dont les eaux sulfureuses (?) et acidulés, employées en boissons, en douches et en bains, sont efficaces pour le traitement des maladies de la peau. On y prend aussi des bains de vapeur et des bains de bourgeons de sapins. On découvre
une jolie vue du pavillon . où conduit un chemin ombragé.
Près de l'auberge de la Clef (Schlùssel), on laisse à dr. la route de (2 h.) Schapbach (R. 11), à peu de distance des premières maisons de
2/10 mil. Petersthal (hôtel et bains Kimmig , bons, bien tenus et prix modérés, affichés dans chaque chambre : café avec pain , 18 kr. ; thé ou chocolat, 20 kr. :
dîner sans vin , à 1 h. , 1 fl. ; à part, 2 fl. 20 kr. et 1 fl. 12 kr.). La paroisse, composée de plusieurs hameaux, compte 1544 hab. L'établissement de bains, situé à 406 mèt. , sur la rive dr. de la Rench , contient de nombreux appartements bien meublés et bien tenus, de vastes salles à manger, des salles de billard et de conversation, des cabinets de bains bien organisés. Les sources sont au nombre de 4 : la Petersquelle , appelée aussi Siahlquelle et Trinkquelle; la Laxierquelle , la Sophienquelle ou Gasquelle (sous un pavillon), et la Badquelle. « Ces quatre sources , dit le Dr Aimé Robert, sont toutes claires, pétillantes, d'une saveur agréable et piquante, lorsqu'on laisse déposer l'eau dans un verre. En l'exposant à l'air, elle dépose une poussière rougeâtre (des carbonates privés de l'acide carbonique qui les tenait en dissolution). Elles rentrent toutes dans la classe des acidulés fortement ferrugineuses et faiblement alcalines; elles se font toutes remarquer par une proportion extraordinairement forte d'acide carbonique; elles contiennent en outre de la lithine; leur température varie de 8% 9 à 15* c. ; elles agissent avant tout sur le système nerveux, qu'elles stimulent orofondément, sur la
composition du sang, et enfin sur les sécrétions. De ces trois indications dérive l'emploi judicieux que le médecin pourra faire de chaque source. Elles sont employées avec succès dans la chlorose, l'anémie, l'hypocondrie, les névroses, etc. »
Il s'exporte 400 000 bouteilles par an de l'eau de Petersthal.
On peut prendre à Petersthal des bains de bourgeons de sapins, et en respirer la vapeur dans des salles d'inhalation.
Les environs de Petersthal, agréablement boisés, offrent un grand nombre de promenades. Nous recommanderons surtout, outre les bords de la Rench et les kiosques qui les dominent, entre autres le Hirschsprung, (1 h.) le Hundskopf (vue sur la plaine du Rhin, le Kaiserstuhl, le Kniebis); — (l h.) le Braunberg et le Breitenberg (vue de la plaine du Rhin jusqu'à Strasbourg et jusqu'aux Vosges) ; — (1 h.
30 min.) le bain d'Antogast^ par le Breitenberg (V. ci-dessus), Griesbach, Hippoldsau, le Kniebis (F. ci-dessous), le Ba ren thaï , qui s'ouvre derrière Freiersbach et par lequel on peut aller à Schapbach (R.
Il); — (l h. 30 min.) le Glaswaldsee, au pied méridional de la Letterstaetterhœhe, etc.
Au delà de Petersthal, la route continue de remonter la vallée de la Rench, qui se rétrécit et devient plus boisée que cultivée. Près de Bœstenbach , on laisse à g. la route d'Antogast (1 h. 30 min.), puis à Dœttelbach on cesse de remonter le vallon de la Wilde Rench, pour se diriger à l'E. sur
6/10 mil. Griesbach , établissement de bains dépendant du village voisin de Dœttelbach, et situé, à 500 nrôt. au-dessus de la mer, près
[R. 6] PETERSTHAL. — GRIESBACH
de la jonction du Griesbach qui descend à PB. de la Letterstœtterhœhe, dont le sommet atteint 1064 mèt. , et de la Rench, qui prend sa source au N. , à la base N. 0. du Kn>ebis, entre le Ilossbùhl (997 mèt.) et VAlexanderschanze (990 mèt.). — Des bois épais de sapins, aux émanations salutaires, couronnent les hautes montagnes qui mettent à l'abri des vents les maisons du village (800 hab.) et l'établissement des bains. Le mois de septembre y est surtout fort beau. — Les deux sources, la Trinkquelle et la Badquelle (10° cent ) , sont fortement acidulés et légèrement alcalines; elles sont ferrugineuses et contiennent de l'acide carbonique. On les emploie (en boissons et en bains) avec efficacité contre les maladies provenant d'un affaiblissement général, les rhumatismes, la goutte, la gravelle, la stérilité, etc., etc. Les deux établissements de bains (150 chambres env.) appartiennent aujourd'hui au même propriétaire, M. Monsch. Le bâtiment supérieur contient, outre les cabinets de bains, une vaste salle servant de Trinkhalle. On y prend non-seulement des bains minéraux et des bains ordinaires, mais des douches de toutes espèces, des bains et des inhalations de bourgeons de sapins. Dans le bâtiment inférieur se trouvent de nombreux cabinets de bains , des appartements, des salons et salles à manger (avec orchestre). Les eaux de Griesbach sont surtout fréquentées par les femmes.
Les environs de Griesbach abondent en promenades. Une belle route monte, le long du Griesbach (à l'E.), jusqu'au fond de la vallée que domine la L e tters tae tterh ce ne , appelée aussi Holzwaelderhœhe,
haute de 922 mèt. et couverte de forêts de pins et de sapins. On peut se rendre par cette belle montagne, en 2 h. à pied, au bain de Rippoldsau (R. 7), situé à sa base orientale. Il faut, si l'on veut faire cette charmante promenade, prendre, à 10 min. environ de Griesbach, parmi les trois chemins qui montent à dr. dans la forêt, celui de g., qui est bien tracé et garni de bancs comme une promenade (on ne peut se tromper, car le télégraphe le suit). En un quart d'heure, on atteint (à g.) des degrés qui conduisent à une place découverte d'où l'on voit la jolie petite cascade appelée Rappenschliffen. Un peu plus loin, on traverse un carrefour où le chemin se bifurque. On doit suivre celui du milieu, puis tourner à g. près d'un poteau indicateur. Bientôt (15 min ) on arrive à une clairière, près d'un banc, d'où l'on jouit d'un beau point de vue sur la vallée de la Rench, la vallée du Rhin et la chaîne des Vosges.
Avant d'atteindre (15 min.) le sommet de la montagne, on passe sur un espace découvert où s'élève un kiosque rustique, appelé Sophienruhe , et d'où l'on découvre une belle vue, un peu rétrécie plus haut par les arbres. Après avoir traversé ensuite le plateau culminant, on descend en zigzag sur la route du Kniebis, que l'on a déjà aperçue du sommet, à l'auberge du Holxwald, située à 45 min. du sommet, et d'où 15 ou 20 min. suffisent pour gagner Rippoldsau (R. 7).
On va aussi visiter dans les environs de Griesbach (15 min.) la Chaire du Diable, rocher escarpé au-dessus duquel s'élève, en forme de toit, un bloc énorme, et d'où l'on a une belle vue.
La route de Freudenstadt est ellemême une agréable et intéressante promenade. Cette route monte, en décrivant des zigzags, jusqu'au fort Alexandre (l h.), qui forme les limites du duché de Bade et du Wurtemberg, où elle rejoint l'autre route (voir ci -dessus). Descendant alors par une pente douce le versant opposé de la chaîne que l'on vient de franchir, et qui devient de moins en moins pittoresque, on laisse à dr. la route qui conduit à (2 3/4 mil. de Petersthal) Rippoldsau (F. R. 7), puis à g. le sentier qui mène à Baiersbronn par les forêts. Après avoir dépassé la douane et le village de Kniebis, on traverse le Rothwasser pour gagner, par le Finkenberg,
2 5/10 mil. Freudenstadt (hôt. :
Po*t,Lcet0e),peti te V. d'environ 4000 hab. , située à 727 mèt. , sur la rive dr. du Forbach , et dominant à une certaine hauteur le Christophsthal.
Elle a été bâtie en 1599 ou en 1601 par le duc Frédéric de Wurtemberg, pour servir d'asile aux protestants chassés de l'Autriche, incendiée en 1632, détruite en 1634, rebâtie et refortifiée par le duc Eberhard III. — Elle n'a rien de curieux que son église qui a été construite par l'architecte Schickardt de manière que les hommes et les femmes , placés de deux côtés différents, aperçoivent, sans pouvoir se voir, le prédicateur en chaire.
A Bade, R. 11 ; — à Alpirsbach et à Hornberg, R. 11.
On traverse trois villages : Aach, Herzogsweiler , Dûrrweiler, entre Freudenstaat et
2 mil. Pfalzgrafenweiler.
2 1/4 mil. Nagold (hôt. Post),
ville très-ancienne de 2000 habitants réformés, située au fond d'une vallée profonde arrosée par la rivière du même nom. On y remarque , outre les ruines de son vieux château , d'importantes fabriques de draps.
On découvre une belle vue sur l'Alpe Souabe en descendant par Ober-Jettingen à
1 3/4 mil. Herrenberg (hôt. :
Post, Deutsches Haus), petite V.
de 2000 hab. réf., où l'on trouve des débris de bâtiments romains, et où l'on voit les ruines d'un vieux château. La Stadtkirchej bâtie en 1517 par Schickardt, contient de curieuses sculptures sur bois de cet architecte, un mattre-autel de 1519 représentant les principaux événements du Nouveau Testament, et des vitraux de couleur.
Au delà (VEhningen, on rejoint la route de Wildbad , à
2 mil. Bœblingen.
2 1/2 mil. Stuttgart. Voir pour la description de Stuttgart Y Allemagne du sud, par Adolphe Joanne; 2 vol.
in-8. Paris, Hachette et Cie.
DE STRASBOURG A RIPPOLDSAU.
12 kil. de Strasbourg à Kehl, chemin de fer; — 2 5/10 mil. de Kehl à Appenweier, chemin de fer;— 6 i/2mil.d'Appenweier à Rippoldsau, diligence tous les jour», en 6 h., pour 3 fl.— Les piétons gagnent 30 min. sur les voitures en allant de Griesbach à Rippoldsau, par la Letterstaetterhœhe (R. 6>
12 kil. et 2 5/10 mil. de St> asbourg à Appenweier (R. 4).
4 4/10 mil. D'Appenweier à Griesbach.
RIPPOLDSAU.
La route de Griesbach au sommet du Kniebis est indiquée dans la route précédente. A peu de distance du point culminant, près du petit hameau de Kniebis, on laisse à g. la route de Freudenstadt pour descendre à dr., par une vallée solitaire et sauvage, à
2 mil. Rippoldsau , bel et vaste établissement de bains situé à 566 mèt. d'alt., sur la Wolf, à la base méridionale du Kniebis qui le protège contre les vents du nord , à l'extrémité de Tune des vallées les plus boisées, les plus pittoresques, les mieux arrosées et les plus riantes de la Forêt- Noire. Le DTFeyerlin appelle cette vallée une vaste salle d'inhalation.
L'église à deux tours, située à 15 min. des bains, s'appelle la Klœsterle, parce qu'elle a appartenu a un prieuré de Bénédictins.
V établissement de bains , très-bien tenu par son propriétaire actuel, M. Gœringer, dominé à PE. par le Sommerberg, à PO. par le Winterberg, se compose de plusieurs bâtiments qui communiquent tous par des galeries couvertes, et qui renferment, outre de nombreux appartements, des salles à manger avec orchestres ( l'une peut contenir 200 personnes), des salons, des salles de danse, de lecture, de billard, une vaste Trinkhalle, des promenoirs, un café, des cabinets de bains, etc. Les plus anciens de ces bâtiments datent du xvir s. Le Fùrstenbau a été construit en 1650.
il a été appelé ainsi parce qu'il appartenait au prince de Fûrstenberg.
Un clocher avec une horloge le surmonte. Sur la colline voisine se trouvent le salon de musique, et une chapelle construite en 1672 par un abbé de Gengenbach, dont le
couvent a possédé pendant plusieurs années , au xvn* s. , les bains de Rippoldsau. Bien que ce vaste et bel établissement contienne 300 appartements , Paffluence des baigneurs est parfois tellement considérable pendant la saison des eaux, qu'un grand nombre d'entre eux* sont obligés d'aller se loger au Klœsterle ou au Forsthaus, à 15 min. en descendant la vallée.
Les eaux de Rippoldsau sont connues et utilisées depuis le xn* s.
En 1643, les Suédois détruisirent le bâtiment qui existait à cette époque, et qui ne fut réparé qu'après la paix d'Osnabriïck. Depuis lors, leur vogue s'est toujours accrue. Les sources sont au nombre de quatre :
la source Léopold, la source de Wenzel, la source de Joseph et la source des Bains. Leur température varie de 8° à 10° cent.
Comme elles contiennent surtout du sulfate de soude, du carbonate de chaux et de l'acide carbonique, elles sont recommandées dans les maladies des nerfs, de Pestomac, des voies urinaires , du foie , du sang et de la peau; mais elles sont très-actives, et par conséquent indiquées contre un certain nombre de maladies ; on ne doit donc pas les prendre sans avoir consulté le médecin. Elles s'emploient en boisson, en bains ou en douches. On en expédie chaque année plus de 600000 cruchons, et l'on s'en sert pour fabriquer une poudre appelée Brunnensals. Le nombre des baigneurs dépasse maintenant 2000 chaque année. La saison dure du mois de mai à la fin de septembre.
On fait aussi à Rippoldsau des cures de petit-lait.
Les environs de Rippoldsau offrent de faciles et de nombreuses
promenades. La plus fréquentée est celle qui descend la vallée (voir R. 11). On va aussi à la Holzwaelderhœhe (V. R. 6), à Griesbach (R. 6), au Kniebis (R. 6), aux sources de la Wolfach et de l'Ei chelbach, du Kamersbach, duRim bach, du Schembach et de l'Absbach, ruisseaux plus ou moins forts, plus ou moins torrentueux, qui, descendus de vallons boisés, se réunissent pour former la Wolfach, au-dessus de Rippoldsau; au lac de Glaswald; au Kasselstein (sur le Sommerberg), énorme masse de grès qui a la forme d'un verre à boire; au rocher de Burgbach.
Pendant l'été un service d'omnibus a lieu entre Rippoldsau et Offenburg(8 1/2 mil., trajet en 6 h. 1/2 pour 2 fl. 48 kr) ; — V. la R. 1 1 , pour le trajet de Rippoldsau à Hausach, et laR. 9, pour celui de Hausach à Offenburg.