III. CLASSE
EXOSPORIDIES
L’absence d’une membrane d’enveloppe de cellulose conduit aussi à regarder comme un animal V Amœbidium parasiticum découvert par Lieberkühn en 1856. Cet
GRÉGARINIDES.
être a la forme d’un petit cylindre atteignant jusqu’à 50 jx de longueur; il se fixe sur la tige de certains Infusoires arborescents (Epistylis), ou sur la carapace des Crustacés d’eau douce {Asellus, Gammarus) et des larves de Cousins et d’Éphémères. Dans le contenu des cylindres est un protoplasme granuleux où nagent plusieurs noyaux et qui se divise à la maturité en un certain nombre de spores fusiformes. Les spores se développent directement en Amœbidium ou donnent naissance par division de leur contenu à des corpuscules amiboïdes qu’on peut appeler des zoospores. Mais l’intermédiaire des spores fusiformes est quelquefois sauté, et le contenu de V Amœbidium se partage alors directement en corpuscules amiboïdes ou zoospores. Ces derniers, après s’être mus quelque temps, arrivent à une phase de repos durant laquelle ils sont sphériques et entourés d’une épaisse membrane transparente. Plus tard cette membrane s’amincit tandis que le protoplasme qu’elle contenait se divise en corpuscules allongés dont chacun reproduit un Amœbidium.
Les Grégarinides vont nous présenter des phénomènes de reproduction très analogues à ceux de V Amœbidium.