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GLANDES GÉNITALES

(lig. 673V, les orifices de sortie sont situés à l’angle des bras, au nombre de 3 à 9 pour chaque angle. Les organes génitaux des Asterinidæ (fig. 675) et des Solas-

Fig.673. — Fragment d'un interradius d’une Étoile de ineT{Solaster) avec les glandes sexuelles (G) et les groupes de pores (plaques criblées) des téguments dorsaux (d’après J. Millier et Troschel).

Fig. 674. — Étoile de mer schématique. — G, organe génital situé dans l’interradius; Af, rangées de tubes ambulacraires situés dans les rayons.

TERiDÆ forment dans chaque interradius deux grappes qui débouchent chacune par un pore assez grand à la face supérieure du corps; par exception, ces orifices

Fig. 675. — Asterina gibbosa, dont les téguments dorsau.x ont été enlevés. — Ld, appendices radiaux de l’estomac ou tubes hépatiques; G, glandes génitales.

sont ventraux chez V Asterina gibbosa. Chez les

Pentacerotidæ, les Pentagonas teridæ et les Astropectinidæ (fig. 674) les cæcums génitaux se disposent dans chaque interradius en deux séries de petits groupes présentant chacun un canal excréteur et un orifice extérieur distinct.

Chez tous les Stellérides l’extrémité dorsale de l’organe plastidogène est en rapport avec un canal annulaire, d’ordinaire plus ou moins fortement coloré (fig. 676). De ce canal annulaire partent dix branches (BG)

Fig. 676. — Schéma de l’appareil plastidogène des Étoiles de mer d’après des préparations de VAst)’opecte7i aurantiacus. — Les lignes ponctuées, limitées par deux petits traits, sont les bissectrices des angles des bras ; Bd, pentagone dorsal; i?o, anneau labial; C, organe axial ; x, sa portion terminale pénétrant dans la peau ; GZ), rameaux se dirigeant vers le sac digestif ; DG, les dix branches génitales; Bi', les- cinq prolongements vers les cordons lacunaires de Ludwig; un seul a été représenté en entier avec ses branches BF, se rendant aux tubes ambulacraires (d’après H. Ludwig).

disposées par paires, une de chaque

côté des cloisons interradiales. Ces branches

ÉCeiNODERMES.

se rendent vers les houppes génitales. L’anneau dorsal et les branches qui en naissent ont été considérés comme des dépendances de l’appareil circulatoire (Tiedemann), comme des organes d’excrétion (Haman), comme les canaux excréteurs des glandes génitales (Jourdain). Ils contiennent en réalité un prolongement plein de l’organe plastidogène sur lequel se développent dans le jeune âge les organes génitaux L L’appareil génital des Ophiurides ^ présente la même constitution fondamentale que celui des Stellérides. Seulement le trajet du cercle génital (fig. 677) est moins régulier et moins bien connu. Les cæcums génitaux peuvent être échelonnés sur les tubes génitaux qui en naissent {Ophiocoma, Ophioglypha, Ophiomyxa), ou bien se condenser en une seule masse sur chaque tube [Ophiopholis, Ophiothrix). Ils sont dans tous les cas pressés contre d’assez vastes poches qui s’ouvrent au dehors par

Fig. 677. — Schéma de l’appareil plastidogène des Ophiures. — L’animal est supposé vu de dos ; son contour est indiqué par des lignes grêles ; les lignes ponctuées indiquent les parties de l’appareil plastidogène situées au-dessous des disques ambulacraires. — B, fentes génitales; oBl, anneau de Tiedemann; aBl, aBl*, aBl^, aBlS, anneau festonné aboral; Jl, corps plastidogène; Blg, branches génitales; 7'Bl, cordons lacunaires de Ludwig (d’après H. Ludwig).

Fig. 678. — Coupe transversale d’une pinnule de femelle sexuée adulte d'Antedon, d’après H. Ludwig. — a, corps sphérique; 6, cloison dans la cavité sous-amhulacraire ; G, cavité de l’ovaire ; g, membrane enveloppant l’ovaire ; d, membrane séparant la cavité cœliaque de la cavité génitale ; p, plancher cilié de la cavité cœliaque; CD, cavité cœliaque; CV, cavité sous-ambulacraire ; K, article calcaire ; Br, fente sous-nervienne ; Nr, nerf radial ; E, épithélium du sillon tentaculaire; T, tentacules; CG, cavité génitale; F, nerf axial entodermique.

une ou deux fentes situées à la face ventrale du disque de chaque côté de chaque bras. C’est par ces poches qui paraissent être surtout des poches respiratoires que les produits génitaux sont évacués. Il est donc probable qu’elles entrent en communication à un certain moment avec les glandes génitales.

Les glandes génitales des Crinoïdesontpour origine le corps plastidogène (fig. 700, rÿ) ou organe axial comme celles des Stellérides et des Ophiurides. Il est impossible chez l’adulte de distinguer des canaux du plexus labial les tubes qui la relient à

1 L’historique des interprétations diverses auxquelles a donné lieu l’organisation si particulière des Échinodermes se trouve dans les ouvrages suivants : Edm. Pep.rier, Notions actuellement acquises sur l’organisation des Échinodermes, Bibliothèque de l’École pratique des hautes études, 1888; — L. Cüénot, Études morphologiques sur les Échinodermes, Archives de biologie, t. III, 1892.

2 CuÉNOT. Études anatomiques sur les Ophiures. Archives de Zool. expérimentale, 1888.

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