ORGANES DES ZOÏDES ET DES DÈMES
mination à' organe lui est, en général, seule l’applicable. En raison de la faible épaisseur des parois du corps des polypes, des organes ne peuvent se développer dans cette paroi sans faire saillie, soit cà l’extérieur, soit dans la cavité digestive proprement dite, soit dans ses dépendances directes ou indirectes. Dans ce dernier cas, se trouvent habituellement les organes génitaux des Méduses (fig. Di), et des Coralliaires qui paraissent contenus dans la cavité digestive. Il n’en est plus ainsi chez les autres animaux.
Le mésoderme des Échinodermes et de presque tous les Artiozoaires est creusé d’une vaste cavité, parfois subdivisée, dont la plus grande partie est tapissée chez les premiers d’une membrane entodermique, fournie par le sac digestif primitif, tandis qu’elle résulte chez les seconds d’une simple scissure dans l’épaisseur du feuillet moyen. C’est là la cavité générale qui porte aussi les noms ^'entérocèle ou de schizocèle suivant qu’elle est ou non tapissée par une lame entodermique. Dans cette cavité sont désormais contenus les principaux organes, quelle que soit leur origine. On leur applique souvent dès lors la dénomination de viscères.
Chez les Éponges et les Polypes la cavité générale n’existe pas; l’unique cavité du corps semble cumuler les fonctions de cavité digestive et de cavité générale; c’est pourquoi Leuckart avait désigné ces animaux sous le nom de Ccelentérés.
Formation des organes dans les zoïdes et les dèmes. — Organes externes. — Les organes externes des animaux du rang des zoïdes peuvent être soit de simples appendices, soit des mérides; ils peuvent devenir des zoïdes chez les animaux du
Fig. 95. — Scyphistoma à huit tentacules pleins, contenant un cordon entodermique; M, muscles longitudinaux des bourrelets gastriques; Csk, squelette cuticulaire.
Fig. 96. — Dème de Podocoryne carnea. — P, Polypes nourriciers ou gaslromérides; M, bourgeons médusoïdes ou gamozoïdes, nés sur les mérides prolifères ou gonomérides ; Sj mérides en spirale ou dactylomérides ; SK, mérides protecteurs ou acanthomérides (d’après G. Grobben).
rang des dèmes. Toutes les transitions entre ces diverses catégories d’organes peuvent être observées dans la série des Polypes. La forme la plus simple que revête un organe appendiculaire est celle d’une émergence exclusivement exodermique. Les tentacules pleins des Campanulaires, des Scyphistomes, des Lucernaires, etc., sont encore des appendices typiques, bien que leur axe soit occupé par un cordon
MORPHOLOGIE INTERNE-
de cellules entodermiques (fig. 95). Les appendices commencent à se rapprocher des mérides dès qu’un canal apparaît dans leur intérieur, comme cela a lieu pour les tentacules de divers polypes hydraires et pour ceux des Méduses discophores; les organes sensitifs de ces dernières, connus sous le nom A'organes marginaux, peuvent être considérés comme une modification de ces tentacules. La subordination de ces organes à un méride ou à un zoide déterminé conduit seule à ne voir en eux que des
appendices; lorsque cette subordination disparaît, ils deviennent les équivalents des mérides parmi lesquels ils sont situés, mais par rapport auxquels ils conservent toute leur indépendance; ils sont des organes du zoïde ou du dème dont ces mérides font partie, comme les appendices sont eux-mêmes des organes des mérides. Tels sont les dactylomérides des U g dr actinia, Podocoryne (fig. Oli), Spinijiora, Errina, etc. De tels dactylomérides, tout en conservant avec l’organisme dont ils font partie
Fig. 97. - Zoïdo ou groupe de mérides de Iss rapports Caractéristiques des mérides ordi- Muiepora nodosa. — A. gastroméridc; O, la naires OU mérides nourriciors, peuvent contrac-
bouclie; .Z?, dactylomérides; C, tentacules ;
dy canaux réticulés mettant les cavités des ter avec ceux-ci des rapports physiologiques mondes en communication (d’nprcsMoseley). ^^poitS : ÜS SB rangent en CerCle autOUF
Fig. 98. — Coupe verticale à travers un zoïde d’.4^lopora profundu. ■ — Z , gastroméridc ; 1)Z , dactylomérides ; DZ’ , dactylomérides "des zoïdes adjacents ; GZ, sac du gastroméride ; P, sac des dacLylomérides (d’après Moseley).
Fig. 99. — Coupe verticale à travers un zoide de V Astroides calycularis. — Au tube œsophagien ou gastroméride se fixent les cloisons des loges qui font suite aux tentacules ou dactylomérides; S/c, columelle (d’après de Lacaze-Duthiers).
d’eux chez les Millepora (fig. 97); chaque système formé par un méride nourricier ' ou gastroméride et un cercle de dactylomérides, est entouré par une muraille