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STRUCTURE DES APPENDICES

l’abdomen et dn céphalothorax (p. 56), la forme des Crustacés est extrêmement variable, mais leur forme fondamentale est surtout modifiée par la fixation au sol (CiRRiPÉDES, fig. 725) et davantage par le parasitisme (Rhizocépeales, nombreux CopÉPODES et IsopoDES parasites). Les traits généraux de ces modifications ont été indiqués p. 336; on les trouvera détaillés dans les chapitres relatifs à l’embryogénie et à la classification.

Morphologie et structure générale des appendices. — La conception la plus générale que l’on puisse avoir des appendices des Crustacés consiste à se les représenter comme formés d’un axe principal divisé en un nombre parfois restreint, parfois très grand d’articles, dont quelques-uns peuvent à leur tour porter des ramifications secondaires. Ces ramifications sont tantôt simples, tantôt elles-mêmes divisées eu articles. Dans le plus grand nombre de cas elles ne se montrent que sur les articles basilaires de l’appendice et du côté externe. De toutes, la plus fréquente est portée par le dçuxième article; elle est souvent très développée et l’appendice paraît alors bifurqué. En raison de sa fréquence, la forme bifurquée est souvent considérée comme la forme fondamentale des appendices des Crustacés : la partie indivise formée de deux articles est le sym-

podite^; la branche interne, YendopodUe; la ng.in.-MysUomiata. — Les appendices foliabranche externe, Yexopodüe. L’axe principal est constitué par le sympodite et l’endopodite. Le premier article du sympodite porte souvent, comme le second, une ramification externe qui est Yépidodite. L’épipodite et l’exodopodite peuvent manquer et la première ramification être portée seulement par le troisième ou le quatrième article de l’axe principal; les trois ou quatre premiers articles sont alors plus développés que les autres et peuvent recevoir collectivement le nom de hampe. Ce nom peut être également employé, alors même qu’il existe un exopodite, lorsque un. deux ou trois articles de l’endopodite prennent un développement égal à ceux du sympodite, et forment avec lui une partie basilaire, épaisse, supportant une partie plus grêle, le fouet. C’est fréquemment le cas pour les antennules et les antennes des Crustacés (fig. 717). La hampe comprend ici le sympodite et un ou plusieurs articles de l’endopodite; son second article porte un exopodite; quant au fouet, il correspond seulement à la partie terminale de l’endopodite.

cés des pattes forment une chambre incubatrice. Gbj organe auditif (d’après G.-O. Sars).

1 Le nom de sympodite doit être préféré à celui de protopodite dont se servent Huxley et Claus, mais par lequel H. Milne-Edwauds avait antérieurement désigné la première paire de pattes thoraciques.

888 CRUSTACÉS

Nous étudierous dans ce qui suit les appendices dans l’ordre où il se présente^ c’est-à-dire :

1° Les antennules; 2“ les antennes; 3° les mandibules; 4® les mâchoires; 5® lesmaxilles; G® les pattes thoraciques ou kormopodcs, comprenant les diagonopodes ou pattes-mâchoires et les péréiopodes ou pattes ambulatoires; 7® les pattes abdominales ou pléopodes.

Antennules ou antennes internes. — Contrairement à ce qui a lieu, en général, pour les trois autres paires de membres, les antennules ne sont jamais bifurquées chez les Crustacés inférieurs; elles le sont rarement chez les Isopodes et presque toujours, au contraire, chez les Ampiiipodes et les Thoracostracés, où elles peuvent même être trifurquées (Palæmon, Stomatopodes). Mais cette division qui manque également aux formes embryonnaires ou nauplius ne parait pas avoir la même signification morphologique que celle des autres membres. Les antennules sont toujours pourvues de poils tactiles ou olfactifs qui les désignent comme d’importants organes de sensibilité. Elles sont fréquemment différentes dans les deux sexes., i; Courtes chez les Puyllopodes et les Cladocères, elles sont articulées dans le pre- , mier de ces ordres, inarticulées et terminées par une houppe de poils olfactifs dans le second. Chez les Ostracodes elles sont formées de quatre à sept articles, quel- I quefois indistincts chez les femelles (Halocyprioæ), souvent recourbées (Cypridinæ. Cytheridæ); de longues soies s’ajoutent d’ordinaire à leurs poils olfactifs et contri- • huent à en faire d’assez puissants organes de locomotion (fig. 713, A'). Ce cumul de . ; fonctions sensitives et locomotrices se retrouve chez les Copépodes libres, dont les ' antennules sont allongées et pluriarliculées (jusqu’à 23 articles chez les CalanidæIt dans les familles des Pontellidæ et des Calanidæ, l’une de ces antennes, la droite ' généralement, se recourbe chez le mâle de manière à former un bras préhensile; ” les deux antennules sont transformées de la sorte chez les Cyclopidæ et les Har- ’I pactidæ mâles ; chez les Copépodes parasites, elles ont avant l’accouplement la j forme d’appendices articulés, encore allongés chez les Ergasilidæ, BoMOLoeniDÆ, j Ascomyzontidæ, Dicuelestidæ, Lernæidæ, courts chez les Corycæidæ, Cuondra- ' CANTHiDÆ, Lernæopodidæ, Argulidæ; elles se soudent à leur base pour former un large rebord frontal chez les Caligidæ où elles sont, en outre, munies de ventouses.. Elles sont, en général, d’abord peu différentes dans les deux sexes; mais se modifient chez les femelles au moment de leur métamorphose. Elles ont quatre articles, dont le troisième porte une ventouse, chez les Cirripèdes, où elles constituent les organes de fixation.

Dans la sous-classe des Malacostracés les antennules les plus simples sont celles des Isopodes. Rudimentaires chez les Oniscidæ, plus ou moins développées dans les autres familles, elles arrivent à égaler les antennes chez les Tanaïdæ, et les dépassent même chez les Apseudes où elles sont bifides. C’est la disposition qui tend à se généraliser chez les Amphipodes, où une hampe supporte deux fouets | inégaux, multiarticulés chez les Chelura, Cerapus, Podocerus et les Gammarid.E' | (fig. 714). Le fouet accessoire est, en général, assez court; lorsqu’il manque, les II antennules peuvent être aussi longues que les antennes ou devenir rudimen- ' taires (Talitrus). Chez les Amphipodes, comme chez les Entomostragés, les ; antennules sont souvent différentes dans les deux sexes (fig. 732 et 733, p. 902)-,. |

elles présentent un long fouet et une tige multiarticulée chez le mâle des Hyperidæ >

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