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CIRCULATION PROTOPLASMIQUE

des mouvements variés qu’il exécute sous son enveloppe protectrice et qui, chez les plastides nus, s’observent aussi soit isolément, soit combinés avec des déformations extérieures. Ces mouvements peuvent s’observer nettement à l’intérieur des jeunes cellules; ils se trahissent chez toutes^ par un perpétuel mouvement de translation des granulations, mouvement qu’on a souvent appelé, très improprement du reste, ' la circuldtion protoplasmique. Ces cellules sont d’abord formées de protoplasme

Fig. 17. — États successifs d’une cellule végétale. — A, avant l’introduction du suc cellulaire : membrane, protoplasme, noyau et nucléole. — B, C, apparition et développement du suc cellulaire : vacuoles. • E, fusion des vacuoles, commencement de rupture des trabécules. — D, rupture presque complète des bandelettes, noyau ramené dans la couche pariétale du protoplasme. — A,Bfi,B sont pris dans la racine de Haricot [Phaseolus vulgaris), E, dans la feuille de Jacinthe {Hyacinthiis orientalis).

continu; mais peu à peu à leur intérieur apparaissent des vacuoles produites par l’accumulation du suc cellulaire (fig. 17). Ces vacuoles, quand elles sont nombreuses, découpent le protoplasme lui-même en une sorte de réseau dont les trabécules s’étendent du noyau aux parois de la membrane de la cellule (fig. 18); les trabécules changent incessamment de forme, et c’est dans leur intérieur qu’on voit les granules se mouvoir, en formant des courants plus ou moins rapides, suivant les espèces (fig. 2, p. 4). Souvent dans la môme trabécule deux courants inverses cheminent côte à côte; parfois tous les granules, entraînés dans une même direction, font dans un intervalle de temps constant le tour entier de la capsule qui enveloppe

le plastide. C’est surtout le paraplasme qui est j^ocdiuca miiiarü. n, nucléus,

le siège de la circulation protoplasmique; elle

paraît avoir pour cause les contractions incessantes du réseau hyaloplasmique.

contractions] dont l’activité dépend elle-même des conditions de nutrition et de température. Elle a pour conséquence de répartir également les matières assimilables dans toute la masse de la substance vivante, et contribue à la production des lobes arniboïdes et des pseudopodes.

membrane de cellulose; effets de sa présence; distinction des plastides animaux et des plastides végétaux. — Lorsque la membrane d’enveloppe des plastides est rigide et continue, toute déformation extérieure, tout déplacement devient naturellement impossible; la contractililé de la substance vivante se traduit simplement par la circulation protoplasmique. Les substances qui amènent le plus fréquemment cette rigidité de l’enveloppe des plastides sont les celluloses^ hydrates de carbone, analogues aux sucres et à l’amidon, mais dont la formule, plus complexe, peut s’écrire l’exposant n étant variable d’une sorte de

cellulose à l’autre, mais toujours plus grand que 5. Les plastides entourés de cellulose sont non seulement immobiles, mais incapables de se nourrir à l’aide d’aliments solides, puisque les aliments ne peuvent arriver jusqu’à leur protoplasme qu’au travers de leur membrane de cellulose. Nous conviendrons d’appeler plastides végétaux les plastides ainsi emprisonnés, même temporairement, dans une membrane de cellulose ; les autres sont les plastides animaux.

L’immobilité, l’incapacité de prendre les aliments solides s’étend naturellement aux associations formées par ces plastides, aux organismes qui les constituent. Nous appellerons donc Végétaux les organismes ordinairement immobiles, incapables de prendre des aliments solides, formés de plastides enfermés dans une membrane de cellulose; nous appellerons Animaux les organismes mobiles, dont les plastides ne sont pas emprisonnés dans une membrane de cellulose. Le contraste évident entre la mobilité des Animaux, l’immobilité des Végétaux a fixé de tout temps l’attention: de là cette répartition des êtres vivants en deux Règnes, qui, sous une forme plus ou moins nette, a été exprimée dans toutes les langues. Il semble facile, au premier abord, de répartir tous les êtres vivants entre ces deux Règnes. Il n’y a effectivement de difficulté que pour certains êtres inférieurs, réduits à un seul plastide, qui sont mobiles à la façon des animaux pendant une partie de leur vie et ne s’enveloppent de cellulose que tardivement et pour un temps parfois assez court (Volvocinæ, etc., fig. 19), ou quelquefois encore d’une manière incomplète (PÉRiDiNiENS, fig. 20). On les a souvent rangés tantôt dans le Règne animal, tantôt dans le Règne végétal. La difficulté de leur classement a fait naître une foule de critériums, les uns chimiques, les autres morphologiques, tous également artificiels, grâce auxquels on a prétendu distinguer les êtres qu’il fallait classer dans l’un ou l’autre Règne. Comme l’immobilité des Végétaux est certainement le caractère qui les a fait distinguer des autres êtres vivants, comme nous venons de trouver, dans l’existence d’une membrane de cellulose, la cause de cette immobilité, il est évident que le seul critérium qui soit conforme à l’idée même de végétal doit être tiré de la présence ou de l’absence de cette membrane. En conséquence, nous rangeons parmi les Végétaux tous les plastides qui sont capables de produire, pour si peu de temps que ce soit, une membrane de cellulose, si incomplète qu’elle soit.

multiplication des plastides. — Les diverses substances que nous avons vues concourir à la formation des plasmodes et des plastides peuvent se développer et se multiplier indépendamment les unes des autres. Le noyau, eu particulier,'^se

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