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SPERMATOZOÏDE

est petit et mobile, l’autre, plus gros, demeurant en place (Vortigellidæ); le petit individu mobile peut être considéré comme jouant le rôle d’élément mâle, l’autre celui d’élément femelle. A la fin de la conjugaison, un Protozoaire est l’équivalent d’un œuf; les nouveaux individus qu’il produit par division correspondent aux éléments anatomiques constituant un organisme, et, comme il arrive le plus souvent pour ces derniers, leur multiplication s’arrête à un certain moment, si le mélange de deux éléments ne vient imprimer à la reproduction par division une impulsion nouvelle (Maupas). La conjugaison ainsi réalisée correspond à l’union du spermatozoïde et de l’œuf, c’est-à-dire à la fécondation.

Le i^pcrinatozoïde. — L’homologie fréquemment évidente de l’ovaire et du testicule, le fait que des ovules et des spermatozoïdes peuvent se développer côte à côte dans la môme glande, rendent fort probable que les deux sortes d’éléments sexués présentent entre eux certains rapports de formation. Il semble, en effet, qu’au point de vue de l’origine, ils diffèrent seulement comme les microspores et les macrospores de certains Cryptogames vasculaires, en ce que la division des éléments qui produisent les éléments génitaux proprement dits est poussée plus loin quand il s’agit d’un spermatozoïde que lorsqu’il s’agit d’un ovule. Il semble d’autre part que, lors de sa formation, le spermatozoïde s’allège autant que possible, tandis que l’ovule se charge de matières nutritives et d’enveloppes protectrices. L’œuf ainsi formé est presque toujours visible à l’œil nu; il atteint parfois des proportions considérables (Reptiles, Oiseaux); il est ordinairement tout à fait immobile. Le spermatozoïde demeure, au contraire, microscopique; il se réduit à un noyau, accompagné d’une très faible quantité de protoplasme employée souvent à constituer un appendice propre à lui communiquer d’énergiques mouvements.

La division de la cellule mère des spermatozoïdes, spermatogonie ou spermatospore que Robin désignait sous le nom d’ovule mdle, et la transformation en spermatozoïdes des éléments résultant de sa division, peuvent s’accomplir suivant des modes différents. Cette cellule, équivalente, en effet, à celles qui se transforment en œuf chez les femelles, se divise en totalité, dans les cas les plus simples (Éponges, HydraireS), de manière à produire une masse framboisée ou morulu spermatique, dont les nombreux éléments se transforment chacun en un spermatozoïde.

Les spermatogonies se disposent en colonnes ou en cylindres creux chez les Échinodermes (Antedon, Gucumaria) et, après un petit nombre de divisions, se transforment en spermatozoïdes indépendants les uns des autres. Chez la plupart des Lombriciens, sinon chez tous {Nais, Dero, fig. 220, n°® t à 5, Clitellio, Pontodrilus, lig. 220, n° 6, Lumbricus), des Hirudinées, des Mollusques, le noyau de la spermatogonie subit une division indirecte; une petite masse de cytosar(fue se condense autour de chaque fragment du noyau primitif, et il se constitue ainsi des plastides qui peuvent se disposer en une seule couche ou en une sphère pleine. Dans le premier cas, les cellules s’allongent en demeurant unies par leur extrémité centrale, tandis que leur extrémité périphérique qui contient un fragment du noyau se transforme en spermatozoïde; les spermatozoïdes mûrs demeurent attachés à une masse sphéroïdale, le cytophore, résultant de la fusion des parties centrales non modifiées. Dans le second cas, les cellules périphériques seules se transforment en spermatozoïdes, les cellules centrales se fusionnent pour constituer un cytophore nucléé {Clitellio), ou disparaissent complètement {Triopa). Chez les Vertébrés, il existe entre les

442 développement embryogénique.

ovules mâles ou spermatogonies, des cellules inertes, les cellules folliculaires qui forment aux ovules une enveloppe plus ou moins complète. Les spermatogonies se

divisent comme chez les Invertébrés, pour former des spermatogemmes, qui dissocient les cellules folliculaires (Sélaciens) ou en demeurent enveloppées (Batraciens). Dans le premier cas Tune des cellules folliculaires passe à la base de chaque spermatogemme et devient la cellule de soutien, tandis que dans Taxe de la spermatogemme, formée de 64 à 65 cellules, se creuse une cavité dans laquelle seront contenues les queues des spermatozoïdes en voie de développement.

Dans le second cas, les cellules du follicule ^ O , T • • 1 ) finissent par se fusionner pour former entre

Fig. 220. — 1, 2, 3, phases de division de la ^

spermatogonie chez la Dero -obtusa ; 4, sper- leS SpermatOgemmeS deS CloiSOnS SUr leS-

«“elles les spermatozoïdes sont fixés. Chez

de formation des spermatocytes chez le Pon- les Mammifères, l’éVOluUon deS OVuleS mâleS todriius Marioms (E. Perrier). Complexe. Chaque ovule se

divise tout d’abord, en effet, en un élément momentanément inactif et un second

Fig. 221. — Coupe transversale d’un canaliciile séminifère du Hat. — a, paroi avec des noyaux cellulaires; b, cellules de soutien supportant une spermatogemme; c, dont les spermatocytes contiennent des corpuscules petits, étroits, ressemblant à des noyaux ; d, cellules folliculaires (d’après Frey).

Fig. 222. — Développement des spermatozoïdes du Rat. — 1, spermaloblaste a avec ses têtes b et ses filaments c; 2, spermatozoïdes arrivés à leur développement presque complet, et accompagnés de restes de protoplasme a (d’après Frey).

élément qui seul se transforme en spermatogemme. Chaque spermatogemme est en contact avec une cellule de soutien à laquelle les spermatocytes en voie de déve-

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