GLOBULES POLAIRES
gones des IMuscinées et des Cryptogames vasculaires (Janckzewski), et peut-être les synergides du sac embryonnaire des Angiospermes (Maupas).
Dans les corpuscules des Conifères et des Gnétacées, il ne s’isole plus qu’une seule cellule de canal; l’autre, réduite à son noyau, est résorbée dans Toosphère; c’est ce qui parait arriver pour toutes les deux chez les Cycadées. Le même fait se produit dans les œufs de certains Insectes {Musca vomitoria, Liparis dispar, formica). Là, la vésicule germinative subit deux bipartitions successives, donnant naissance à quatre noyaux équivalents, dont trois se portent à la périphérie de l’œuf et se fusionnent en une seule masse qui se désagrège, tandis que le quatrième persiste au centre de l’œuf pour prendre part à la fécondation, à titre de pronucléus femelle. Nous sommes ainsi conduits à des phénomènes identiques à ceux qu’on observe chez les Infusoires ciliés durant la conjugaison.
Dans ce cas, qui est probablement le primitif, tandis que les anciens noyaux se résorbent, les micronucléus (prétendus nucléoles) grandissent, et se divisent en quatre corps nucléaires, dont un seul persiste et fournit, en se dédoublant, le pronucléus mâle qui o
sera échangé, et le pronucléus
femelle qui reconstituera, avec le nouveau venu, l’appareil nucléaire primitif (Maupas).
Lorsque l’œuf est arrivé à maturité , la membrane qui semblait limiter la vésicule
a. L’œuf une
demi-heure après la ponte. Le proloplasma se soulève en un point de sa périphérie pour former le premier globule polaire. Le fuseau nucléaire (figure hypsiliforme) est apparu. — 6, Le même œuf une heure après. Une figure étoilée s’est montrée autour d’un spermatozoïde Sk, qui a pénétré dans le protoplasma; le premier globule polaire est au moment d'être expulsé, c, Le même œuf dépourvu de membrane d’enveloppe, deux heures après. Dans son intérieur se trouve le pronucléus mile Sk, et le second globule polaire est prêt à se détacher. — d. Le même œuf trois heures après. Le pronucléus mâle et le pronucléus femelle se sont rencontrés. Rk, globule polaire.
germinative disparaît et le contour de cette vésicule devient irrégulier. Ce phénomène est dû simplement à ce que le réseau de filaments achromatiques qui constituait cette membrane se relâche et se résout en une multitude de granulations reliées entre elles par de très grêles filaments {microsomes et nucléoflls, d’Ed. van Beneden). Ce nouveau réseau ne diffère en rien du réseau cytoplasmique avec lequel il se continue, ce qui donne à penser que les substances qui entrent dans la constitution du noyau pourraient bien n’ôtre pas essentiellement différentes des substances correspondantes du cytoplasme.
A la place de la vésicule germinative , il se constitue , à l’aide des éléments chromatiques de cette vésicule et des filaments achromatiques du cytoplasme, une figure identique aux figures ordinaires de la karyokinèse (fig. 228), et dont la
constitution a été étudiée avec grand soin chez l’Ascans mcgalocephala, par Ed. van Beneden, qui lui croyait des caractèfes spéciaux et la désignait sous le nom de figure hypsiliforme
D’après ce savant, la tache germinative de l’œuf de l’Ascam megalocephala est constituée dans l’œuf mùr par huit granules chromatiques, disposés symétriquement en deux disques contenant chacun quatre granules; elle est contenue dans une sorte de sphère claire, homogène, Vhyalosome, que traversent huit filaments achromatiques, issus respectivement de chacun des granules chromatiques. Au moment de la résolution de la membrane de la vésicule germinative, les gouttelettes hyalines des régions du vitellus qui l’entouraient immédiatement, se fusionnent elles-mêmes en une autre masse sphéroïdale, claire, formée de deux lobes sensiblement symétriques, qui occupe à peu près la place de la vésicule primitive. En même temps, les filaments hyaloplasmiques de la vésicule germinative et des parties avoisinantes du vitellus, se disposent en rayons convergents, de manière à former deux asters, autour de deux pôles d’attraction symétriquement placés par rapport à la plaque chromatique que présente la tache germinative. Ces pôles d’attraction sont occupés chacun par un amas de granules provenant exclusivement du vitellus. La figure hypsiliforme est dessinée par les filaments compris entre ces deux pôles, et qui prennent de plus en plus d’importance. Ces huit filaments issus respectivement des huit corpuscules chromatiques traversent l’hyalosome pour venir se perdre dans les deux axes granuleux situés à sa surface; ce sont les filaments axiaux; les autres se réfléchissent à la surface du hyalosome ou même du corps sphéroïdal et viennent s’entre-croiser au voisinage du plan de symétrie de chaque côté duquel sont déjà disposés les huit granules chromatiques. Ces filaments figurent ainsi une sorte de vase dans la cavité duquel serait placé l’hyalosome et dont la coupe optique, passant par les centres granuleux d’attraction, aurait la forme d’un Y, d’ou le nom même attribué à la figure qu’ils dessinent. Peu à peu, par suite de la traction i filaments qui l’unissent à la surface du vitellus, la figure hypsiliforme se rapprooue de la surface de l’œuf et ses deux branches obliques semblent s’aplatir contre cette surface, de manière à constituer finalement un fuseau strié dont les extrémités sont occupées par les centres granuleux d’attraction transformés en disques hyalins, et la région moyenne par l’hyalosome devenu lui-même discoïde et la double plaque chromatique. Cependant la branche verticale de l’Y a elle- même tourné de 90° autour de l’axe du fuseau de manière à devenir, elle aussi, superficielle et à se placer perpendiculaire à cet axe; du côté opposé différencie un groupe de filaments protoplasmiques, de sorte que le fuseau, le pied de l’Y de la figure hypsiliforme et les filaments différenciés en dernier lieu dessinent à la surface de l’œuf une croix dont le centre est occupé par l’hyalosome et la double plaque chromatique. A ce moment, la forme de cette plaque s’est aussi modifiée : les quatre granules qui constituent chacune de ses moitiés se sont unis en un bâtonnet rectiligne, étranglé au milieu; l’hyalosome s’est lui-même divisé en deux moitiés correspondant à la ligne d’étranglement des deux bâtonnets. Finalement, la moitié la plus snperficielle de l’hyalosome entraînant avec elle une moitié de chaque bâtonnet
‘ Voir, pour la formation des globules polaires et la fécondation, Maupas, Le rajeunissement karyogamique chez les Infusoires ciliés (Archives de Zoologie expérimentale, 1889), où sont résumés ou indiqués les mémoires parus jusqu’à ce jour sur ce sujet (p. 420 et 450).