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ADAPTATIONS SIMILAIRES

temps secondaires les Reptiles dominaient presque exclusivement; ils s’étaient emparé de tous les rôles occupés depuis par l’ensemble des Vertébrés terrestres. A côté de ceux qui avaient l’apparence de nos Sauriens {Urocordylus , Keraterpeton) ou de nos Crocodiles actuels (Loxomma, Zygosaurus, Melosaurus, Mastodonsaurus, Trematosaurus, etc.), d’autres {Atlantosaurus, Bronlosaurus, Apatosaurus, Morosaurus^ flg. 430), avaient abandonné l’allure rampante et s’étaient hissés sur leurs membres modifiés, de manière à faire mouvoir respectivement rhumérus et le fémur, non plus dans des plans horizontaux, comme les Reptiles typiques, mais dans des plans verticaux, comme la plupart de nos Mammifères marsupiaux et placentaires. 11 en était résulté un allongement apparent des membres qui ne laissaient plus toucher à terre la face ventrale. Les Dinosauriens s’étaient même dressés sur leurs pattes postérieures et marchaient debout en s’appuyant sur leur immense queue à la façon des Kanguroos. Cette altitude était, en quelque sorte, une transition vers celle des Oiseaux. Les Stegosaiinis, Diracodon, Oinosorus, Scelidosaurus étaient encore plantigrades; les Cainpionotm (tig. 431) et les Iguanodon étaient digi-

Fig. 433. — Compsoynathus lonyipes, Wagn. Tithonique (Kalheim). 2/3.

tigrades comme les Oiseaux. Mais ici il n’y a pas seulement similitude d’adaptation. Les Compsognathus aux os pneumatisés (fig. 432) et les formes analogues sont réellement sur la voie qui conduit aux Oiseaux. La réduction de la queue, l’apparition des plumes, l’adaptation à la locomotion aérienne du membre antérieur, dégagé de l'obligation de supporter le poids du corps, sont les phénomènes qui restent à

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réaliser pour faire de ces Dinosauriens de véritables Oiseaux; le premier être connu sur qui ils l’aient été est le fameux Archæoptenjx lithographica.

Avant l’apparition de ce dernier, il y avait eu d’ailleurs des Reptiles volants : les Rhamphorhynques et les Ptérodactyles (433), remarquables par l’orientation de leur tête presque perpendiculairement à l’axe du cou, et par la soudure des os

de leur crâne en une sorte de capsule, caractère qu’on retrouve chez les Oiseaux. Mais ici le membre postérieur n’était pas adapté au saut et le membre antérieur était une aile plus voisine de celle des Chauves-Souris que de celle des Oiseaux.

Effectivement, elle était constituée par une vaste membrane, soutenue par le cinquième doigt de chaque main, démesurément allongé. A la même époque les grands Reptiles marins nous font assister déjà àcelte sorte de rétrogradation, à ce retour à la vie aquatique, mentionné dans le précédent paragraphe. Quand on étudie, comme l’a si bien fait M. Albert Gaudry, la série des Vertébrés terrestres de la période primaire, on peut suivre pas à pas la disparition des arcs branchiaux chez les Batraciens stégocéphales à formes déjà très reptiliennes, et lorsque cette disparition est accom-

Fig. m. - Pterodactyius crassirostris (d'après Goldfuss). PÜ®» ^ien ne permet de placer ces

animaux ailleurs que parmi les

Reptiles. Les formes successives s’enchaînent comme si les Batraciens venaient des Poissons, et les Reptiles des Batraciens, de sorte que la Paléontologie, mieux encore que l’Embryogénie, autorise à considérer les Reptiles comme issus de Vertébrés aquatiques, adaptés à la respiration aérienne. Or tout en gardant leur respiration i aérienne, les Plésiosaures et les Ichthyosaures avaient repris des mœurs exclusivement aquatiques. Les Plésiosaures pourvus d’un long cou nageaient à la surface des eaux à la façon de nos Oiseaux palmipèdes; les Ichthyosaures remplaçaient t| exactement dans les mers nos Cétacés.

Adaptations superposées; changements de fonction des organes. — On i

trouve dans tous les groupes du Règne animal des superpositions d’adaptations en ; sens contraire, analogues à celles que nous avons déjà signalées à propos des Vertébrés aériens revenus à la vie aquatique. L’histoire des Hydroméduses (p. 37) , nous en fournit un premier et frappant exemple. La planule des Hydraires se fixe, et donne naissance à un corps ramifié sur lequel naît la Méduse par coalescence d’un verticille de rameaux. La Méduse qui devient libre, doit donc sa symétrie rayonnée

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