‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 108 sur 278 · JULIENNE · texte numérisé non relu

JULIENNE

CIROFLÉK MUSQUÉE, ARAGONE.

Esperis hortensis, fore purpureo vel albo (T.) Esperis matronalis (L ) Celte plante est cultivée dans les jardins à cause de l'odeur asréable et de la beauté de ses fleurs.

l*réparationfi> et doses.

Les mêmes que celles du cresson, du raifort, etc.

Propriétés.

La julienne, delà famille des crucifères, elque l'on n'emploie pas en médecine, bien qu'elle soit très-aclive, peut être mise en usage dans tous les cas où le cresson, le cochléaria, le raifort, là capucine, la cardamine, etc., sont indiqués. Je l'ai employée avec succès dans les affections scorbutiques, dans les catarrhe? pulmonaires chroniques, l'asthme humide, les affections scrofuleuses , l'anasarque et les cachexies qui suivent ou accompagnent les fièvres iniermitientes. Je fais prendre son suc pur ou mêlé avec le lait ou le petit lait. L'infusion ou la décoction des feuilles fraîches, à vase clos, est aussi employée, de même que le vin dans lequel on a fait macérer ces mêmes feuilles Ces préparations activent les fonctions de la peau et celles des reins. A ce titre, elles conviennent dans la gravelle sans irritation, l'albuminurie chronique, les hydropisies, etc.

Les feuilles fraîches de julienne, broyées et appliquées en cataplasme , sont résolutives et détersives. J'ai employé ce topique avec avantage sur les tumeurs scrofuleuses, les engorgements lymphatiques, œdémateux, les ulcères scorbutiques, aloniques , fongueux, sordides ou gangréneux. Cette plante mérite de prendre rang dans la matière médicale indigène.

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