LIS
Lilium. album (T.) Lilium candidum (L.)
Le lis , tenant par sa beauté la première place dans la famille à laquelle il a donné son nom , et que nous cultivons dans nos jardins, nous vint de l'Orient. Ses bulbes et ses fleurs sont usitées.
Préparations et doses.
A L'iNTÉaiEua : Eati distillée ( \ sur 4 d eau) 50 à 100 grani. en potion.
A l'extériedr : Bnlbe en cataplasme; — pé/a7es en cataplasmes , endpcoction pour lotion, fomentation; — huile (I de ileurs sur 2 d'huile d'olive) pour frictions, onctions, etc.
L'oignon de lis est mucilagineux , émoUienl , maturaiif. Cuit dans l'eau ou dans le lait, on en forme des calaplas-
mes vulgairemenl employés sur les tumeurs inflammatoires pour diminuer la tension el la douleur ou hâter la maturation. C'est ainsi qu'il est utile dans le phleç^mon , le furoncle , l'anthrax , le panaris , les plaies enflammées , les engelures , elc. L'huile de lis a été employée en Uniment sur les brûlures , les gerçures du mamelon ; on l'a fait entrer dans les cataplasmes, dans les lavements adoucissants. L'huile seule produirait, sans doute, le même elTet.
L'eau distillée de lis, regardée comme calmante, était employée autrefois contre la toux , les an"ections nerveuses, les irritations gastriques , etc. Elle est aujourd'hui presque abandonnée comme inerte.
Les pétales de celte plante peuvent être employés comme les bulbes, en cataplasme , en lavement ; on les a aussi employés en collyre dans l'ophtalmie. Les anthères qui paraissent être le siège de l'arôme du lis ont été regardées comme anodines , antispasmodiques et emménagogues. La simple émanation des fleurs du lis peut, en viciant l'air d'un appartement , causer des accidents nerveux , des syncopes et même la mort , ainsi que Murray et plusieurs autres auteurs en rapportent des exemples.
LISEROrV,