‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 157 sur 278 · OPIUM · texte numérisé non relu

OPIUM

L'onium , suc épaissi du papaver somniferiim , doit être dioisi ec Lisant d'une couleur brune foncée, d une odeur lirte et vLuse, exemple d'empyreume, d'une saveur amere

^^^îS;r"ion est souvent falsifiée, on la .ramoHilù une douce chaleur et on y ajoute des gommes-resines et. des extraits de plantes inodores : d'autres y mêlent de la ici i c , des débHs végétaux, de la bou.c de vache Dans le prem.e î-as î^pium est beaucoup plus noir; dans le second, lu fraude se reconnaît par le plus simple examen.

L'extrait du qlaucium ou pavot cornu est quelque ois vendu pour l'opium ( Voyez Pavot cornu , art suivant. )

On peut réduire les matériaux immédiats de l opium qualre substances, la morphine, la méconine, la narcotino

Vexiraclil. Les o|)iiii()iis son! encore parlagées sur les oilels de cliaciino de ces siibsianccs : 2'aciioii de ropiiim lieul à leur réunion cl à leur mode particulier de combinaison.

Préparnlions et doses.

A i/i.NTÉRiEun : Vondfc^ de -l à 15 cenlig. en pilules ou dans un

li(]iiide ( rarement. ) E.rtrail ihèlxnque (opium p;ommeHX ), de { à \0 cent. ( mieux en

pilules qu'eu solulion. ) Erlmit o/c.oolique , comme i'exlrail. d'opium gommeux. !\.r1r(ii1 vineux , idem.

KxUail aci tique |extr. d'opium de Lalouelle, à peine usité), idem. Triuinrc nlco^diqu". d'opium brut , de G à 15 gouttes en potion. 'i'einiure aqueuse d'exirait d'opium , idem. l'Mxir parécjnnque (teinture ammoniacale d'opium) , 50 cenligr.

à I gramme en potion.

Vin d'ojdum simple, de G à 24 gouttes en potion Vil) d'opium composé ( laud-Muuû liq:. de Sydemham) , de 42 à 30

gouttes en potion.

i'in d'opium par fermeiilniion (laudanum, on opium deBousseau),

\0 à 45 cenlig. en potion.

Sirop (5 centigr. d'extrait pour 50 gram,), de 45 à 50 gram. seul

ou en poiion.

Vinaigre d'opium , de 5 à 45 gouttes en i)Otion.

A l'extérieur : Poudre, à la surface des cataplasmes. Solution aqueuse , pour lotionner les ulcères et les chancres douloureux , etc.

Solution d'extrait (40 à GO ceutigram. par 30 gram. d'eau), pour fomentalions , injections, collyre , etc.

Teinture alcoolique : teinture dV.rft'flif ; laudanum liquide de Sijdiniham. — En frictions , gargarisme^ , liniment ; en loinque à la surface des cataplasmes. — Lo laudanum liquide est appli- <iué avec la barbe d'une plume sur la surface oculaire contre les tâches de la cornée , les exaltations de sensibilité de l'œil, etc.

Pommarle (4 d'extrait sur 50 d'axouge), pour pansement des plaies, les excoriations ; en friction dans les névralgies, sur l'abdomen dans les affections spasmodiques et nerveuses des organes digestifs.

Suppositoire (comme pouvant remplacer les lavements calmants).

Propriéfcs.

L'opium est un narcotique violent. A grande dose, il produit, peu après son ingestion, des nausées et quelquefois des vomissements , uu état d'affiussemenl et de somnolence, et même le coma le plus profond , l'insensibilité à toute espèce de stimulation La face est pâle, la physionomie calme, les pupilles plus souvent contractées que dilatées,, presque insensibles à la lumière ; la peau a sa clmleurnalu-

relie el est même ,uel.,«efois froide ; je v^U^ àé^-V^

bleu

de l'empoisonnemenl par 1 opium. ,^.'-oniPonf> Il s'écoule ordinairemenl de sept a douze meures ei l e le moment où le poison a été pris et celm ou la « on a l.eu Un iïrand nombre de ceux qui survivent après dou/e lieuies se ré ablissent, bien que l'on cîte plusieurs cas devenu unestes après un temps plus long. Quelquefois aussi a n.or arrive bien plus tôt, par exemple, en six, en quatre et même en lloi beures.-Pami ces symptômes, les uns sont p us proZcésquelesautressuivantlesdisposi.ionsni^^^

Lorsque cet empoisonnement n'est pas suivi de mort, les symptômes diminuent graduellement après douze , vingtnualrc ou quarante-huii heures, et se terminent par une sueur générale et le rétablissement des excrétions supprimées. Le malade sort comme d'un rêve, et croit quelquefois que son sommeil n'a été que de courte durée.

Après la mort, le corps se putréfie promplement; il y a engorgement des vaisseaux cérébraux , les poumons sont roSges ou violacés , plus denses, plus serrés, pins gorges de san^^ • le cœur et les gros vaisseaux veineux sont pleins d un san^ noir. La membrane muqueuse de l'estomac et de 1 inleslîn est quelquefois endammée ; mais celte pblegmasie a pu être produite , du moins en partie, par quelques-uns des. moyens employés pour combattre les symptômes de 1 empoisonnement, ou même n'avoir jamais existé qu'en apparence, l'injection passive survenue après la mort pouvant la simuler. Quelquefois on ne trouve aucune lésion sensible

après la mort. ^

La quantité d'opium nécessaire pour faire naître 1 appareil des symptômes de rempoisonnement , est relative à l'Age, au tempérament, à l'idiosyncrasie du sujet, au genre de maladie dont il peut être affecté et à diverses autres cir-

coijslances. Une Irès-peiilc quaiiiiié de celle subslance peut produire le nurcolisme chez certains sujets, tandis que chez d'autres 25 cenlig. et plus, ne délerminenl aucun synipiôme grave. Ce que nous avons dit à cet égard du pavot indigène peut, à plus forte raison, s'appliquer à l'opium. Zaculus Luziianus rapporte qu'un individu tourmenté d'une douleur d'oreille qui 1 empêchait de se livrer au sommeil, se mil, par le conseil d'un charlatan, un morceau d'opium dans l'oreille. Le malade dormit; mais il eut à son réveil quelques mouvements convulsifs, devint fou, slupide, imbécile, et mourut bientôt après. Gaubius dit qu'un malade fut endormi et mourut pour avoir pris un lavement dans lequel on avait fait entrer 4 grains d'opiuni. Quarin a vu un seul grain d'opium ou 20 goutles de laudanum liquide de Sydenham, donné dans un lavement, produire un malaise remarquable et un commencement de paralysie des extrémités inférieures. Monro cite un cas oîi un emplâtre opiacé, appliqué aux tempes, a rendu furieux el déterminé des spasmes dans la bouche. J'ai été témoin d'un étal de somnolence qui a duré vingi-quatre heures, chez une dame qui s'éiail introduit dans une dent cariée un peu de coton imbibé de laudanum liquide. Des accidents graves et même la mort ont souvent lieu chez les enfants et surtout chez les nouveaux-nés par la dose la plus légère d'opium ; il produit chez eux l'assoupissement, l'insensibilité et les convulsions. Chez les vieillards, l'opium, même en très-petite quantité, favorise les congestions cérébrales ou anéantit promplement le principe vital déjà trèsaffaibli. J'ai vu le sirop diacode, donné le soir à la dose de 30 grammes à un vieillard de soixante-dix-neuf ans, pour calmer la toux, causer promplement le narcalisme et la mort.

De hautes doses d'opium peuvent être supportées quand on y est arrivé par degrés el que l'habitude a produit l'émoussemenl (i) , ou lorsqu'un état morbide particulier l'exige. Dans ce dernier cas, les narcetiques sont d'autant plus facilement supportés et produisent d'autant moins d'effet que la douleur est plus vive, que le spasme est plus prononcé, que le système nerveux est plus exailé, J/adminisiralion de

Cl) On peut arriver progrcssivomcnt ii prendre des rpi.intiU's considérables d"o|)iiim saus produire d'cffels bien marqnes. Ùnvcias ( IJixl. des (Irogucs cl épiceries, iiv. I) cite le fail^ d'un individu qui en prenait tous les jours ^0 gram sans en être incommode. On rapporte que certains malades ont pris pkn de dO kilog. d'opium dans le cours de leur maladie. Zeviani (in menioriœ f/i miiiemalica c fisica di vcrona, t. FI) cite un Aujel qui on jirit 400 kilog. dans Tespacc de plusieurs annces , après être arrivé à en user 250 gram. jiar jour.

a donné «""f /'l^f!"" "iCi We do Sydenl.am dans les S%:à£o"---tt:s";!dln,.e h, sodation du système

"'=S"spasn.o .oca,, avec ^^^l^ • ^^1^:^^

la sensibililé, tons.on du erài à ce sujet, le

eousidérablemont reffel de I «P "Zambie rapport de

fait suivant comme W.s-cu' ''^">, Xdtnt Uiérapeuuiue qui l'effet relatif des narcotiques et du tesu tau^r^^^^ , q^.^^1^

en fut la conséquence . Mo'™'' '„îs d'un tempérament ""^;rifd'.S fo^TnsUroXnvré au repos depuis qucl- ^ref:ntT:fn.e,t depuis. ^^^^^^^^^^

""S^pTle n~;in, iepratique une saignée de ™0 g.

""n?™^ line seco dtsi^L aussi copieuse que la pre- ST prÏÏuirnnzeV°"-s cl«soi,s calme rag^^^^^^^^^ 'nnxiélé ma S ne fait point cesser l'ischune. L introduction lïïî nommde cle be ladonc dans le rectum , réitérée pendnnî irnuU procure l'émission répétée de quelques gouttes dWii^^ erunCÎ de soulagement dû, sans doute, autant a l-espoTr d'uneLélioralion prochaine , qu'à l'action du me-

"^'Telf^n matin , les symptômes ont repris toute leui^ intensité' et le malade , pourtant, ne consent pas a 1 opération du cathéléHsme , à lâq'uelle , d'aHleurs je We to^ moi-même en pareil cas , en raison des d ffîculies qui tien nentTla nature de l'affection et des accidents qui peuvent e^rkiiUer Plusieurs lavements émollients n'ayant provoque aXe selle peu abondante, et l'état habituel de constipation r Snt s'oupçonner l'accumulation de ^ îf/^e îi in dans les intestins, je prescriiss 4S grammes d hude de iicm mêlés avec 30 gram. de sirop de limon. En même temps rordonne! pom- employer en frictions sur l'hypogastre et le iérinée, un linimenl composé de six grammes de laudam.m liquide de Sydcnham , de 2 gram. de teinture de belladone et de 40 gram. d'huile d'amandes douces. Oblige de m absenter vers dix heures du matin pour un accouchement que la sa'^e-femme qui me fait appeler considère comme dangereux° je désigne soigneusement à la garde la mixture que

le nuUade doit nvalor. el le liniiuenl qui osl destiné à l'usage exlenu!. Je promeis à M. IMoUîiix, que je laisse à regret dans un élat extrême d'agitation de corps et d'esprit, de revenir le plus tôt possible.

Une heure environ après mon départ, on vient m'annoncer que le malade urine abondamment, qu'il est calme et parfaitement bien. Je ne le vois qu'à cinq heures et demie du soir. Je le trouve au lit , immobile et dans un état de somnolence dont il ne sort un instant que pour répondre avec justesse aux questions que je lui adresse ; la respiration est facile ; le pouls, à 78 pulsations, est large, développé, mou ; la face est colorée , les conjonctives un peu injectées , les pupilles dilatées , la peau chaude el moite. Il y a eu écoulement abondant d'urine ; l'hypogaslre est légèrement douloureux au loucher, mais souple , peu lumélié.

Les symptômes d'un narcolisme modéré, et qui n'a pas été plus prononcé , sont évidents. On s'aperçoit seulement alors, d'après mes questions, et je m'assure moi-même, que M. Moleux a avalé le Uniment au lieu de la mixture laxative ! Mais comme, à mon grand élonnement, il n'en est résulté, pendant près de sept heures, que les suites que je viens de rapporter et que je regarde comme heureuses, eu égard à la cessation instantanée du spasme vésical , je m'abstiens de toute médication. Une abondante transpiration , qui dure toute la nuit, dissipe l'assoupissement. A mon arrivée, le lendemain 13 au matin, je trouve M. Moleux ayant seulement les pupilles dilatées , la vue un peu trouble , de la propension au sommeil, mais, du reste, enchanté d'une cure aussi prompte qu'inespérée.

Cette dose toxique de laudanum et de belladone , qui a guéri cà l'instant même M. Moleux, l'aurait infailliblement empoisonné s'il avait été dans son élat normal (i ) . La dépression des forces circulatoires et de la vie organique par les émissions sanguines, d'une part, et la persistance du spasme local porté à un haut degré, avec exaltation de la vie nerveuse ., d'autre part, ont fait d'un poison un remède énersfique et prompt.

L'action simultanée de l'opium et de la belladone, dont les effets sur l'organisme ne sont point identiques, n a-t-elle pas pu aussi apporter quelque modification dans le résultat do leur ingestion?.... Quoi qu'il en soit, il ressort du fait

CD Depuis lors , M. Moleux ayant été atteint d'une bionchile , n a en .besoin que de 24 ^vam. de sirop diiicode, pris le soir, pour calmer la toux et provoquer le sommeil .

nue ie viens de rappo. ter cel cnseigncnieTii : que clans b(>a(i- S cSIclions spas.nocliques el de surexc.lauons nerve SCS auxquelles on n'oppose , le pins souvent qu m e mlSiVion timide, on retirerait de gTantls avantages de un! administré 'à doses rapprochées et prog^s^.em augmentées. Dans ces cas, le medecm P>| dem ne ^c^nfon l a pal la hardiesse avec la témérité ; s^u.blable a hab^^^^ Général il saura attaquer avec vigueur et s arrêter a piopos. ^ Comment a"^^^ l'opium ? Considéré comme agent therapeutinue esM exclus v^ sédatif, narcotique, tonique ou exc tant ? L'opinion que l'opium agit uniquement en prodnis^t 'expansion du sang, a régné longtemps, et a ete p " que en^Kent adoptée%ar Frédéric Hoffmann. CuUen mpZtait tous les effets de ce médicament au système ne veux Brovvii le regardait comme le plus puissant stimulant de tout l'organisme : Opium, me herclè non sedai! s ecriail-il. Suivant cet auteur, la\ive réaction qa il provoque amené l'épuisement des forces , la faiblesse indirecte. Ainsi que BiUn, l'école italienne considère l'opium comme hypersthénisant, et l'asthénie apparente qu'il finit ^''^^P^f^'l'^ comme résultant de l'oppression des forces. ^"'^^"1 W nsohn et M. Barbier, d'Amiens, ce médicament affaiblit la sensibilité , diminue la vitalité des organes , el s il y a ac ivité de la circulation, fréquence et développement du pouls, congestion sanguine au cerveau, etc., c'est parce que le sang, ne pouvant plus franchir les capillaires débilites, frappes de stupeur, reflue dans les vaisseaux, fait reagir le cœur nui , par des efforts redoublés, mais inutiles , le repousse vers ces mêmes capillaires, où il devient de plus en plus stagnant. Brachet, comme Cullen, attribue les effets de l'opium à la sédalion exclusive du système nerveux. D après Stahl etBosquillon, cette substance est à la fois stimulante et sédative. Hufeland adopte et développe cette opinion ; il distingue dans l'opium l'effet sédatif et l'effet excitant, et la seule explication satisfaisante qu'on puisse donner, suivant lui , de sa manière d'agir, consiste à dire qu'il est une combinaison particulière et intime d'un principe narcotique et d'un principe excitant , d'une substance qui agit d une manière spéciale sur le système nerveux, et d'une autre dont l'action porte particulièrement sur le système sanguin. (( L'opium , dit ce célèbre médecin , appartient à la catliégorie des médicaments dont le mode d'action ne peut point s'expliquer, comme celui des autres, par les idées reçues de stimulus, d'irritation, d'cxcitemenl ; semblable aux agents supérieurs de la nature ; à la chaleur, à la lumière , à l'élec-

tiicitû, il agit imniédialement sur lu vitalité clle-iTiiîinc, ei, sur tous les points , délermine des niodificaiions et des maiiifesialions de celte vitalité , la pénètre et la remplit, avec cela de particulier qu'il exalte la sphère organico-végélalive de la vie, le travail fonda tîi entai de la vie plastique, tandis qu'au contraire il déprime la sphère de la sensibilité. » ( Mail, de méd. pratiq., 2" édit., 1848 , p. GIO.)

En effet, tout porte à croire que l'opium, regardéà tort par la plupart des médecins comme irritant primitivement lesyslème entier, et produisant les effets narcotiques comme conséquence de la surexcitation, est simultanément et puissamment sédatif du système nerveux et excitant du système sanguin (i).

A dose thérapeutique, les effets de l'opium sur l'économie sont les suivants :

1« Sur le cerveau et le système nerveux-, îl émoussela sensibité, provoque le sommeil j calme la douleur et produit quelquefois des rêvasseries, des songes agréables ; appliqué localement il engourdit la partie, la rend insensible, fait cesser la douleur ou le spasme dont elle est atteinte.

2» Sur le système circulatoire , il élève le pouls , qui devient plus plein , plus fort , avec légère accélération dans l'état de santé ; mais avec ralentissement et régularité s'il était accéléré auparavant par la débilité. La turgescence vitale , manifestée par l'expansion , la raréfaction du sang , est considérée par Hufeland comme un efl'et spécial de l'opium , et qui se fait remarquer même dans les cas de débilité extrême , d'anémie. Cet état constitue une pléthore artificielle qui produit, comme conséquence nécessaire, l'accroissement de la chaleur vitale.

3° Sur les surfaces exhalantes du tube digestif et des voies aériennes, il diminue la sécrétion de ces surfaces , en engourdissant les vaisseaux excréteurs, et donne ainsi lieu à la perversion des digestions, h la sécheresse de la gorge, à la soif, à la suspension ou à la suppression de l'expectoration, à la constipation.

m Celte opinion, fondée sur fobservation, n'est pas nouvelle. La proni iclé à la fois sédative et excitante de l'opinm, n'a pu échapper a 1 admirable sagacité de Sydenb-un : liadis cnim sit oporict et parum compcrtam habcnt hujus mcdicamcnli vhn, r,ui Idem sopori concd^ando , ^/^''f^'" '* doloribus ,et diarrhœœ sistcndœ applicnrc tantùm vov.t , cum ad aUa plurima, i^làdii instar Dclphici. accommodari possU et ' rem^dLu cardiarum uLum penè dixer m, ,uod ,n r^-'"' Z"'^^"" est rcpertum (SM,. opéra univers., edU. ttrtià, Lond. MDCCf . p. j

A. Sur U système, miané et les vamemm iHqtUiairM J

A ^ A'nnP r.irt en raison de l'aclivité artérielle , 1 ao- Jr^tsèmenUu S"i;e"^n vers la périphérie et de l'aulre ^rreffet édalif . la cessation du spasme de la peau le Sdiemeni des orifices vasculaires ; de la , l'augmenlai.on de la S cliaphorèse, l'éruption niiliaire. les ,

r appareil génito-urinaire. il stimule l'action de» orLes q. i œmposent cet appareil . produit des rêves vo- ?nnmoux^ des éi^ections , des éjaculations Favor.se-l-il a é"Sn^ ou ne fait-il qu'excite.' la vessie . qui s«

débarrasse alors de l'urine qu'elle contient ?

Tels sontleseffets de la médication opiacee ; ils sont tels, aue 'un est inséparable de l'autre, et que le médecin ne saurai les obtenit isolément. Toulefo s , il n'ont pas une fan e constance. La propriété narcotique , qui est la plus Remarquable . ne se manifeste pas toujours ; certains sujets, au lieu d'éprouver un effet sédatif, sont surexcites par ropium, tandis que chez d'autres, ainsi que nous lavons léK fai remarquer, il détermine, à très-petites doses , un narcotisme profind. Il produit parfois des vom.ssemen s vioTei ts. sans autre effet, ou un délire qui peut aller jusqu a H fureur J'ai rencontré des femmes chez lesquelles il faisait naître des symptômes d'hystérie. Ces effets exceptionnels qui attestent, tantôt une réaction vive et anomale, anlôt un système nerveux très-facile à déprimer , sont tout- Uait idiosyncrasiques , et n'infirment en rien ce que nous avons dit de l'action ordinaire de l'opium. ....

De cette action bien appréciée découlent les indications et les contre-indications de l'emploi thérapeutique de ce médicament. Exposons à ce sujet quelques préceptes généraux.

L'opium est indiqué :

1° Dans l'état morbide dit nerveux ou spasmodique, pourvu qu'avec l'exaltation de la sensibilité il y ait en même temps diminution de l'énergie du système sanguin. Plus ce desaccord est prononcé , plus l'opium convient.

En conséquence, il est toujours donné avec succès dans les cas qui en réclament l'emploi , lorsque des pertes abondantes d'humeurs ou des émissions sanguines ont préalablement amené l'affaiblissement de la vie organique.

2° Dans les douleurs, dont il est le spécifique, surtout quand elles sont essentiellement nerveuses, comme dans les névralgies, la gastralgie, la colique, etc. La douleur qui lient à toute autre irritation ou à l'inflammation, est moins sûre-

ment dissipée par ee médicament, à moins qu'elle ne persiste après un iraitemenl antiphlogislique.

3° Dans l'insomnie, dont il est le remède spécial , quand elle est exclusivement nerveuse; il serait nuisible dans l'insomnie causée par une irritation int'Iammaloirc : il produirait alors des troubles , de l'anxiété, de la stase ou des congestions sanguines.

L'opium est contre -indiqué :

1° Dans la pléthore et l'état inflammatoire ou les inflammations, surtout quand les émissions sanguines n'ont pas été préalablement .et suffisamment employées. Il augmente l'irritation phlegmasiques et porte le sang à la tête. AÎ"nsi , le début des fièvres étant toujours un mouvement de réaction inflammatoire, on devra, dans ce cas, s'en abstenir, de * même que dans le cours de toute maladie fébrile où l'angioténie domine.

2<» Lorsqu'il y a des aliments dans l'estomac ou accumulation de matières muqueuses, bilieuses, ou des vers dans le tube digestif. Dans ces cas, l'opium produit les accidents de l'indigestion , ou relient les matières saburrales et vermineuses, dont l'évacuation est de toute nécessité.

3° Dans la tendance du sang à la dissolution et à la putrescence , comme dans la fièvre essentiellement putride , le purpura hémorrhagica, le scorbut, 'etc.

4° Chez les nouveaux-nés et chez les enfants en général (i), surtout pendant la dentition, à cause du peu d'énergie du principe vital chez les premiers , et de la tendance aux congestions cérébrales chez les seconds.

5° Chez les vieillards, en raison du décroissement de la puissance nerveuse, de la sensibilité, de la vie, et, par conséquent, delà tendance à la stase du sang, aux congestions vers le centre circulatoire et le cerveau. Lorsque dans la vieillesse l'emploi de l'opium est impérieusement commandé, on ne doit l'administrer qu'avec une grande circonspection et d'abord à dose très-minime.

Cl) Cette contre- inclicntion ne saurait être absolue. Seuirnicnt, il f;uit aut.nnt que possible , chez les cnl'anls, s'abstenir de l'usage ([es opiacés , ou ne les ailininisirer qu'avec beaucoup de prudence Je n'ai pu . dans quelques cas, faire cesser des diarrbées qui avaient aincne un épuisement eflVay.inl chez des entants dans les premiers mois de lu vie rceqiii arrive surtout chez ceux qui sont artificiellement allaités; , qu'en leur udministrant , à des intervalles plus ou moins rapprochés , une goutic de laudanum dans un lavement inucilagineux. Lorsque je suis forcé il'adininistrer l'opium pendant la dentition , je fais presepie toujours appliquer préalablement les sangsue» derrière les oreilles et donner quelques bains tièdes.

3YI

Tîctfacer les éloges et rappeler l'espèce de «ulte dont l^.«^'^*^*^A,^ Vnhfpt exDOser les théories qui l'ont fait

oTidére^r nt^ — -^T"^' ^-f

S e un médicament dangereux , signaler le« cas nmn.

ux dans lesnuels il a été employé avec sjK.ces e^^

où il s'est montré nuisible, serait faire a la fois 1 Instone ae

îes pHnS "s c ^consianc^^^^ lesquelles l'op.um est

plus efficace qu'

poEsur le système qui est le siège de la maladie. Ce médicament est d'une grande utilité dans l'msomnie nerveuse, les névralgies, les vomissements et les loux spasmodiques . en un moî dans la plupart des névroses- Cependant , certaines Xctfons nerveuses résistent à l'effet de l opium , ou même empirent sous son influence, telles sont l'hyslerie, la chorée l'épilepsie et autres affections convulsives. C est que, dans là plupart de ces cas, la maladie est subordonnée a une lésion locale d'où partent les irradiations ou les sympathies nue l'on regarde à tort comme idiopathiques. L irritation phlegmasique ou la lésion organique d'un point de la matrice produisant tous les symptômes de l'hyster.e en fournit un exemple qui se présente fréquemment a 1 observation.

C'est donc contre l'affection locale , cause etTiciente des symptômes nerveux , qu'il faut diriger la médication. Malheureusement , il est souvent difficile de découvrir le siège et la nature de cette aflection, et plus difïicile encore de la détruire , surtout si déjà elle est passée a l'état de lésion

^T'opuîm ne peut, comme on voit, produire d'heureux effets dans les afl'ections nerveuses qu'autant qu'elles sont essentielles, et que l'on a préalablement combattu les contreindications qui s'opposent à son emploi. ^

Le tétanos, affection nerveuse par excellence, réclame, ainsi que nous l'avons dit plus haut, l'emploi de l'opium à dose élevée et proportionnée à l'intensité de la maladie. Dans les spasmes violents du bas-ventre surtout , et dans ceux qui se rattachonl principalement à la moelle épinière et au nerf intercostal , l'opium , suivant la remarque d'IIufeland, a infiniment plus d'efficacité lorsqu'on l'administre sous forme de lavement , quo quand on le fait prendre par la bouche.

Affectiont nerveuses traumali/^ues. « Lorsqu'après avoir reçu une blessure gravo ou perdu beaucoup de sang, dit llufeland , le malade est éiendu sur son lit en proie à de» spasmes, raidc et à demi -mort, on lorsque, dans de semblables circonstances, les douleurs deviennent excessivement violentes au second ou au troisième jour ; le pouls cl tout l'extérieur annoncent un éiat nerveux, l'inflammation n'a point une couleur vive, et la suppuration est plus ichoreuse que purulente ; il n'y a que l'opium qui puisse changer la scène avec rapidité, parce que, d'un même coup, il appaiso la douleur, fait cesser le spasme, relève la force vilale, et corrige le travail de l'inllammation et Je la suppuration par son action toute spéciale sur le système sanguin et la plasticité du sang. » [Ouv. cit.)

M. Malgaigne fait un fréqiieiU usage de l'opium à l'hôpital Saint-Louis, et, quelque élevées que soient les doses auxquelles il le donne, il ne produit jamais le moindre accident.

« Chez les opérés, comme chez les blessés, pour calmer la douleur et provoquer le sommeil dans les cas de diarrhées, et en général dans toutes les circonstances où elles sont indiquées, M. Malgaigne administre les préparations d'opium de la manière suivante :

a II prescrit une pilule d'extrait gommeux d'opium de cinq centig. de trois heures en trois heures, et plus ordinairement de'quatre heures en quatre heures , jusqu'à production d'elfet ; ou bien, une potion de cent vingt grammes contenant de trente h soixante gouttes de laudanum de Sydenham, à prendre par cuillerées à bouche dans les vingtquatre heures.

« Parmi les cas particuliers dans lesquels nous avons vu donner ainsi l'opium , il en est quelques-uns qui méritent d'être cités.

« Nous nous rappelons, entre autres, celui d'un homme qui entra dans le service pour une fracture des deux os de la jambe, fracture simple, mais la plus grave peut-être qu'on ail jamais rencontré. Douze heures après l'accident, le pied ei l'a jambe étaient gonflés , tendus, violacés, froids comme de la glace ; l'épiderme était soulevé et la gangrène semblait imminente ; cependant on ne désespéra pas de la conservalion du membre. M. Malgaigne se contenta de placer deux, attelles sur les côtés de la jambe, et prescrivit l'opium à haute dose. Le malade en prit dix pilules de cinq ceniigr. le premier jour, et neuf le lendemain, dix-neuf grains . plus d'un gramme en deux jours. Le troisième jour cet homme allait bien ; l'opium avait calmé la douleur et provoqué un»

loueur salutaire; la jambe el le pied avaient repris u«8 ï^mn^at m eonv MUibl^ ; il y avait eu un peu de somme. , cT Kppélit renaissant, on donna une portion d aliments

iidS'î^ malade. L'opium fi.l ^ ^""liS^sS^?^ quelques jours, puis suspendu : la eonsolidalion s etkclua

ensuite régulièrement. r • ^ .\ n^iif dnsp f-iii

a Unechose singulière, c'est que 1 opium " c^ue ^U^^e Un peu dormir ; il prSduil plutôt un sentiment se rédéchit sur la ligure des ma ades ; . éveille aus^' l '^P pélil et semble être, comme le dit M. ^^^^^^'^^^ lent dio-eslif. Nous avons eu une preuve de toul cela cne^ m bS de juin, atteint dans les P-'^i/^s jno les par^ biscaïen. Cet homme prit huit grains d opium par P^» dant six jours, sans fermer l'œ.l, mais ^"^J' ^'^^ Le seplième jour, il dormit, el son sommeil fut calme, pi esnue normal. L'appétil revint, le malade mangea , digéra bien tout en prenant son opium , et il alla a la garde-io Je sans être obligé de recourir aux lavements.

a M. Malgaigne prescrit aussi, avons-nous dit, le laudanum à haute dose. 11 le préfère dans les cas de devomment ou diarrhée. Le laudanum renferme , outre I opium , une petite proportion de safran , qui , toute minime qu ci e soit, pourrait néanmoins expliquer la différence des résultais qu'on obtienl avec l'extrait d'opium et le laudanum administrés séparément. Le fait esl que nous avons vu un homme dont le dévoiement avait résisté a quatre decigram, d'extrait gommeux d'opium, donné par pilules de cinq ceriligram. toutes les trois heures, et qui fui supprime complètement au moyen d'une potion conlenanl quarante goutte!» de laudanum de Svdenham. Au reste, dans les diarrhées rebelles, M. Malgaigne associe les deux préparations, mais alors le laudanum est donné en lavement. Ainsi , chez un blessé, dont on voulait à tout prix arrêter le dévoiement , nous avons entendu prescrire i)our la journée et la nuit suivante , jusqu'à effet : six quaris de lavement avec six gouttes de laudanum chaque, et huit pilules d'extrait gommeux d'opium de cinq centigrammes. Le malade prit tout , el les selles furent supprimées. » [Journ. de méd. et de chir. prai., L. XX, p. 2« et 22.)

C'est surtout dans le tétanos iraumatique que reuet narcotique et anli-spasmodique de l'opium ne |)eut se manifester qu'autant qu'on l'administre à des doses énormes. Le laudanum, donné dans ce cas en lavement, de 15 à 30 grammes, produit ordinairement plus d'effet que de toute aune m«riière. Le trismus, d'aill«urs, tmpycbe souveni d« l'adminiv irer par la boucha.

Dysenterie, êiairhée, choléra. 11 ne faut donner l'opiuni dans la dysenterie que lorsqu'il y a absence d'inflammation ou d'état bilieux, saburral. Dans la première période, la dysenterie se manifeste souvent par des sym])iômes inflammatoires ou bilieux qu'il faut d'abord combattre dans le premier cas par les anliphlogistiques, tels que la saignée, les sangsues sur le bas-ventre ou à l'anus, et dans le second par l'ipécacuanlia. Ce dernier peut être remplacé par la racine de brione, le narcisse des prés, l'asaret ou la racine de violette. Je fais toujours précéder de l'un de ces vomitifs l'administration de l'opium. Celui-ci ramène ensuite le calme en faisant cesser l'irritation intestinale qui provoque les évacuations; mais ceteffetne doitavoir lieu que graduellement et au moyen de petites doses souvent répétées. Une suppression trop brusque de la sécrétion du mucus et du sang peut avoir des inconvénients. C'est surtout dans les dysenteries épidémiques que l'opium triomphe. On le donne alors par la bouche ou en lavement, associé aux mucilagineux. « L'effroyable dysenterie rhumatismale, causée par l'humidité et le froid, qui fit tant de ravages dans l'armée prussienne en 1792 , tant qu'on la combattit , comme c'était alors l'usage, par la rhubarbe en poudre, ne redevint curable et ne cessa que quand on lui opposa généralement l'opium ( Hufeland, op. cit., p. 622). » En Algérie, nos soldats atteints de dysenterie sont traités, après avoir combattu l'inflammation , par l'ipécacuanha et l'opium : ce dernier médicament est le plus souvent administré en lavement.

Dans les diarrhées, l'opium agit comme dans la dysenterie, et exige dans son emploi les mêmes précautions. Il serait nuisible dans la diarrhée critique, qui soidage toujours le malade et souvent le guérit. On peut en dire auianlde toute autre supersécrélion qui aurait le même caractère.

Dans le choléra, l'opium doit être administré dès le début et à haute dose, parce que , dans cette affection, le trouble nerveux prédomine. Dans un cas de choléra avec convulsions horribles, vomissement affreux, sueur froide, pouls à peine sensible, Sydenham donna d'abord 25 gouttes de son laudanum dans une cuillerée d'eau de canelle spirilueuse ; il se tint ensuite l'espace d'une demi-heure auprès du malade, et voyant que celte première dose ne suffisait pas pour arrêter le vomissement et appaiser les convulsions, il fut obligé de réitérer plusieurs fois le remède et d'en augmenter toujours la dose, ayant soin de laisser assez d'intervalle entre chaque prise, pour voir ce qu'il pouvait espérer de la précédento avant que d'en donner une nouvelle. Par cq moyen , l«s

svmDiômes se calmèrent. Cependant, afîn de prévenir la rechute Sydenham fil er.core prendre de temps en temps du laud-mum', à doses décroissantes, et recommanda le repos le plus absolu durant quelques jours ( op. cit., p. 216 )

En employant ainsi l'opium , j'ai reuss. , dans e choléra épidémique de 1832 , à arrêter la marche si rapide de celte affection chez quelques malades. Comme Sydenham ]e l'administrais toujours avec une très-petite quanlil^ de véhicule. Dans le choléra algide, j'employais de préférence la teinture ammoniacale d'opium (élixir parégorique du codex] , afin tout en calmant les symptômes nerveux, d'exciter plus promptemcnt le système circulatoire et de provoquer ainsi une réaction plus prompte (1). Je tenais en même temps le ventre libre au moyen de lavements composes de miel de mercuriale et de sel de Glauber, parce que j'avais remarqué que la suppression subite des selles augmentait l'intensité

de la maladie. „ ., ,

M. Bataille a communiqué a la Société medico-pratiqiie de Paris, l'observation suivante : « Un maître maçon, après line contrariété violente , fut pris lout-à-coup des symptômes du choléra asiatique : diarrhée séreuse et blanche , vomissements, teinte cyanosée, absence complète d'urine. La mort semblait imminente, lorsque M. Bataille administra l'opium à la dose d'un quart de grain de demi-heure en demi-heure. A la onzième prise , la sueur et les urines se rétablirent, et tous les accidents se dissipèrent ; le malade marcha promptemcnt vers la guérison. C'est le second exemple de guérison semblable que M. Bataille a obtenu par le même moyen. » {Journ. de médecine et de chirurg. prat. , t. xix , ». 370.— 1848).

Colique mélallique , colique de plomb. L'opium calme toujours les symptômes nerveux de cette affection , et peut souvent la guérir. Tronchin la traitait par l'opium uni au camphre. Stoll employait une mixture composée de 50 cenligram. d'opium, de 180 gram. de fleurs de camomille, de 6 gram. d'extrait de fleurs de camomille , et de 45 gram. de sirop de la même fleur. Dehaen donnait 5 centigr. d'opium toutes les trois heures. Brachet de Lyon ( de l'emploi de l'opium dans les phlcgmasies , etc., p. 187) , approuve cette

(i) Je viens d'oblenir, pour provoquer celte réaction et l.i maintenir, les plus heureux cfTets du perclilorure d'or et de sodium en friction* dans la bouche, à la dose de 4 cent, de quart-d'heure en quart-d'heure, jusqu'à effet manifeste sur le système sanguin, dont l'anéantissement eit si pronon«ë dans le choléra cptddmique.

mélhode et cite des faits à l^ippui. Le docteur Bricheteau emploie depuis près de vingt ans l'opium à dose progressive, en commençant par dix centigram, à prendre à deux heures d'intervalle, avec lavements laudanisés, emplâtres opiacés sur le ventre, sans jamais avoir recours aux éméto-catliarliques {Arcfdves générales de médecine, t.y^xxi, /a 332). MM. Bouvier e! Mai'tin Solon [Thèses de Paris , n" 132) emploient le chlorydrate de morphine à dose progressive en commençant par 1 centigram. jusqu'à 35 centigram. dans les vingt-quatre heui-es. M. Tanquerel [Traité des maladies de plomb , 1. 1, pag. 374 et suivantes) a vu donner l'opium et le chlorydrate de morphine seuls dans quatre-vingt-quatre cas. Dans les cas les moins intenses, la guéi'ison a eu lieu dans l'espace de cinq à six jours ; ceux d'intensité moyenne ont résisté de six à sept jours ; les graves n'ont cédé , lerme moyen, qu'au bout de huit à dix jours. Sur ces quatre-vingtquatre cas il a eu occasion d'observer cinq rechutes, quatre paralysies, trois encéphalopathies. Dans vingt-cinq cas d'intensité variable la maladie a résisté à cette médication ; mais dans huit cas de colique violente , et deux d'entensilé moyenne, les opiacés ont fait cesser en quelques jours la colique après l'emploi infructueux des vomi-purgatifs. Enfin, M. Tanquerel i-egarde le traitement de la colique saturnine par les opiacés comme étant supérieur à tous ceux qui ont été employés jusqu'à ce jour.

Delirium tremens. L'opium à petites doses fréquemment répétées, et porté même progressivement à une dose élevée, est d'une efficacité reconnue clans celte affection , que l'on considère aujourd'hui comme essenliellement nerveuse , et contre laquelle on emploie bien i-arement la saignée qui , le plus souvent, s'est montrée nuisible.

Inflammations internes. L'opium . en principe général , <».st nuisible dans les inflammations. Cependant, ainsi que le fait judicieusement remarquer Hufeland [op. cit.), quand, après avoir convenablement insisté sur les émissions sanguines générales et locales , on voit les symptômes de l'inîlammation persister, comme cela arrive quelquefois dans la pleurésie à l'égard du point de côté, de la toux et de la difficulté de respirer, avec pouls fébrile, petit et ne permollanl plus la saignée, l'opium est l'unique remède ,- il éteint l'excès de sensibilité, le spasme, et rend en même temps aux vaisseaux le degré d'énergie nécessaire à la résorpiion du »ang stagnant dans la partie affectée. Quatre saignées , au rappoît d'Huxam , n'avaient pas guéri complètement uno âèvreavsc violante douleur dtt côié. L« laudanum et lo sirop

j- A. i. rin^e élevée calmèrent la douleur d'abord , è cl t^é Tès-saluwire. » Q.K.nd, après les enuss.on.

Samniaioire primitif est presque enlieremeni ^. Pe el ••1 . fnif n!-iro -i la débilité i^énérale, avec persisiance fl é,a " x ou spasmodicîue. Toutefois ne la.sson, naTWno re ■ qu'il y a des pleurésies dans lesquelles 1 nnam- ^?a,fen ès subordonnée! dès le principe, ^^^^^^^^^'^ v^. ément esseniiellenient nerveux, el qm sonl efricaeeraen colnbaaùes par Topium quand les saignées générales «t inp-ilpsontété toul-à-fail inrructueuses.

ïe pra ic en ne confondra point l'oppression des forces aue l'on observe quelquefois dans l'inflammal.on portée à ui^^lmu degré , comme dans quelques cas de pneumonie e de ple™^^ avec la débilité réelle : celle apparence defaiSestcombailue rationnellement par la sa.gnee fan lis ^ue l'opium ne fait que l'aggraver en procurant un cabne u-^nneur (i) : la douleur cesse , mais l'inflammation, au Lu dTse terminer par résolution , passe à la gangrène, à l'engorgement chronique., ou a la suppuration. ^

(.) Je n'ai jamais renconlr.i finciication cl. l'opl-m .tans Pneumonie fr.ncl.c c,ù il pourrait, cl ailieurs, avoir le taclun.x nv:onven.ent cle sup S t Vexpeinranon ; mai. je l'ai «o-^enl assoc. a,. Urtre j .b,^^^ kern>è3. c-n.ploy.!s, soit à petites dose ,-p.u,r ca mer la o-.x ^[^^^^l^^'.^^^ même temps ^expectoration clans la pénu. le de resolnUon. POU' eta blir plus facilement la loiérance vlans l'adra.n.stralion a dose contio-stinmlai.te de ces préparations antin.oniaies. H'...;, c*. fx-

l 'diat (le debiliK- et de^-pasme doironreux cpii en reclameiait l usaReex cluIif,Me pourrait êire que lerésultat dVu. Irailemenl ptue-nentantiplo^sliane et surtout de l'emploi des sai^née^ coup sur coup u.ed.odequ. nt. m a Pi/s réusM riiez les paysans, et cpie je n'euDloie m i la empanne ni ft a îille depuis rp.e l erplri^-nce m'a dcn.onlré l'excellence de la cloc nne de RMSori c^>nt! e la pneumonie. La prompte resoLition opérée par 1 emcl que à dose r.onlro-stimulante, après, loulelois, avoir pralique, dans la la plui.art des cas, une ou deux saignée s suivant Tage, le temperamment du n.alade ou rintensité de la maladie, m a pr. s.pu- louiours ^''spense ,!e l'emploi de tout autre moyen. Je pnisas^ur.'r «'mine M. IVlunarei (du mcd. des villes et du mùd. de campagne, 2". cdu. p. l89j avo.r obtenu par celle méthode onze auérisoi. s compléle> sin- douze mala.lcs, maigre les complications ou iescircons anœs les plus détavo: ables. Chez les sujet» débiles cl les vieillards je nrabsiiens même des émissions sanguines ije m'en tiens à rémédciue liante dose, et je réussis dans ces (luxions do poitrine qui autrefois étaient mortelles par délaul de réaction, par eugoucine»at des organes respiratoire.

Le praticien prendra pour guide , dans les e«s de phlefmasie qui semblent indiquer l'emploi de l'opium , l'élat du pouls. Il faut qu'il soit mou et faible ; si , sous l'influence du médicament, il redevient dur et fréquent, c'est qu'il reste encore un état inflammatoire qui en interdit l'usage.

Hémorrhagies. Ce que nous avons dit des inflammations par rapport à l'usage de l'opium , peut s'appliquer aux hémorrhagies actives. Il est nuisible dans tous les cas où il y a élat phlegmasique ou plélhorique, soii général, soit local. Mais, lorsque cet élat a été combaltu paroles saignées, et que des symptômes nerveux ou spasmodiques avec débilité existent, l'opium peut être utilement employé. Il est même des hémorrhagies primitivement et exclusivement causées par le spasme ou l'irritation nerveuse, et qui cèdent à l'opium. Certaines ménorrhagies sont dans ce cas : Vbi spasmorum et dolorum ferocia, quod suhinde in puerperio, item post abortum, atquein hyfmconchriaca et hysterica passione affectis evenit, sangvinis profluvium ciet, confugiendum utique ad ea,qiicB blanda et anodijna m dolores et motus effrenos solidorum plaçant alque sedant ( F. Hoffmanni,med. ration, syst., t. iv, p. i 12, halœ magdeb., i73Q). Voyez, plus bas, l'emploi de l'opium dans Vavortement.

Dans l'hémoptysie, lorsque la pléthore et le molimen hémorrhagique ont été suffisamment combattus, l'opium peut, en diminuant l'irrifaiion des bronches et la toux , empêcher l'afflux du sang et l'hémorrhagie qui en est la conséquence.

Affections, catarrhales pulmonaires, toux, coqueluche, etc. Comme dans les autres phlegmasies, l'opium est nuisible dans la période inflammatoire du catarrhe pulmonaire aigu ; mais il peut être très-utile associé aux expectorants, tels que l'ipécacuanha , le narcisse des prés, la bryone, l'arum , le kermès, le tartre slibié , dans la période d'atonie et dans la bronchite chronique. J'ai vu des bronchites chroniques graves, qu'on aurait pu prendre avant l'emploi de l'auscultation et de la percussion pour des phthisics confirmées , céder à l'usage de l'opium associé au tartre stibié et administré à petites doses fréquemment répétées. L'opium peut être aussi de quelque utilité dans la période nerveuse de la coqueluche; mais comme celte maladie sévit particulièrement chez les enfants, et qu'elle détermine par les efl'oris de la toux l'afflux du sang au cerveau , il ne faut l'employer qu'avec beaucoup de circonspection. Dans certaines phthisies sèches et nerveuses, où il s'agit de diminuer le spasme local

« re.,U«.io» générale de

fr;^e^ï;S.:'<ie1'Sr :f S ^ ..'secondé

eqmasies cutanées. " '-"'^'1"'^'„ ^, ,,,.;„,' fip nroTf'S „i, nerveuse, la suppnrauon ne ' vers U- c nnuièmo ou sixième jour après 1 «l'U'l'O». '1''^' =

^dl^énè,; e,', une -crétion séreuse^^^^^^^^^^^^^^ lonsneserempl.ssenipoinh q I Isp'emjnin

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^'^.0^1 pns r,tven P soit plus apte que l'opium a

lï^o . les de, laudanum liquide, ou une once fej^v^tTel cod^dans l'eau de Oeurs.de F''^^^Tf f^^Tla n aM^^^

^ do^^^^^^^^^ J'ai vu plusieurs fois le déhre le plus

l^o enrîes sympiômes ataxiques les plus graves accompainanfli varioirconauente, céder comme par enchantemem t Tadm nis par la bouche ou en lavement peu volu-

m neux de 8 15 ou 20 gouUes de laudanum chaque jour.

La oùx qui accompa^ïne ordinairement la rougeole et qm est qXiefôi d-une 1-réquence qui fatique beaucoup le malade est constamment calmée et cesse même par emploi de 1 OT^^^^^^^^^^ ce cas je donne, à l'exemple de Sydenham, le sirop diacode, surtout pendant la nuit.

F 'm mtermittcntcs. Depuis Svdenha.i, on a employé l'opium à doses plus ou moins élevées pour combattre les lèvres intermittentes qui , à cause d'un état nerveux plus prononcé cèdent souvent à ce médicament après avoir résTstT au quinquina. Il ne faut alors donner 1 op.um que deux ou trclis heures avant le. moment le frisson do^^^^ arriver afin d'a-ir sur l'éréthisme nerveux. Il sei ait très nSlè!à grande dose, s'il agissait long-temps avan rapparil on de la fièvre , lorsque le sujel^est dans son eta normal. « J^ai vu une femme, dit Mérat {Dict. des Sciences méd., t. XXXVII, p. 486 et 487), à la clinique inlerne de la faculté, à qui j'avais prescrit quatre-vingts gouttes de laudanum pourcômbattre une fièvre intermiitenie grave ; maigre ma recommandation , on les lui fit prendre aussitôt la distribution des médicaments, tandis que son accès ne devait

Yftnir <iue le soir ; et elle périt dp r.arcoiisme. » l'allope ayaal obtenu, pour ses dissections , Ut corps d'un homme qu'oa devait supplicier et qui avait une (ièvre ijuermittenle quarte, voulait le faire mourir avec de l'opium : deux ijros /8 gram,} que le condamné prenait vers l'accès , ne produisaient aucun efiet; la même dose, prise après le paroxisme, le fit succomber (Houllier, de morbis intern., lib. i.) Ces faits s'expliquent par le degré d'éréthisme du système nerveux , et rentrent dans ceux dont nous avons déjà parlé.

L'opium peut être très-utile contre les symptômes nerveux d'une fièvre iniermitlentc pernicieuse, tels que ceux, par exemple, qui simulent l'apoplexie et qui sont loin de céder à la saignée. Bufcland, en administrant pendant l'ap^exie yr 30 gram. de quinquina comme antipériodique, ajoutait tou-^ jours 5 centigram. d'opium.

Je pourrais rappoi-ier ici de nombreux cas de fièvres pernicieuses cardialgiques ou cholériques, observés dans les marais du Calaisis, et dans lesquels l'opium a pu seul, en dissipant les symptômes elïrayants de l'accès , me mettre à même d'en prévenir le retour au moyen du quinquina donné à grande dose pendant l'apyrexie. Combien de fois n'ai-je pas vu , dans ces cas, un vomissement continuel , avec douleur aiguë ou déchirante de l'estomac {morsus ventriculi]', altération des traits, petitesse du pouls, sueur glulineuse. anxiété extrême , épuisement des forces , céder à l'emploi simultané des révulsifs à l'extérieur, tels que sinapismes , vésicatoires , frictions avec l'alcool camphré et l'ammoniaque, etc,, et de l'opium gommeux administré à doses croissantes et fréquemment répétées.

Le docteur Peysson a préconisé, contre les fièvres intermittentes ordinaires, l'opium mêlé au tartre stibié, de chaque 5 centigram. dans une potion mucilagineuse de 200 gram., à prendre par cuillerées de deux heures en deux heures.

Fièvre nerveuse, fiè'ore typhoïde, typhus. L'opium est constamment nuisible dans ces fièvres , lorsqu'il existe à la fois congestion sanguine et phlegmasie cérébi-ale. Il y a quatre cas, suivant Hufeland, dans lesquels l'opium est salutaire, même indispensable, chez les malades atteints de fièvres nerveuses ou typhoïdes : 1° quand la maladie est purement nerveuse par causes débilitantes, ou survenue chez un sujet déjà nerveux, et qui n'offre simultanément aucun signe d'inflammation. 2" Lorsqu'après avoir suffisamment employé les émissions sanguines, le froid et les évacuants, les signes de la congestion disparaissant, le délir» persiste on même dégénère e« fur^^ir ; dan» c« cas , Huf«-

Un.l conseille d'associer l'opiuni au calomélas. S» Lôr$fl[Ti«

d?s le p-hVèrpe il y a diarrhée , dysenterie ou choléra, afm de calmer rirriiaiion du tube digestif et d'arn^er des évacuafions qui épuisent les forces. « Lui seul , ^'t Hu^land a ete eflkace dai s le typhus qui ravagea la Prusse en 1806 et 180 / . et dmnt diarHÎée était la compagne essentielle (o^ a^ i 647] » 40 Lorsque les forces sont au plus bas, et que les excitants les plus énergiques ne peuvent relever le pouls ! Je e co^^^ pas, dit l'auteur que nous venons de citer, d'^ meilS moy?n que d'ajouter du laudanum aux autres slin"uï- l î par^eliies doses fréquemment répétées. Pour 'pprS c^l estimable don du cieL il faut l'avoir vu, en une £ÏAe Zi,vem\v^ calme, plein et fort le pouls qui était petit et fréauent, faire cesser le délire, rendre la connaissance au malade, arrêter les évacuations épuisantes , en un mot, produire une métamorphose véritablement miraculeuse. »

Aliénations mentales. L'opium n'est utile dans les vesanies que lorsqu'elles sont purement survenuses, accompagnées de débilité ou reconnaissant cette dernière pour cause mr suite de l'abus des spiritueux, des plaisirs de 1 amour, etc Quand il v a excitation vasculaire du cerveau ou des en-oi-ements abdominaux, ainsi qu'on en observe quelquefoi! dans la mélancolie, l'opium ne peut que nuire.

Rhumatisme articulaire aigu. Apres la saignée répétée, et lorsque la diathèse inflammatoire est considérablement diminuée, j'emploie toujours avec succès. l'opium dans le rhumatisme aigu. Je donne 5 cenligram. d extrait aqueux de cette substance toutes les deux heures ; il ne provoque pas' le sommeil, mais il calme la douleur et produit une transpiration continuelle qui donne quelquefois lieu a une éruption cutanée ordinairement de forme miliaire. Lorsque j'ai trop à craindre l'action stimulante de l'opium sur le système sanguin, je joints à l'usage de ce médicament celui du tartre stibié à dose contro-slimulante. Je donne alternalivement 5 centigrammes de ce dernier, et autant d'extrait ffommeux d'opium , toutes les trois heures d'abord, ensuite toutes les deux heures, et même toutes les heures. Lorsque le tartre stibié ne provoque pas d'évacuations alvines, je fais administrer l'huile de ricin tous les deux jours. Ce traitement, en diminuant à la fois l'activité du système sanguin et l'éréthisme nerveux, tandis qu'il stimule au contraire 1« système cutané, dont il favorise les fonctions sécrétoires, prévient la rétrocession de l'affection sur le péricarde, modère les symptôme» et Ahrbqts considérablement la durée d« lamaladie.

Aùorltmenl, accouchement, etal puerpéral. L'opium est tin remède précieux pour prévenir l'avortement. II fait cesser les contractions prématurées de l'utérus. J'ai eu à me louer de son emploi dans un grand nombre de cas où l'avortement semblait imminent. Je donne le laudanum liquide dans uno potion ou dans un tiers de lavement émollieiit, après, toutefois , avoir vidé les gros intestins au moyen de lavements simples et entiers. Certe dernière précaution est d'autant plus nécessaire que souvent la constipation suffit seule pour produire l'avortement (i).

M. le professeur Dubois et le docteur Guillemot ont employé le laudanum avec un succès remarquable pour enrayer les contractions utérines et prévenir l'avortement. Ce moyen, précédé de la saignée quand il y a pléthore locale ou générale , convient dans les cas oii les symptômes d'avortement sont déterminés par des excitants exiériein^s, l'irritation d'un organe voisin de la matrice, un coup, une chute, une commotion, une impression morale profonde et subite. L'opium convient encore, aidé du repos et de la position horizontale, pour prévenir les fausses-couches qui se succèdent, par une sorte d'habitude , presqu'aux mêmes termes de la grossesse.

(i) Une accumulation considérable de malièrcs fecalps peut se former dans le dernier intestin, provocjuer mi travail seml)lable à celui de l'enfantement et produire même un accouchement prématuré. Je rapporterai à celte occasion, comme très remarcpialjle, le fait suivant : Mad""= Mignien, de Sanit- F'ierre-les-Calais, age'e de quarante ans, d'un temperamenf lymphatico sanguin, ifune forte constitution, enceinte, pour la

firemière fois, de six mois et demi environ, é|irouvait, disait-on, les dnururs de l'enfantement depuis la veille au soir, lorsque, le vingt six de'cembredSJS, à sept henns du matin, je fus appelé pour lui donner mes soins, l/augmenlation considérable des 'iouleurs expiilti iccs, une grande agitation, un pouls accéléré, des vomissements violents et répétés, semblaient, en effet, annoncer im accouclicment prochain. Vouiàiit, |)ar le fouclicr, m'assnrei- de l'élat des choses, je rencontrai un obstacle instirmontable à Tint roduci ion du dnigt ; une luniein- très volimiineiisc,formée

fiar une fiandc (piaulité de matières fécales duicieset agg!om<M('es ilaus e rectum, qu'elle; avaient <'normémenf dilaté el port(; en ImuI et en bas, effaçait |ire.sq:ie corn|)lètemeMt le vagin. J'avais commencé à videi ce sac sieicoral au moyen d'une petite cuilh're en fer cnduile de graisse et inlroduile dans l'anus, kirsqne, par de fortes coniractions et peiid.int des effoils de vomisscmenls, presr|ii(î toute la m;issc fut violenniient expulsée. Le calme, avec afraifisement, S'uccckl.i conuric après raccoucliemcnt le plus laborieux : le col ut('rin, cITacé, atleslail un commencement de travail mécaniquement provoqué ; mais une saignée, indiquée par le développement el la dureté du pouls, un lavement émollient rpii entraîna le reste de l'accumulation fécale, et, enfin, un quart de lavement avec d5 gouttes de laudanum liquide, firent rentrer fout flans l'ordre. On prévint nlférieurcmcnt la constipation, la grossesse inareha sans trouble, et Tac- «oucbeineat eut lieu au terme naturel.

M Guillemot rapporte [Archives générales de M éd., ms) robservation d'une dame qui déjà était accouchée cinq fois nrématurément sans avoir jamais pu dépasser 1 époque de dnq mo s de grossesse, et à laquelle des lavements simples, auxquels on ajoutait quelquefois le laudanum , fu-'^nt prescrits ; mais , comme ce dernier médicament augmentait la constipation on en fit des frictions à la partie int^^ne des cuisses. La grossesse marcha sans accidents , et 1 accouchement eut lieu à terme. Il est évident que 1 avortement qui ÏJconna t pour cause la mort du fœtus , des lésions graves de ses mmexes, des altérations pathologiques de l'utérus, etc., es i'Xitabléet même nécessaire. Mais alors, direz-vous. comment distinguer ces cas de ceux dont nous venons de parler et contre lesquels lopium agit efficacement? Le doute ici ne doit point arrêter le praticien ; si l'opium suspend un travail nécessaire, la nature, plus puissante que la médication reproduit ses elforts conservateurs et met hn , en expulsant les produits de la conception , à une grossesse devenue impossible. Le laudanum administre en lavement ao-il plus efficacement, suivant M. le professeur Dubois, pour prévenir l'avortement, que lorsqu'il est donne par la bouche.

Après la saignée , Deventer donnait souvent l'opium pendant les douleurs de l'accouchement, soit pour calmer l'irritation, soit pour mûrir le travail. Ce moyen peut être utile lorsqu'il y a rigidité spasmodique du col de la matrice. Une femme qui était en travail depuis quarante-huit heures , fut mise , par le conseil du professeur Alphonse Leroy, dans le bain après avoir été saignée deux fois ; il lui fit prendre de l'alkali volatil avec du laudanum ; la femme s'endormit, et la matrice reprenant de l'énergie , l'accouchement fut heureux. J'ai employé avec avantage , dans les cas où la débilite générale de la femme rendait le travail long et Irès-pénible, la teinture ammoniacale d'opium. Sous l'influence de ce médicament , le pouls se relevait , le courage renaissait,^ les contractions utérines se reproduisaient plus fortes, et l'accoi.v.iemont s'opérait. Ce stimulant ne produit pas le même effet que le seigle ergoté. Ce dernier a une action prompte, ruo-ace et spéciale sur l'utérus tombé dans l'inertie; tandis que l'opium , uni à l'ammoniaque , a des effets plus durables et est plus particulicremenl indiqué dans la débilité réelle et générale. Lorsque les tranchées qui suivent l'accouches ment sont trop violentes, l'opium seul peut les calmer ; on donne alors le sirop diacode ou le laudanum liquide ea potion à prendre par cuillerées de temps en temps. 11 n'ost pa« d'accoucheurs qui n'ait été à môme de rccon-

imlli'e le bietiftiii de l'opium ndrninistré après un aecouche- Bienl irès-doulourcux et qui a jeté le trouble dans toutes lei fonctions ; il rend le calme au système nerveux et rétablit en même temps le rhythme naturel de la circulation et l'harmonie organique.

Diabète ( Polyurie ou diabète insipide — Glucosnrie ou diabète sucré). ^Elius, Willis, Waren, Rollo, Ilufeland , Moncy et d'autres auteurs, ont vanté les bons elîets de l'opium dans cette maladie. Moncy {mcd. chirurg. trans. ofLoncL, 1814 ), veut qu'on élève progressivement la dose de l'opium jusqu'à en prescrire i gram, 20 centigr. par jour. Tommasini a été jusqu'à 3 grammes dans les vingt-quatre heures. Suivant la plupart des médecins qui ont employé l'opium dans le diabète, on doit donner des doses considérables de ce médicament, et aller jusqu'à produire le narcolisme. Toutefois, on ne doit arriver à de telles quantités que graduellement et avec beaucoup de prudence.

« Ce remède, dit M. Valleix [Guide du Méd. prat., t.\u, p. 396; Pom, 1846) , n'est pas sans utilité ; mais si l'on examine attentivement les cas de guérison rapportés par les auteurs, on voit qu'il s'agit d'une simple polyurie, ou qu'il n'y a eu qu'amélioration passagère, et l'efficacité de l'opium devient très-conlesiable sous ce rapport (i). »

Syphilis. L'opium n'est pas, comme quelques auteurs l'ont cru , un remède spécifique contre la syphilis. Son efficacité dans celle maladie n'est que relative. Il s'est montré trèsutile, l°contre les symptômes douloureux de cette aiïeclion ; 2° quand le mercure ne. produit plus d'effet contre des symptômes dont la persisiance peut être attribuée à une irritation sourde, ou à l'érélhisme du système nerveux; 30 en l'associant au mercure pour rendre les effets de ce dernier plus rapides, plus énergiques, prévenir en même

fO D'après la Iheorie de M. Miallie (compicf rendus de l'Âcadcmic des Sciences, 4844 et 4845 ), afipiijee sur des expériences concluanles, le diabète sucrd est causé par une altération des fonctions assimilatrices qui empêche la Iran: formation du sucre f provenant de la matière féculante) par un sang alkilin et tel qu'il est dans l'état normal. Le sang des diabétiques élani neutre ou acide, la iransformation de la glucose en matière l'e soxigénanfenepeut s'opérer ; le sucre devient un corps étranger dans l'économie, et, comme tel, est rejeté par les reins. C'est au défaut «l'alcalinité du sang qu'il faut remédier. Le bi-carbonate de soude, l'eau de "Vicby, la magnésie, l'eau de chaux, en faisant p.u vcrlir une quantité «uflisante d'alcali dans le sang, remplissent cette indication. Un fait trèiintércsiant, recueilli par MM. Mialhe et Contour, et communique le 9 ^■iJIct 4$4/4 à l'Acad«iuiio de Médecine, rt«ut confirmer celto lb«forie.

lemps riiTiUUiou gasîio-intcstinale ei la salivation ; M" pour favoriser l'iinpiilsiou vers la périphérie et provoquer ainsi des sueurs qui éliminent à la fois le principe morbifique et l'agent métallique hétérogène , dont le séjour trop longtemps prolongé dans l'économie peut occasionner des accidents plus ou moins graves ; 5" quand ces derniers accidents existent, qu'il v a reliquats vénériens, vérole dégénérée et en même temps maladie mercurielle,dyscrasie toute spéciale avec anémie , atonie des organes. J'ai vu maintes fois l opium produire, en pareil cas, des effets merveilleux et que favorisaient dans quelques circonstances les pi-éparations de salsepareille et, comme succédanées de cette dernière , les décoctions concentrées de racines de bardane , de liges de douce-amère , de brou de noix , d'écorce de mézéréon , etc.

Gangrène externe. L'opium convient dans la gangrène qui dépend essentiellement d'un défaut de vitalité, telle que celle qu'on observe chez les vieillards ( gangrène sénile) , quand, toutefois, la tendance h la congestion cérébrale , si fréquente à cet âge, n'en conlre-indique pas l'emploi. Mais c'est surtout contre la gangrène de Pott, ordinairement caractérisée par des douleurs tellement vives , qu'on peut la considérer comme liée à une affection essentiellement névralgique, que l'opium s'est montré presque toujours efficace (1).

L'action simultanée de ce précieux médicament sur le système nerveux comme sédatif et sur le système sanguin comme excitant, est ici de la dernière évidence, puisque, en effet, peu de temps après son administration les douleurs cessent en même temps que le pouls se relève et que la réaction organique arrête la gangrène. Entre plusieurs exemples que je pourrais citer à cette occasion, je rapporterai le suivant : « Le sieur Fourcroy, mégissier à Samer, d'un tempérament lymphatico-sanguin , ayant toujours joui d'une bonne santé , avait été atteint , à cinquante ans, de congélation au gros orieil du pied gauche, lequel était resté, depuis lors, dans un état d'engourdissemeni, de fournn'llement douloureux qui augmentait par la fatigue, les variations atmosphériques et surtout par l'impression du froid. A l'âge de soixante-dix ans ( vingt ans après) les douleurs de l'orteil deviennent continuelles , le sommeil et l'appétit

(O'On pourrait , ce me semble, afin d'en désigner le caractère spécial, doinicr à cette affection le nom de gangrène névralgique. Elle est en effet: , nccompagnée de douleurs nerveuses plus ou moins vives , et s'arrête, le plus souvent , aussitôt que ces dmilenrs sont appaisées par l'effrt de l'opium.

se |)ci'tltînt, les forces dimiimeiil, uii point brnn-noirAlre, do la giandeui' d'une lentille, se montre à l'exlrémilé, s'étend et annonce bientôt une véritable gangrène qui , en peu de jours , envahit la moitié de l'orteil. L'emploi du quinquina à l'intérieur el à l'extérieur n'a produit aucun efi'el. A mon arrivée (10 juin 1837) je trouve le malade dans l'étal suivant : l'orteil esl sphacélé, sec, et la gangrène gagne la partie supérieure du pied ; les parties environnantes sont tuméfiées cl d'un rouge bleuâtre vers le point aiïecté. Des douleurs déchirantes et évidemment nerveuses partent de ce point el s'irradient sur toute l'étendue du pied ; le pouls est petit et fréquent (86 pulsations) ; le malade qui, depuis quinze jours, n'a pu goûter un seul instant de repos, est découragé et invoque la mort comme terme de ses horribles souffrances.

Me rappelant les succès obtenus par Poit en pareil cas , je fais aussitôt remplacer les applications toniques par des émoUients, et je prescris l'extrait gommeux d'opium à la dose de 5 centigram. de trois heures en trois heures. Dés la nuit suivante, el après l'administration de 23 centig. de ce médicament, la douleur se calme, le pouls est moins fréquent (80 pulsations) et se développe. Le lendemain , la même dose d'opium est donnée de deux heures en deux heures. Après quarante-huit heures les douleurs cessent presqu'entièrement, et le malade, tranquille, joyeux même, n'a eu cependant que deux heures de sommeil. Le pouls est relevé et a son rythme presque normal (75 puisai.) ; la chaleur de la peau est halitueuse, une inflammation franche se manifeste autour de la partie malade el borne la gangrène. A.U bout de quelques jours le sommeil revient , une suppuration de bonne nature s'établit, les forces se réparent; les doses d'opium sont graduellement éloignées, de manière qu'après le huitième jour le malade n'en prend plus qu'une matin et soir. La séparation spontanée de l'orteil s'opère peu à peu, et, après la chute totale de ce dernier, il reste inférieurement un lambeau qui, ramené et maintenu sur la surface articulaire du premier os métarlalien , au moyen de bandelettes agglutinaiives , diminue considérablement l'étendue de la plaie el en facilite ainsi la cicatrisation.

Plaies et ulcères, « L'opium , dit Hufeland . possède une anlilude spéciale à favoriser la suppuration et a faire naître un pus de bonne qualité. On peut tirer un parti avantageux de cette propriété dans une foule de circonstances [op. cit., n 6'>7 ;» Il convient, par conséquent, dans les ulcères sordides .ichoreux , putrides, gangréncux , dans la pourrilure

rniàr)ilal elc. J'ai employé avec succès l'opium à l'inlérieur Ifl exléHeur contre les ulcères rouges, exirômoment se.i- «iiblps d'un caractère é ré llii que. , ^ ,

l'/U/o/c/e i:opmm comme palhaUf. Lorsque les maux sont Tncurables l'opium nous reste comuie une dermère reioirce pour calmer la douleur, consoler le malade, relevé son courage, et le conduire, bercé par 1 espérance . u^;?aux derniers linutes de la vie. « J-'^^^'^î^ Jj^l; iement dit Hufeland [op. cil , pag. 628 et G29) , la tnslc pSn du phthisique incurable, qui s'avance peu a peu vei- la tombe, au milieu des plus cruels etouffements ; les Xi ses douleurs qui tourmentent jour et mut 1 infortune a tei t d'un cancer , à l'activité dévorante duquel r.en ne peut le soustraire ; la longue agonie de l'homme frappe d une hydropisie de poitrine. En pareil cas qui voudrait être n^édecin sans opium? Combien de malades ce médicament n'a tTpornt arrachés au désespoir!.... Non-seulement l'opium enlève les douleurs de la mort , mais il inspire le courage de mourir ; il contribue même physiquement a faire naître la disposition morale qui rend 1 esprit apte a s élever dans les régions célestes. . „ .

« Un faU tout récent, pris parmi tant d autres que je pourrais citer, suffira pour exemple. Un homme, tourmente depuis longtemps par des douleurs de poitrine et des vomiques , fut enfin aux portes de la mort ; une effroyable agonie, aecompa'^née d'étouffemenls continuels, s empara de lui et le plono-ea dans un véritable désespoir ; c'était un spectacle horrible à voir, et qui frappait de terreur les assistants eux-mêmes. Vers midi cet homme prit, toutes les heures, 2 centi"- d'opium ; au bout de trois heures , il était devenu calme -"après en avoir avalé 20 centigr., il céda au sommeil et dormit plusieurs heures ; il se réveilla tout dispos, sans douleur ni anxiété , et si calme, si fortifié au moral, qu'il prit congé des siens avec courage, même avec une sorte de gaîlé, leur donna sa bénédiction , et se rendormit tranquillement'pour ne plus se réveiller ici-bas. » . j- , ,

Emploi de l'opium à l'extérieur. Nous avons indique les divers modes d'emploi de l'opium à l'extérieur. Le plus ordinairement, dans ce cas, on a pour but unique de calmer la douleur locale, bien que par cette voie l'on puisse obtenir des effets semblables à ceux que produit l'ingestion de ropium dans les voies digeslives. Cependant, sous ce dernier point de vue, l'opium , employé par la méthode intraleptique, a des effets plus ou moins incertains, car on ne peut jamais s'assurer de la quantité exacte du médicament

(jbsorbé, les coîiclhioiis d'absorplioii de la prau variant sRTiv f'<!8.se dans les divcirses circonstances de santé ou de maladies. Il résulte de celte variation , que des applications de préparations opiacées sur la peau, ont souvent donné lieu à des empoisonnemenls mortels, surtout chez les enfants. J'ai vu l'application sur l'abdomen, d'une compresse imbibée d'eau lièdc avec addition de 15 gouttes de laudanum liquide, chez un enfant de dix-liuil mois atteint de coliques, produire un assoupissement inquiélanl, et qui, heureusement, s'est dissipé après l'application de deux sangsues derrière chaque oreille. Le pansement des brûlures avec le cératlaudanisé peut anssî produire le narcotisme. Le Journal de Chimie (1836) rapporte un cas de narcotrsme très-grave survenu chez un enfant âgé de deux mois et quelques jours, par l'application pendant vingt-quatre heures d'un mélange de cérat et de 15 gouttes de laudanum liquide sur une excoriation irès-douloureuse située à la naissance du cou. Le visage était coloré , les pupilles dilatées et presque insensibles lumière, la respiration lente, le pouls obscur ; la déglutition ne s'opérait presque plus, et l'enfanlne poussait quelques cris que lorsqu'on pinçait assez fortement la peau. Quelques mouvements convulsifs et un rire sardonique le liraient de temps en temps de son immobilité. M. G. Pellelan , appelé pour lui donner des soins, fit aussitôt enlever le cérat laudanisé, et prescrivit quatre sangsues au bas-ventre. Bientôt la vie parut se ranimer, et l'enfant put avaler quelques petites cuillerées d'eau de groseilles, que l'on répéta tous les quarls-d'heure. Les symptômes de narcotisme ne disparurent complètement que le troisième jour.

L'emploi de l'opium à l'extérieur, par la méthode endermique, est beaucoup plus sûre que par la méthode intraleptiqne. On met surtout cette méthode en usage dans les cas où il est nécessaire d'enlever prompiement une douleur vive ou lorsque l'estomac ne peut supporter aucune préparation opiacée. On se sert aujourd'hui de pi-éférence , pour cela, des sels de morphine, dont l'absorption est prompte et l'effet instantané (Voyez plus bas morphine\.

Les bains opiacés ont été employés dans le tétanos.Onfait dissoudre plusieurs onces d'opium dans l'eau du bain , et on y tient le malade pendant une ou deux heures, suivant

l'eiïet observé. , .

Si l'opium, administré en lavement, a paru produire moins d'effet que par la bouche, c'est parce que rmjection étant ordinairement rendue de suite, l'absorption n a pas le temps de s'opérer. Quand elle est retenue, l'efTet du narco-

dan? les allccliom ^«'"^^'^I^^l^l^^^^

le panans a son debul, les aueumu» douloii-

P"^"''t%'"ll'rrau?fa; ;r ^erédlca^em se

r onlnm osl fréaiiemmenl employé dans les collyres contre

dficacilé reconnue contre les laies de la cornée 0" c ni^^i^ •uissi d'ms les barbarismes contre la stomai le meicuneiic On ail comlln sonl atroces les Couleurs qu. a^ u npriodp aio-ûe delorchiie et de l'epididymiie b ennoi %J^:tXLne. (Gazette ^^1^:^'^^^^^ dissine en quelques heures en envcloppanl le teblicuie U une c nTesse'm^^ de laudanum pur, et ^^eco-.rte d .m morceau de laffeias gommé. L'organe f ^ ^«"^"^^..f ^e^^^^ et le travail inflammatoire enraye par ce 'OP'^I"^' ^ ; fj^^^^ le même efl-el , en pareil cas , des cataplasmes de feu.lles dt

^"Serprolongé de Topinn. à l'exléricur sur certaines excroissances, telles que les polypes du nez, clu condu. •uidilif du vagin . etc.. a pour résultat la flelrissure,et enfin la guér'ison de ces productions morbides. C'est un moyen trop négligé et que l'on devrait toujours employer aN-ant de se décideAi pratiquer une opération plus ou monis douloureuse: OucB medîmmenta non sanani, ea ferrmn sanat (Hipp.)

L'application topique d'une solution aqueuse d extrait d'oDiuin sur les plaies récentes faites par lacération , contusion ou érosion, avant que la période inflammalon^c ait commencé à se manifester, a eu, dans les mains de M. Begin ie succès le plus heureux [AvpUcat. de la Doctr. physwl. diaChiriirg. Paris, 1823). Cette solution calme mime • diatement la douleur, diminue considérablement 1 inllaminaiion suppuraiive et la tuméfaction eiivu-onnantc , et si of. ne lève l'appareil que très-lard , on a lieu d'être étonne des progrès rapides déjà faits vers la guérisoii. .Ne i)Ourrail-on

j)as employer avec avantacfe ce lopique après une opération chirurgicale, poui- prévenir la douleur, la violence de l'inflamnialion et la réaction fébrile qui en est la conséquence?

Morphine. Alcaloïde incolore, inodore, d'une saveui' amère, découvert par M. Sartuerner. Ce principe, le plus actif de l'opium, exerce sur l'économie une grande action narcotique, et convient dans tous les cas oii l'opium luimême est indiqué, surtout contre les affections névralgiques. Les sels, l'acétate, le sulfate, V hydrochlorate , etc., sont plus fréquemment employés, à cause de leur plus grande solubilité, qui permet tous les modes possibles d'administration, tandis que la morphine, étant insoluble, ne peut-être introduite par la méthode endermique : on ne peut guère la prescrire qu'en pilules ou en poudre, associée à une substance appropriée.

La dose de la morphine ou de ses sels, ne doit êire, au début, que de 1 ou 2 centigrammes, que l'on peut répéter une ou plusieurs fois dans les vingt-quatre heures, mais qu'il ne faut qu'augmenter qu'à quelques jours d'intervalle, l'habitude n'en émoussant que peu l'action. En généi'al, on ne dépasse pas 5 ou 10 centig. par jour. J'ai pu néanmoins, dans un cas de cancer utérim, arriver progressivement et sans inconvénient à la dose de 30 centigr. d'acétate de morphine dans les vingt-quatre heures. Néanmoins, lorsqu'un sel de morphine cesse de produire l'eflet ordinaire, il vaut mieux avoir recours à une autre espèce de sel de la même base, qui agit alors sans qu'il soit nécessaire d'élever la dose, que d'augmenter beaucoup la quantité de celui qu'on a primitivement employé.

L'acétate, le sulfate et le chlorhydrate de morphine s'emploient en pilules, en potion, en sirop contenant 12 milligram. par chaque 30 grammes. Le sulfate et le chlorydrate mérilent la préférence surl'acétafe. On emploie à l'extérieur line ponnnade d'aoétale de morphine (30 cent, sur 8 gram. d'axonge) en frictions contre les douleurs, les névralgies, la scialique, le lombago, la goutte, le rhumatisme, les douleurs qui succèdent au zona, le tenesme, elc.

Le chlorhydrate double de morphine et de codéine {sel de Gregory), plus en usage en Angleterre qu'en France, et qu'on administre comme les précédents , jouit, dit-on, de proi)riéiés plus sédatives que les sels de mor|)hine simples.

Emploi des sels de morphine par la méthode endermique. Cette méthode consiste à appliquer le sel de morphine sur le derme dénudé au moyen d'un vésicatoire, de la pommade de Gondret ou d'irn vésicanl quelconcpic. Le conlact du sel

, 1 . (ipniidéG une Joulcur assez vivo i

cause d'aboi-a sur la P^ lV.t.'*^" , espion l'absorption s'opcrc .„ais après çatc prc^^ Cet effet

de suite, 1 ^""^^"'" ^i ^nn répète les applications sur la s'.uraiblit 3^Voc^^fic^^ 'vitales apportées

même partie, .\ ion qui s'établissent a la

par rinflauimalion et la f "PP"!:'^^^^^ ciue d'un effet lent Surface du derme. Quand «^/.^^^^^^^^ des et modéré , on peut continuer l«n§^^"^P\ et vive d'un sels de morphine sur 'l'}^};^^'^^^^^^^ réclama vésicaloire ; mais lorsque l '"l^^^^''^^^^^^;^^ obligé do

rmôle fûn corps g.-as ou iu'on en saupoudre un emplulrc

dp Snint-Émilion, expérimente, depuis plus de dix ans, une nouv^e mS^^ d'introduction des médicaments dans ?Somiè Se qui consiste à les insinuer dans l'épaisseur dX neTu h ra dJ d'une lancette. Ses rechei-cbes ont tourf lim' PO té ur nos agents les plus actifs. « Si , après avou délavé m peu de morphine avec de l'eau pour en faire une S ? oi^^^cha -e de ce mélange l'extrémité d'une lancette a ïa cine^' e qu'on l'introduise'presque horizontalement sous Sienne ; trois millimèlrcs de profondeur, on observe nuSt un peu ^ gonflement et une teinte rosée autour de f pk'ûrë. Un lége^ prurit et de la chaleur se clevelq^^^^^^^ en même temps. Si on pratique plusieurs P^q^^'^^ , a POu de distance les unes des autres , la peau ''0"S'^P^^:'^^,"\^^4 «•h'ileur est plus vive. L'absoplion de la morphine s annonce bïf tôl par de la céphalgie, des bâillements, de la sécheresse

^^^(! ca?e nouvelle méthode remplace avec avantage celle des frictions, si souvent ineflicaces , et surtout celle des vesicatoires volants, à l'aide desquels on favorise 1 absorption culanée mais au risque de produire des ulcérations et des cicatrices Cette dernière considération est très-imporianlc pour les névralgies de la face , particulièrement chez les femmes. Avec l'inoculation , pas de cicatrice, pas de douleur , possibilité d'application sur tous les ponils de l éco-

nomie. »

« Afiu de r..,ulre l'absorpUon de la morphine plus complote M. Lafaryue humecte à plusieurs reprises les surfaces mocuiees avec une solution narcolirpje.

« Dans le trailemenl de la sciatique aiguc, M. Lafarffue combine tres-heureusemenl Taclion des ventouses scoriffées et celle des narcotiques. Dès qu'il ne sort plus de sanff par les incisions, on introduit au fond des plaies de la pâle de morphine. La guérison s'obtient ainsi avec une promptitude l'cmarquable.

« L'inoculation procure un soulagement immédiat dans les cas de démangeaisons rebelles des parties génitales, de douleurs vives succédant au zona. Pratiquée sur les gencives ou sur les joues , pour conjurer l'odontalgie. elle calme comme par enchanieinent les douleurs les plus aiguës De nombreuses piqûres pratiquées sur une surface ^cutanée endolorie, qu'on va couvrir d'un cataplasme laudanisé favorisent singulièrement l'action de la liqueur narcotique.

« II est des personnes, enfin, qni ne peuvent supporter les préparations d'opium introduites sous l'épiderme ou déposées dans l'estomac. On pourra essayer chez elles l'inoculation de la morphine à dose infiniment petite d'abord. M. Lafargue est parvenu, par ce moyen , à obtenir la tolérance [Journ. des Conn. méd. dur., t.xwi, 1848 v 30 r/. 31. ) » ^'

Codéine. Substance alcaloïde, dont la découverte est due à Robiquet, et qui ne diffère de la morphine que par une proportion d'oxigène en moins. Suivant M. Barbier et d'autres thérapeulisies , ce principe actif de l'opium agit principalement sur les nerfs gangiéonnaires , et ceux surtout de la légion épigasirique. M. Magendie n'admet pas cette action spéciale ; il dit qu'elle est seulement moins active que la morphine et qu'on l'emploie à dose double dans les mêmes cas ( 2 à 10 ou 15 centig. en poudre ou en pilules). On en prépare un sirop qui contient par chaque 30 gram. 10 cenîigram. de codéine, et que l'on donne à la dose de 8 à 30 et même 45 grammes, par petites cuillerées, étendu dans une potion ou une boisson appropriée.

Le clilorliydrcue et l'azotate de codéine , sont plus actifs (|ue la codéine. M. Magendie en a obtenu de bons effets, surtout du chlorhydrate, dans certains cas de névralgies faciales et sciatiques qui avaient résisté i\ tous les autres moyens. On les administre à la dose de 1 à 5 cenlig., progressivement, en pihiles ou en potion.

La Narcolinc est peu usitée m médecine.

Ici se lenniue loiil ce que nous avions à dire sur l'opium. Nous avons donné à ccl arliclo une étendue proportionnée à l'importance du sujet. Il n'en est point, en effet, qui ait •uiiant appelé et mérité l'attention des praticiens. Ce remède, dit Svdenham , est si nécessaire à la médecine, qu elle ne saurait absolument s'en passer: Quimmà ita nccessarium est in hoininis pcrUi manu organim , jam laudatum medicamcnium,ut sine illo manea sii ac claudicei medimia; qui vero eodem instructos fuerit, majora prœstabtt quam qms ab uno remedio facili speraverit [Sijdenh., op. aï., p. 148). Tour à tour vanté avec exagération et blâmé sans reserve , suivant son application judicieuse ou irréfléchie , son emploi mesuré ou abusif, l'opium est, pour me servir de l'expression d'Hufeland, une épée à deux tranchants, un don divin dans la main du maître, un poison redoutable dans celle de l'homme sans expérience.

PAVOT COKNU/

claucteh jaune.

GUmchm flore luico [T! .) — CIMidonium qlaunum (L.)

Le pavot cornu ou glaucier jaune croît dans diverses parlies de la France, dans les plaines sablonneuses, près de lu mer ; je l'ai trouvé en abondance dans la plaine des Pierreites, à Saint-Pierre-lès-Calais.

Propriétés.

Le pavoi cornu est lin poison narcotique. On rapporte, dans les Transactions philosophiques, que Charles Worlh, prenai'.i cette plante pour du chou marin, en fil faire un pâté qu'il n'eût pas plustôt mangé que ses domestiques cl lui en furent tous plus ou moins incommodés et atteints de délire; ils curent tous uno ailéralion de l'organe de la vue qui leur faisait prendre pour de l'or tout ce qu'ils touchaient (i).

(( Le (jlauciwm. luteum, ainsi que le glaucium ruhrum, plantes annuelles qui appartiennent à la famille des papavéracées, sont très-communes dans les environs d'Athènes.

(fj Le Seincu contra, prisa foiie closo, fait voir aussi les objets colo. l ies ("11 jaiiiic on on j^uine vertlàlro, ce qui paraît dû, suivant M. Ginconiiiii (frflf/. de la pliaruuxrol. p . 489;, à ce que la partie colorante de la siil)slancc se poi lc ça et là sur les cxosmoscs séreuses et cons(iq»cmmeut dans riuinicur aqueuse de l'œil.

Un hcrboiisle de celle ville, ayant piis ces piaules poui- de» pavois, en fil un exlrail, en parlie par des incisions praliquées sur les liges el en parlie par la décoclion de la plante non séchée, el l'offrit en vente à plusieurs pharmaciens pour de l'opium. Cet extrait du glaucium exhalait une odeur narcotique et présentait un goût amer semblable à celui de l'opium, de manière qu'il ressemblait beaucoup à de l'opium de Smyrne de mauvaise qualité. »

M. Landerer croit pouvoir attacher assez d'importance à cette notice, puisqu'il a appris de personnes très-dignes de foi , et enire autres d'un pharmacien très-accrédilô de Smyrne, que les fabricants d'opium de celte ville emploient dans la confection de ce narcoti{[ue les deux espèces de glaiicmw et surtout le rouge fglaiiciwnruhriimphœniccumj, qui ressemble beaucoup, par sa forme extérieure, au papavcr rheas, et que presque tout l'opium qui se vend dans les bazars de Smyrne n'est qu'un extrait de ces plantes. De même toute la thériaque, que l'on peut également se procurer dans les bazars pour quelques paras, se prépare au moyen de ce prétendu opium [Buchier's Reperlormm /". d. pharm. — Répert. de pharm. nov, 1848, p. 145).

On peut donc, d'après cette substitution opérée daTis le commerce, considérer le pavot cornu comme un succédané de l'opium, et se livrer à des essais comparatifs concernant son usage à l'intérieur.

Garidel {op. cit.) rapporte qu'en Provence les paysans se servent des feuilles de glaucier pilées pour déterger les ulcères qui succèdent aux contusions et aux écorchuresdcs bêtes de charge, notamment les enflures et engorgements dans les jambes des chevaux qui provienneiitde foulures. « Quelque grosses et dures qu'elles soient, dil-il, le suc de celte plante les guérit infailliblement, pourvu que le mal ne soit pas trop invétéré. »

Les feuilles de pavot cornu, pilées avec quelques gouttes d'huile d'olive, etappliquées sur la partie malade, sont tout aussi efficaces que l'opium contre les contusions, les plaies avec déchirures, le panaris commençani, les piqûres de sangsues enflammées, l'irritation phlegmasique des vesicatoires, etc. Comme dans les campagnes une solution d opium n'est pas à la portée de tout le monde, on peut se servir avantageusement et gratuitement de celte plante. M. le docteur Girard, de Lyon, a rapporté (Journ. gcner. de Méd. t. 25, 2« série, p. 354) plusieurs observations qui constatent les bons effets de cette plante dans les cas que nous venons de citer, et je l'ai employée moi-mcme avec

succès sur des plaies couluses avec dochirenienl. ^^^''^ dans un cas de douleurs hémorhroïdales atroces et con c Suënes on avait inutilement mis en usage les ba.iis les a l^^s les émollienls. J'ai fait cesser dans 1^^^^^^^^^^ quinze jours une constriction sP^^f^^o^ique de 1 an^ fissures, qui datait de douze ans, chez une f . ^^2'"^,. Pierre-lès-Calais, au moyen d'onct.onsfayes deux s j a jour, avec un mélange de 16 Sf '^"^«^^ jaune, de 12 grammes de suc de jasquiana et d un jaune

d'œuf.

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