HERBE DE LA SAINT-JEAN
Aliemisiu vulgaris (T.) Ariemisia vuUjuris (L.)
On rencontre cette plante partout. Elle croît dans les lieux incultes, le long des chemins, sur le bord des champs , et fleurit en France au mois de juillet. On doit la cueillir dans les lieux secs, arides , sur les masures : c'est là qu'elle jouit de toutes ses propriétés. Elle est moins active dans les jardins et dans les terrains gras ou humides. On met en usage la racine et les sommités.
Prcparafions et doses.
A l'intérieuk : /nfiisioii , de iO à 50 gram. par kilog. d'eau bouillante.
Eau (listUUe, de 50 à 100 gram., comme véhicule de potion, IlaHe essenlielle , de 1 à 2 gram., en poiion. Sirop simple ou sirop composé , de 50 à 60 gram. , en potion, julep, cfc.
Extrait , de 2 à 4 gram., en bols , pilul., polion. Poudre , de 2 à 8 gram., en bols, pilul. , potion. Suc exprimé , 43 à 80 gram. A t'EXTÉRiEun : De 60 à 400 gram. par kilog. d'eau bouillante, pour fumigations, lavements, etc.
Propriéiés.
L'armoise est stimulante , tonique , emménagogue , antispasmodique. On s'en sert généralement, dans les campagnes , contre l'aménorrhée. La racine est employée en poudre contre l'épilepsie et la cb orée.
J'ai employé le suc d'armoise avec succès dans l'aménorrhée; j'en tais prendre 30 à 80 grammes à jeun pendant les dix jours qui précèdent le mollmen utérin ou l'époque habituelle des règles. Lorsque les malades répugnent à prendre le suc , je leur fais prendre une forte décoction des
sonimilés tiède, le inatin.penaant le même espace de temps. K po ^ai citer un grand nombre d'observations qu. constatent 'effet emménagogue de l'armoise ainsi administrée Sn le qui me soiitWées parla nature de mon travail ne me permetlent le plus souvent qu'une simple mention. Loi4qu'il y a chlorose je joins au suc d'armoise la te.niure de mars artarisée , et je fais prendre ce mélange dans un verre de vin blanc. Ce moyen m'a surtout réussi lorsque la chlorose était accompagnée d'un état d'inertie de la matnc^ Il serait nuisible si cet organe , comme cela se rencontre quelquefois, était surexcité.
^ [Le docteur Burmann, de Peine (Hanovre) , administre contre les convulsions, pendant la première dentition, deux centigrammes etdemi de poudre de racine d'armoise melee à vingt-cinq centigrammes de sucre pulvérise Celte dose est donnée d'heure en heure; on l'augmente graduellement jusqu'à dix centigrammes. On a employé aussi , en Allemagne, la racine d'armoise contre l'épilepsie : on prétend en avoir obtenu des avantages réels dans cette maladie. On donne, dans ce cas, la racine en poudre à la dose de 4 grammes.J
Lorsque, par atonie, les lochies languissent, je fais prendre l'infusion chaude d'armoise, surtoutchez les femmes qui n'allaitent pas. J'ai remarqué que l'écoulement muqueux utérin qui suit l'écoulement sanguin est plus abondant par l'effet de l'armoise , et que cette dérivation contribue a la diminution de l'afflux du lait dans les mamelles. Une longue pratique comme médecin-accoucheur m'a mis à même de vérifier ce ftiit un grand nombre de fois : il est d'ailleurs expliqué par les relations sympathiques qui existent eiitre deux appareils d'organes qui concourent au môme but. C est par un effet inverse, et en vertu de ces mômes relations , que les ventouses appliquées aux mamelles font cesser une hémorrhagie utérine , et que les lochies se suppriment momenlanement pendant la fièvre de lait,
[J'ai rappelé une leucorrhée habituelle etdontla suppression avait donné lieu à une toux inquiétante, en fïiisant prendre à la malade pendant dix jours 60 grammes de suc exprimé d'armoise. ]
A une certaine dose , le suc d'armoise peut provoquer le vomissement. J'ai vu produire cet effet à la dose de deux onces, chez une femme délicate et nerveuse. Lorsqu'on veut le donner comme altérant, il est bon de commencer par une moindre dose et de n'augmenter que graduellement.
ARNIQUE > ARNICA, ('^