PLANTAIN
Vlautaqo laiifolia (T .) Plautaijo major (L )
Il faut avoir une foi robuste pour croire aux propriétés médicales du plantain , rapportées parD.oscor.de, Gai. en , SoYle Bo.e li^et lant d'autres enthousiastes de merveilles opérées sa.is doute par l'eau dans laquelle ava.t bou.lli e Xntafn, ou avec laquelle on l'avait distillé ; car 1 eau s.mple a des qualités incontestables, et c'est bien certainement a ces qualités que l'eau distillée de plantain , employée dans les 2oHvœs, doit l'avantage de figurer encore dans nos officines à côté de l'eau distillée d'eupliraise.
TToutefois nous dirons, pour satisfaire a 1 érudition, que Galien , dont personne , si ce n'est Malthiole, n a surpasse la créduli é sur la puissance des drogues, attribua, t au plantain la venu de dégorger les viscères, de dissiper es fluxions, d'arrêter les hémorragies, les diarrhées et les dyssenteries ; nue Celse et Pline l'avaient recommande contre la phthisie, ainsi que Schulz, qui en faisait prendre le suc avec du miel; nue des auteurs plus modernes et non moins crédules , 1 ont préconisé contre les fièvres intermittentes printannieres qu. guérissent sans fébrifuges, contre les fièvres nerveuses et de mauvais caractère, que j'ai yu également se dissiper, dans nos chaumières , sous la puissante influence de 1 eau panée. Nous dirons encore, qu'à l'extérieur la décoction de plantain a été vantée contre les ulcères , les fistules et le cancer, suivant Borelli ; que sa racine a été regardée comme infaillible pour calmer les douleurs de dents ; que les bonnes femmes de nos campagnes appliquent ses feuilles sur les plaies récentes, qu'elles préservent ainsi du contact de 1 a.r; mais qu elles irritent parfois, et à la réunion desquelles elles s'opposent longtemps avant de permettre une guerison qii on leur attribue avec d'autant plus de reconnaissance qu elle a été obtenue gratuitement. ]