PERCE - MOUSSE
Pohilricxim officinarum (T.) Polijiricum. commune (L.)
Cette mousse croît près des fontaines, aux bords des ruisseaux , contre les vieilles murailles , à l'ombre , sur les rochers , dans les puits.
Préparations ot doses*
A l'intérieur ; Dècociion , de 40 à 15 grammes par kilog. d'eau.
Propriétés.
Le polylric csl inodore cl n'offre qu'une saveur Irès-légèl'cment aslringcnle. Les anciens lui accordaient néanmoins de grandes propriclcs ; ils la considéraient comme pectorale, aslringcnle, incisive, apérilive, hépatique, spléniquc, et surtout emménagogue. C'est en celle dernière qualité que M. Bonnafoux , médecin à Confolens , l'a tirée de l'oubli dans lequel il était tombé depuis longtemps. Ce médecin a publié dans la Ileviie médicale (juin 1836) le résultai de ses recherches sur les effets du polylric ou perce-mousse employé dans le but de rétablir le cours des règles. Le hasard ayant porté M. Bonnafoux à s'assurer par une expérience si les venus emménagogues attribuées à celle plante par les anciens étaient aussi nulles qu'on le prétend aujourd'hui, en a obtenu des résultats si heureux, qu'il engage les praticiens à l'employer.
Ce médecin donnait des soins à une demoiselle âgée de seize ans , chez laquelle les règles , s'étani montrées une seule fois, ne paraissaient plus depuis huit mois. Il employa vainement les emménagogues connus sans parvenir à rappeler les forces elle ton des tissus. L'état languissant de la malade empirait chaque jour, une mort prochaine semblait inévitable. Une décoction de 4 grammes de percemousse dans 500 grammes d'eau , jusqu'à réduction d'un tiers , donnée avec une égale quantité de lait chaque jour, partie le malin à jeun , deux heures avant le repas, et partie au moment du coucher , pendant un mois et demi , a suffi pour rétablir le cours des règles et rendre à celte demoiselle une sanlé parfaite.
Une demoiselle de vingt-cinq ans, d'une forte constitution , se trouvant en sueur à l'époque de l'écoulement des règles, but un verre d'eau froide, el aussitôt le sang cessa de couler. Trois mois s'étani passés sans que ses règles eussent reparu , son embonpoint diminuant chaque jour et sa santé se détériorant , elle consulta M. Bonnafoux. Celuici proposa la saignée et les sangsues , que la malade refusa. Elle consentit seulement à prendre le polylric : un mois suffit pour rétablir les menstrues.
Une demoiselle de vingt-deux ans, dont les règles étaient supprimées depuis une année , était arrivée à un état clilorotique d'autant plus alarmant que le poumon droit était le siège d'une affection fort grave. Elle prit pendant deux mois la décoction de perce-mousse , et bientôt ses règles reparurent. L'état du poumon s'était en mémo temps fort amélioré.
M. Bonnafoux a conslalé , par un grand nombre d autres
hits l'aciion bicnfaisaiilc du polylric dans 1 aménorrhée T ulêfois , je ne puis m'empôeher de ^^an^e remarquer q^^^ lorsque le défaut de mcnstrual.on l'cconna po u eau e ef ficiente une aiïeciion chlorotique essentielle, la picmicrc nSon à remplir n'est pas de chercher a prodinre un Sou lent sanguin qui , s'il avait lieu ne ^^^^^^^ ver la maladie ; mais de rendre préalablement ^igan me es forces qui lui manquent , et au sang les principes qu il a neXs Celle double indication ne peut être remplie que mn-emploi desferrugienx et des soins hygiéniques propres î en favoriser l'elTetr La cause de la suppression disparaissant les règles se rétablissent ordinairement sans qu il soit nécessaire de recourir aux emménagogues.