‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 237 sur 278 · FUCUS VÉSICULEUX, CHÊNE MARIN, BRAC · texte numérisé non relu

FUCUS VÉSICULEUX, CHÊNE MARIN, BRAC

Fucus mariims (Baiih.) Fucus vésiculosus (L.)

Celte plante se trouve sur les bords de la mer, où elle exhale une odeur très-désagréable i c'est le plus commun el le plus volumineux de tous les fucus de notre continent. Pline en parle sous le nom de quercus marina ( Lib. 12, c. 25), et lui attribue une propriété anti-goutteuse et aussi celle de calmer les douleurs inflammatoires, Ganbius, Baster, eic, le recommandent comme fondant dans les scrofules, le squirre, les engorgements glanduleux, elc. Slel- 1er indique sa décoction comme pouvant combattre la diarrhée. Russel se servait de sa décoction pour frictionnei? les lumeurs scrofuleuses. J'ai moi-même employé avec succès cette décoction en fomentation et en cataplasme, avec une suffisante quantité de farine de fève, sur les engorgements lymphatiques, glandulaires et œdémateux, chez des individus qui habilaient les bords de la mer. Réduit en charbon [œthiops végétal], il a été employé avec succès dans le li-aiiement du goître el les aff'eciions scrofuleuses.

L'iode, que Courtois a découvert dans ce fucus, en 1812, et qu'on en a extrait si abondamment depuis, est d'une elhcacilé reconnue dans ces maladies. C'est une substance énergique qui, à haute dose, peut causer l'empoisonnement; à petite dose, il stimule spécialement le système glandulaire cl lymphatique, cl produit quelquefois, comme fondant,.

]'atrophiedes glandes mammaires et du corps thyroïde. On l'emploie non-seuicmcnl contre le goîlre et les sciofiiles, mais encore conti-e les engori^ements lympliaiiques quelconques, les indni'alions, les sqiiirres, les adénites, la blennorrliée, la leucorrhée; l'aménori-hée, la chloi-ose, la phlhisie pulmonaire, la syphilis constitutionnelle, etc.

Les préparations de l'iode jouissent des mêmes propriétés et ont les mêmes inconvénients que l'iode. Cependant on regarde comme moins nuisible et plus efficace l'iodure de potassium, dont l'emploi a été reconnu si utile dans les aiïections scrofuleuses et les symptômes tertiaires de la syphilis. Dans ce dernier cas, M. Ricord obtient de grands avantages de la préparation suivante : décoction de houblon ou de saponnaire, 1 kil., iodure de potassium, 1 gram., on porte la dosed'iodure potassiquegraduellementà 4 eljusqu'àS gram. par jour, el plus.

Nous ne nous occuperons pas des diverses combinaisons de l'iode avec le fer, le mercure, le plomb, etc., qui forrnent des iodures dont l'emploi est connu de tous les médecins; nous passerons sous silence aussi les considérations thérapeutiques qui se rattachent à l'usage de celte substance et que l'on trouve dans tous les traités de matière médicale. Je dirai, néanmoins, que l'on doit en suspendre l'usage dès qu'il produit l'amaigrissement ou qu'il irrite trop les voies digestives.

VAREC IPELMINTHOCORTON,*

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