‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 251 sur 278 · AIRELLE · texte numérisé non relu

AIRELLE

MYRTILLE, RAISIN DES BOIS, GUEULE DE LION NOIR, MORET, BRINBALLIER, ARUDECH, COUSINIER.

Facciuium myriiUus (L.) vais idcea (T.)

Ce petit arbuste croît dans les bois, sur les montagnes j ses fruits (blueis, cousines, morettes, etc.) sont usités.

Les fruits de l'airelle sont acides, légèrement styptiques, tempérants, astringents; ils conviennent dans les inflammations, les fièvres inflammatoires et bilieuses, la diarrhée, la dyssenterie, les affections scorbutiques, etc.

Le docteur Reiss {Jour-n. de méd., avril 1843), considère les fruits de l'airelle comme une ressource d'autant plus précieuse dans la diarrhée chronique, que les autres moyens restent souvent sans effet, tandis que celui-ci procure au moins une amélioration momentanée dans les plus graves circonstances, et que, sans jamais être nuisible, il suffît

nuciquefois pour amener une guérison inespei'ee. Il administre l exiraii seul, sous forme de pilules de 20 cent., que l'on prend de quatre à six fois par jour.

M. Dérivasse [Bouchardat, ann. de iherap. ami. 1844, p. 80) rapporte l'observation d'une diarrhée chronique extrêmement grave, guérie par l'administration intérieure de 30 gram, de baies d'airelle. .

On donne ces fruits en décoction (30 à 60 gram. par kil. d'eau), le suc et le sirop sont employés en potion ou étendus dans les lisannes. La poudre est administrée à la dose de 4 gram. .toutes les deux ou trois heures, et l'extrait a celle de 1 Il 2 gram. par jour, en pilules ou délayé dans 1 eau oule vin.

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