BOIS PUANT
Ancujyris fœHdci (L.)
Cet arbrisseau se trouve dans les lieux arides, pierreux cl montagneux, des départements méridionaux de la France.
Toiuos les pai-lics de celle plante exhalent une odeur fétide quand on les froisse entre les doigts; les feudles ont une saveiir anière. Pline et Dioscoride regardaient ses semences comme vomitives; Peyrilhe leur attribue la même propriété, ainsi qu'aux feuilles qu'il considère aussi comme purgatives. Loiseleur-Deslonchamps {ouv. clL, p. 57) a constate les propriéiés purgatives de ces dernières ; elles purgentdoucement •à la dose de 8 à 16 grammes. Elles peuvent, suivant Wauters (IléperL reméd. mdig.,p. 293), comme celles de globulaire lurbilh, être substituées au séne. uLanagyris, dit Biett (DicL des Scierie, médic, t. % V 1^)' est un purgatif dont on pourrait se servir avec le plus d'avantage pour la classe indigente ou dans les hôpitaux. »
APvNICA (p. 24). L'arnica a été employée avec succès, à l'extérieur, par le docteur Nagel, dans l'hydrocéphale aiguë. Après avoir fait raser la tête, il fait pratiquer de demi-heure en demi-heure des fomentations avec une infusion froide de 60 gram. d'arnica pour 1 kil. d'eau bouillante. M. Nagel rapporte l'observation d'un garçon âgé de neuf ans qui. après deux heures de l'emploi de ce moyen, commença à respirer profondément et ouvrit les yeux comme au sortir d'un sommeil normal ; la dilatation des pupilles diminua peu à peu ; la connaissance revint et le pouls se releva. Plus tard, il se manifesta plusieurs phénomènes critiques : des sueurs d'abord , puis des selles copieuses, puis enfin une diurèse abondante, de sorte que la disparition des symptômes cérébraux fut heureusement suivie de celle del'anasarque [Journ. des Conn. médico-cliir., août 1849).
Le docteur Worms [même journ., août 1849) a employé avec succès, contre ce qu'il appelle la période comateuse du choléra, des lotions composées d'infusion d'arnica 100 gram., alcool camphré, 150 gram., ammoniaque 15 à 20 gram., hydrochlorate d'ammoniaque, 45 gram. Reste à savoir la part que prend ici l'arnica.
Kluyskens [Mat. méd. prat., t. \,p. 104) a employé l'arnica avec succès dans la rétention d'urine par atonie. Ce remède lui a réussi dans trois cas d'inertie de la vessie qui duraient depuis quatre-vingts à cent jours.