‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 260 sur 278 · ORANGER · texte numérisé non relu

ORANGER

ylura)i/iM)n dtt/ct mediiUd vulgare (T.;

Cet arbre, originaire de la Chine ou des îles de la SnnrlP ^st naturalisé en Espagne, en Portugal, en aile e dans lé mid. de la France. On emploie les feuilles, les fleurs les fruits (oranges), l'écorce des fruits. '

Préparations et dosc«.

A L'iiVTÉRiEUu : infusion de Jeurs, de feuilles, d'écorce, de 4 à 8 gram. par demi kilog. d eau. c> «c i d o

Dècociim de feuilles, 120 feuilles pour GOO^ram. d'eau avec un peu de vm et de sucre (Welse.) ' "

Poudre de feuilles ou d'écorces, de 4 à 8 "ra-n

Eau dislillée de lleurs{\ sur 5 d'eau), de 30 à sdogram. en potion.

Sirop de (leurs ou d écorves d'oranges (i sur 2 de sucre) S à 60 gram. en potion. '

Alcoolat ou ieiniure de fleurs, de feuilles ou d'écorce (I sur 4

d alcool a 24^) , de 2 à 10 gram. en potion Uuile essentielle aécorces, de (leurs (néroli), de \Q à 50 cent, en

potion ou sur du sucre.

IntusioH de Vorange {orangeade), une ou deux oranges coupées

par tranches par kd. d'eau. ° ^

Propriétés.

. Les feuilles d'oranger ont une odeur aromatique et une saveur amere ; elles sont antispasmodiques, stomachiques toniques, fébrifuges, vermifuges, sudoriques. On les emploie avec avantage dans la débilité des organes digestifs marquée par 1 inappétence, les flatuosités, la lenteur des digestionselles sont utiles aussi dans les maladies nerveuses et convulsives, l'hystérie, l'hypocondrie, les toux spasmodiques, les palpitations, la cardialgie, les céphalalgies nerveuses.

l'épilepsie, les accidents alaxiques des flèvi^s lypiiouJes, T ocher les trouva très-avantageuses dans 1 epileps.e, ei mî;iS pai le r «lage, Prendre les accès de celte affection ^h sTa^es et moins vfolents. Ce médecin purgeait ou faisait S^r préalablement un peu de sang, selon es c|^^|coijstances ;

il donnait ensuite depuis 2 gram. J"^^" V^^^s jnî iour feuilles en poudre, une, deux, et jusqu a n^f^^^^/^'f, fj' J^^^^^^ ou bien le decoctim d'une poignée de feuilles l^^s dans une livre d'eau réduite à moitié, en une fois le malin h jeun. WPkè à aussi employé les feuilles d'oranger avec avantage Tns l'idep ie Je m'en suis très-bien trouvé dans l'hystérie accon pSnée de douleurs vagues et de spasme dans 'estomac, afnsi que dans toutes les névroses par débilite Elles paraissent, dans toutes ces affections, porter sur 1 organisme en -énéral, et sur le cerveau et les nerfs en particulier, une influence à la fois calmante et tonique. , , „ Les fleurs d'orangers exalentune odeur suave et ont une saveur amère ; elles doivent leurs qualités à une huile essentielle qui, par la distillation, passe entièrement dans 1 eau, a laquelle elle donne toutes les propriétés des fleurs ellesmêmes (eau de fleurs d'oranger). Celle eau exerce son action sur le système nerveux comme antispasmodique et sédative ; on en fait un fréquent usage dans les spasmes, les convulsions, les palpitations nerveuses, les anxiétés precordiales, rhystérie, les coliques nerveuses, et dans cette longue série de maux de nerfs qui, dans nos grandes cites abreuvent d'amertume la femme incomprise accablée sous le poids du bonheur et de l'ennui, et dont la vie se consume soit a la lecture des romans du jour, qui exaltent l'imagination, ou a des broderies qui n'exercent que les doigts, soit à recevoir, mollement étendue sur un divan, des visites que l'oisiveté procure trop souvent sous le voile de l'intérêt qu'inspire 1 état de souffrance d'un corps frêle et délicat tenant sous sa dépendance une âme sensible et destinée à faire les délices de la société.

L'écôrce d'orange et les jeunes oranges sont toniques, excitantes, stomachiques, carminatives ; elles conviennent dans toutes les maladies que caractérise ou accompagne la débilité des organes digestifs. On lésa employées comme fébrifuc^es dans les cas où des symptômes graves ne forcent pas d'avoir recours de suite au quinquina. J'ai quelquefois associé avec avantage l'écôrce d'orange à l'écôrce de saule contre des fièvres intermittentes ordinaires.

Celle écorce, et ses diverses préparations, sont encore employées avec avantage dans la chlorose, l'hystérie, l'hypocondrie, et comme vermifuge.

Les jeunes oranges fort petites servent quelquefois à rem- .placer les pois à cautère, pour augmenter la suppuration.

Le suc d'orange, délayé dans l'eau (orangeade) esttempérant ; il est journellement employé dans les fièvres inflammaloires,bileuses, typhoïdes; dans lesflegmasies, ladyssenterie, la péritonite, la néphrite, la blennorrhagie, les irritations gastriques et genito-urinaires, les dispositions scorbutiques, en un mot, dans toutes les affections aiguës ou chroniques dans lesquelles convient la limonade faite avec le suc de citron, mais étant plus doux et plus délayant que ce dernier. Le sirop de suc d'orange se donne dans les mêmes cas que I orangeade.

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