CUATÀIRE , HERBE AUX CHATS
Catarîa major, vulgaris (T.) Nepeta caiaria (L.)
On trouve communément cette plante vivace sur le bord des chemins et le long des haies. On se sert des sommités fleuries.
Préparations et dosefl.
A l'intérieur : Infusion, de 20 à 50 gram. par Idlog. d'eau.
A l'extérieur: Infusion vineuse, en fumigations, en fomentalions, en pédiluves, eu demi-bains, en injections, en lavements.
Propriétés.
Les sommités sont toniques, stomachiques, carminatives, emménagogues et anti-hystériques. L'odeur aromatique, la saveur amère de cette plante , démontrent des vertus que quelques observations ont justifiées. Linné en a vanté les effets dans la chlorose.
Nous possédons sans doute dans le même genre beaucoup d'autres plantes utiles; mai§ il importe, ainsi que le fait remarquer Bodart, de connaître toutes celles qui sont congénères en vertus , parce que, dans certains cas urgents , la seule plante consacrée à telle ou telle maladie peut ne pas se trouver sous la main, et le malade manque de secours ou succombe faute d'avoir employé le végétal qui eût pu remplacer le premier. ^ ^
CENTAURÉE (Petite) ,
CHIROÎSÉE, CENTAURELLE, GENTIANE CENTAUREE.
Ceniaurium minus ( T .) Geniiana ceniaurium (L.)
La petite centaurée se trouve dans toute la France, dans l€S bois, les prairies. On emploie les sommités.
Préparation» et Aoêeë»
A L'iNTÉniEUR : înfusion, de 40 à 50 gram. par kilog. d'eau. Eau disliUée {\ sur 5 d'eau), de 50 à 100 gram., en potion.
Sirop { 1 sur 30 tVeau et CO de sucre) , de 30 à ^00 gram., en • potion.
Stic, de 30 à GO gram., en potion.
Teiniure, de 5 à ^5 gram., en potion.
Vin , de 400 à 200 grammes.
B/ère, de 400 à 200 grammes.
Kxtrain i sur 6 d'eau), de i à 5gram., en pilules, dans du vin, etc. Poudre, de 2 à 40 gram., en électuaire ou dans du vm.
Propriétés.
Les sommités fleuries, irès-amères, sont ioniques, fébrifuges, et conviennent dans la convalescence des fièvres intermittentes, dans la chlorose, dans l'atonie des organes digestifs, en un mot dans tous les cas où les toniques fixes sont indiqués,
M. Nepple fArch. gài. de méd., t. 26, p. 61) considère, d'après l'expérience, la petite centaurée donnée en poudre, à des doses au moins égales à celles du quinquina, comme 3e meilleur de tous les fébrifuges après ce dernier.
J'ai souvent mis en usage la petite centaurée. Elle jouit , à un plus faible degré, de toutes les propriétés de la gentiane jaune. Eoques administrait contre les fièvres intermittentes une infusion très- rapprochée de celte plante , avec partie égale de camomille noble , et addition de 2 à 4 gram. d'élher sulfurique, à la dose d'un verre, de quatre en quatre heures, dans Tapyrexie. Je donne souvent la bière de petite centaurée dans la convalescence des fièvres muqueuses €t intermittentes, dans la chlorose et à la suite des hydropisies, après l'évacuation des sérosités, afin de fortifier tous les organes. Je ne crois pas, avec Wedelius, que la petite centaurée, appliquée en cataplasme , puisse guérir des ulcères fistuleux rebelles à tous les moyens curatifs ; mais je dois dire que j'en ai retiré des avantages appréciables dans les ulcères aloniques, scrofuleux et scorbutiques.