CERFEUIL CULTIVÉ
ChœrophjUum sativim (T.) Scaudix cerefolium (L.)
Cette plante est cultivée dans nos jardins. L'herbe et les semences sont usitées.
Prépara tlouH et do«os.
A l'intérieur : Iiifusiou^ 50 à 60 gram., par kilog d'eau bouillante à vase clos.
Eau distillée ( \ sur 3 dcaii), 50 à 60 gram., en potion. Suc f/cpitré, de 50 à 400 grain., seul ou mêlé avec du petit lait. Sirop, de 15 à 60 gram , en potion, ou seul . Extrait^ de 1 à 13 gram., en bols, pilules, etc.
A l'extéuieuu: Dccociiou, de 30 à 60 gram. par kilog, d'eau, pour lotions, fomentations, cataplasmes.
Feuilles, en quantité suffisante, pour cataplasmes.
Propriétés.
Le cerfeuil est un peu diurétique et stimulant ; il convient dans l'ictère, l'hépatite chronique, le catarrhe chronique, les engorgements laiteux des mamelles. A l'extérieur , il est d'un usage vulgaire dans les démangeaisons des parties génitales, les hémorrhoïdes, les flegmasies érysipélateuses légères, l'ophtalmie, etc.
M. le docteur Deval a consigné dans les Annales d'oculistique le résultat d'expérimentations nombreuses faites avec le cerfeuil sur des malades affectés d'ophtalmie. Il cite surtout le cas d'une jeune fille de 10 ans portant une ophtalmie intense de l'œil droit, avec sécrétion muqueuse, phlyciènes garnissant le cercle scléro-kératique, photophoi3ie et larmoiement. Les évacuations .sanguines n'avaient procuré qu'un soulagement momentané. Il avait conseillé un traitement énergique , de nouvelles évacuations sanguines : rien ne fut exécuté. « Or, voici ce qui était arrivé : les avis d'une commère, chose si fréquente dans la pratique, l'avaient emporté sur ceux de l'homme de l'art. Depuis la veille, trois heures de l'après-midi, jusqu'à six heures du lendemain matin , des cataplasmes de cerfeuil avaient été constamment maintenus sur les paupières de l'œil phlogosé, l'herbe cuite pendant dix minutes ou un quart d'heure étant placée à nu sur ces parties ; de plus, depuis le matin jusqu'à trois heures du soir l'organe avait été soumis à de nombreuses lotions avec une décoction concentrée de cerfeuil. Ce traitement si simple, continué pendant quelque temps, avait suffi pour produire une cure vraiment surprenante par sa rapidité.» {Journal de Médec. et de Cliir. pratiq., tome XVI, page 151.)
« Depuis cette époque , plus de soixante malades furent soumis à l'usage du même agent, et toujours avec le même succès. » [Ibid.)
Ces résultats avaient déjà été obtenus en 1762 par De-
mours, et plus récemment 'par M. Chabrely, de Bordeaux Moi-même j'employais ce topique depuis plus de viuo-i ans' d'après l'usage tout populaire qu'en faisaient nos paysans depuis un temps immémorial. 11 m'a presque toujours réussi.
J'ai souvent employé le cerfeuil en cataplasme sur les mamelles engorgées, même lorsque la peau était phlof-osée La décoction est trôs-efficace dans l'érysipèle.
Le Cerfeuil musqué (cerfeuil d'Espagne, odorant, anisé) chœropkyllum odorahm, est légèrement aromatique antispasmodique. J'ai vu des alhmatiques se soulager en fumant les feuilles sèches de ce cerfeuil.