‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 42 sur 278 · CERISIER · texte numérisé non relu

CERISIER

Cerusus vvlgaris seu domesiica (T.) Prunus cerasns (L.)

Les parties mises en usage sont l'écorce, les pédoncules la semence et les fruits. F^uuutuies,

Prcparalions et doses.

^ '''St'îS;, ^« 30 à 60 gram. p^r

Ecoree eu poudre^ de 2 à 40 gram.

Euu disiilée de cerise noire, de SO à iOO ffram Pédoncules, 30 gram. par kilog. d'eau, en décoction.

Propriétés.

L'e^corce et les pédoncules sont astringents et léffèrempnt fébrifuges. Les fruits sont rafraîchissantes, lempérams 'dîn [nî^^iSe?." irrita^on\"gâstr-

[La gomme de cerisier peut dans beaucoup de ras rpm

Jai vu employer Irès-fréniiemment |pi n^l,,, „

queues de cerises par les eamnao-nards cnmmf h' °" dans l'hydropisieel la grave le! }'a é,r"" ?t''rt UUer ceuo propriélé. SouVeni dauires di é i " .va.VnT^ f " employés sans succès lorsque ceue décoction lîptraU p™!,,'^!

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tenieiU el abondammeni la sécréiion in'inaire. Quand on conserve ces pédoncules pour l'hiver, on a soin, avant de les faire bouillir , de les faire macérer douze heures dans l'eau froide, afin de les ramollir. Il serait bon même de les conlondre un peu.

Je n'ai jamais employé l'écorce de cerisier comme fébrifuge, parce que je la regarde comme presque nulle.

[ Sous l'Empire on mêlait souvent, pour le service des hôpitaux de l'armée, l'écorce de cerisier à celle de quinquina, dont le prix était alors très-élevé. On trompait à la fois la religion du médecin el l'on se jouait de la vie des braves, pour étancher la soif de l'or. Celte fraude était d'autant plus facile que , de toutes les écorces , celle de cerisier se rapproche le plus, par ses caractères extérieurs, de l'écorce péruvienne. ]

L'eau de cerise noire est sédative. Elle était très-employée dans le siècle dernier , comme base des potions calmantes et antispasmodiques.

[ De toutes les variétés du cerisier, les griottes sont les plus salubres et les plus agréables. On en exprime le suc , qu'on délaie dans l'eau , à laquelle on ajoute un peu de sucre pour donner en boisson dans les fièvres inflammaloires et bilieuses , dans les phlegmasies gaslro-inteslinales chroniques, l'ictère, la néphrite chronique. Fernel cite plusieurs exemples de mélancoliques guéris par la décoction de cerises desséchées, etVanswieten rapporte que des maniaques ont été rendus à la raison après avoir mange des quantités considérables de ce fruit. On sait que ces alfeclions sont souvent produites ou entretenues sympathiquement par des lésions abdominales et un état deconstqjation que la propriété laxative el rafraîchissante des fruits rouges peut dissiper. ]

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