‹ Trait©♭ pratique et raisonn©♭ de l'emploi des plantes m©♭dicinales indig©·nes [electronic resource]Chapitre 97 sur 278 · GROSEILLER ROUGE · texte numérisé non relu

GROSEILLER ROUGE

Grossularia lioriensis (T.l Ribes rubrum (L.)

Cet arbrisseau, irès-commun, est cultivé dans les jardins pour l'usage alimentaire de ses fruits.

Préparattions et doses.

A l'intérieur : Suc ( I sur 3 ou 4 d'eau avec du sucre ) pour boisson.

Sirop (8 de suc sur ^3 de sucre) , en potions, limonade, etc. Gelée ( parties égales de suc et de sucre ). A l'extérieur : Gelée, en topique sur la brûlure ; suc étendu dans l'eau en gargarisme.

Propriétés.

Comme aliment et mangé en grappes, les groseilles rouges ou blanches sont très-salulaires dans les phlegmasies gastrointestinales chroniques, les embarras des viscères désignés sous le nom d'obstructions, le scorbut, les affections cutanées rebelles. Ces fruits conviennent surtout aux jeunes gens, aux tempéraments sanguins et bilieux, dans les pays chauds et secs ; chez les personnes faibles et délicates, elles troublent les digestions quand elles sont ingérées en trop grande quantité. La gelée, le sucre et l'acide que renferment les groseilles, les rendent nutritives, rafraîchissantes et diurétiques. Leur suc, pris en limonade, est très-propre à appaiser la soif, et convient dans les fièvres inflammatoires, bileuses, putrides; dans la gastrite, l'entérite, Tangine, la rougeole, la scarlatine, les phlegmasies des voies urinaires, le scorbut aigu, le purpura hémorrhagica, etc.

Dans quelques contrées du nord, on fait sécher les groseilles rouges ou blanches sur des feuilles de papier, dans un four faiblement chauffé ou dans celui d'une cuisinière dont la grande chaleur a disparu. On les conserve dans des boîtes do bois ou de fer blanc, et l'on en use comme du thé, en en faisant infuser une pincée dans une suffisante quantité d'eau. Cette boisson, très-agréable au goût, est sudorifique, diurétique, et convient dans tous les cas où les groseilles fraîches sont employées.

La gelée de groseille, appliquée immédiatement après une brûlure du premier ou du second degré, appaise la douleur, prévient l'inllammalion et le développement des phlyctènes.

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