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Préparations et tlo»e».
xl'istémeuw : Infusion et dêcoclion des racines, des feuilles ou des jhurs, de 8 à SOgram. par kilos- cVeaii. Sirop (3 de racine sur 4G d'eau et -lii de sucre), de 30 à 400 gr. en potions.
Poudre (de 6 à 13 grain ),en bols, pilules, pâte.
A L'EXTÉBiliDR : Dècoction des feuilles ou des racines, pour bains locaux, fomentations, lotions, lavements, gargarismes.
Propriétés).
La guimauve, très-riche en mucilage , est émoliiente et adoucissante. On l'emploie journellement à l'intérieur et à l'extérieur dans le traitement de toutes les phlegmasies aiguës, telles que la toux, les caiharres , l'angine, la gastrite, les hémorrhagies actives, la péritonite, les empoisonnements produits par des substances acres et corrosives, dans les irritations dues à la présence des corps étrangers, etc. J'ai remplacé, depuis long-temps, tousles mucilagineux exotiques par la racine de guimauve ou par la graine de lin, que l'on peut se procurer partout et à peu de frais. Je les préfère à la gomme arabique : elles sont plus adoucissantes et n'ont pas, comme cette dernière, l'inconvénient de causer la constipation. La mauve et la passe-rose ou rose trémière, peuvent être employées comme la guimauve et dans les mêmes cas.
[L'infusion de racine de guimauve, préparée en jetant de l'eau bouillante sur la racine lavée, et dont on a ôté la pellicule afin de n'avoir pas un produit trop épais, est employée à l'intérieur ; elle doit être prise à une douce température (20 à 30 degrés cent.) ; trop fi^oide ou trop chaude, elle deviendi^ait excitante. La décoction, épaisse, trouble, n'est ordinairement employée qu'à l'extérieur en fomentations, lotions, bains, lavements, et pour délayer la mie de pain, le sbn ou la farine de graine de lin dans la préparation des cataplasmes ; on use de la décoction des feuilles de la même manière. Vaidy rapporte qu'il a vu souvent, lorsqu'on appliquait la décoction de ces feuilles sur des phlegmons, la partie se couvrir d'une multitude de petits boulons qui finissaient par suppurer, ce qui n'arrivait pas lorsqu'on employait une autre décoction émoliiente, par exemple, comme celle de graine de lin {Dict. des Scienc. méd., t. xix, p. 575). C'est un'fait que j'ai pu constater, et qui a lieu aussi quand on se sert de l'infusion de fleurs fraîches de sureau.
Afin de favoriser la dentition, on donne à mâcher aux
enfimts une racine de guimauve séchée. Ce moyen convient mieux que les corps durs que l'on a couliime d'employer en pareil cas. On s'en sert aussi en chirurgie, comme de celle dcgcnliane, pour dilater les conduits fisluleux après l'avoir taillée en petits cylindres, qui, introduits dans les sinus, se gonflent et agissent ainsi à la manière de l'éponge préparée, mais avec moins d'efficacité que cette dernière.
On trouve la racine de guimauve, dans le commerce, avec ou sans épidémie ; celte dernière est très-blanche lorsqu'elle est bien préparée, et porte le nom de guimauve ralissée. A cause de son mucilage, cette racine est long-temps à sécher ; les herboristes de JVarbonne hâtent cette dessiccation en la passant au four ; quand elle subit une chaleur trop intense, elle roussit. D'après M. Adam, de Metz {Journ. de pharm., déc. 1825;, on tirerait de Nîmes, pour vendre dans le conimerce, sous le nom de racine de guimauve, celle de l'alcée {malva alcea L] . ]