IMAGE RENVERSÉE
On peut examiner le fond d'un œil d'une autre façon encore, ainsi que nous l'avons dit, c'est-à-dire en réunissant les rayons provenant de cet œil en une image renversée et réelle.
Image renversée de l'œil emmétrope. — SoiŒ({\^MO'îl)im œil emmétrope, mî^unobjetde sa rétine, $une lentille convexe placée enavant de celui-ci, les
OPHTHALMOSCOPIE. 797 rayons lumineux provenant du point m et parallèles à leur sortie de l'œil comme nous l'avons dit, au rayon de direction mK, sont interceptés par cette lentdle, et réunis à son foyer M. De même pour les ravons provenant du
point n au lieu de poursuivre leur chemin parallèlement au rayon de direction mK, ils seront réunis également par la lentille en uneimai>e réelle - cette image se trouvera sur le trajet du rayon v L, qui passe sans être dévié par le ceiitre optique L de la lentille, et à la distance focale derrière celle-ci c'esta-dire au point N; MN est donc l'image renversée de l'objet mn
FiG. 203.
Image renversée de l'œil hypermétrope. - Les rayons divergents qui prov,e„„e„t de l'œd hypermétrope peuvent être rendus convergents à l'aide
rend ni? '7'"'' " réelle et renversée.
L end oit ou se formera cette image dépend, comme nous le verrons dans le chapitre du grossissement, du degré de l'hypermétropie.
lemon'lKT '03), va se former en M sur
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tiavers le centre opfque L de !a lentille : c'est sur celui-ci, en N, que se fm-
SNELLEN ET LANDOLT. —
MÉTROLOGIE.
mera l'image. Un autre rayon, nK, qui n'est pas dévié à sa sortie de l'œil, sera également réfracté vers N par la lentille convexe.
Pour obtenir la construction de l'image renversée de l'œil hypermétrope, il faut d'abord construire l'image virtuelle RX qui correspond à l'objet mn du fond de l'œil, et celle-ci se comportera vis-à-vis de la lentille comme un objet réel qui forme son image en MN.
Image renversée de Vœil myope. — Nous avons vu que l'œil myope fournit une image renversée réelle à la distance de son punctum remotum, sans l'intervention d'une lentille. Cette image renversée, que nous avons construite (fig. 201), est facilement visible, pour les degrés élevés de myopie, à l'aide du simple éclairage ophthalmoscopique. Mais, lorsque la myopie est faible, c'est-à-dire lorsque le punctum remotum est très-éloigné de l'œJi, il faudrait trop reculer le miroir ophthalmoscopique pour que cette image se formât en avant de l'œil observateur. Par cela même l'éclairage du fond de l'œil devient très-faible et le grossissement trop considérable. Aussi a-t-on recours, dans ces cas, à une lentille convexe pour produire l'image renversée plus près de l'œil examiné. Cette lentille, en effet, en rendant les rayons émanés de l'œil myope plus convergents qu'ils ne sont à la sortie de cet œil, les réunit en un point plus rapproché que celui où ils se formeraient naturellement.
Ainsi (fig. 204), les rayons provenant du point m de l'objet m du fond de l'œil myope, au lieu de se réunir en R, seront réunis en M, et les rayons émanés de n, au lieu de former leur image en X, la formeront en N. En un mot, au lieu de l'image renversée RX, qui se produirait spontanément à la distance du punctum, remotum R de l'œil myope, nous obtenons, par suite de l'intervention de la lentille convexe l'image renversée MN.
DU CHAMP DE l'eXAMEN OPHTHALMOSCOPIQUE.
§ 127. Dans l'image droite, le champ de l'observation est limité par la pu-
OPHTHALMOSCOPIE.
pille de l'œil observé. Par conséquent plus ou s'éloigne plus ce champ devient petit, plus on se rapproche et plus il s'élargit.
En effet, si nous considérons les lignes visuelles de l'œil de l'observateur, qui se croisent au centre de sa pupille, comme des rayons lumineux qui de leur point d'intersection tomberaient dans l'image de la pupille de l'œil observé, le cercle de diffusion qu'elles formeraient sur la rétine de l'œil observé correspondrait au champ d'examen de l'observateur. Si le centre de la pupille de l'observateur coïncidait avec le foyer antérieur de l'œil observé, son champ d'observation sur la rétine serait précisément égal à la pupille, parce que les rayons qui en proviennent tombent parallèlement sur le fond de l'œil. Mais comme la distance des deux yeux ne peut jamais être aussi petite, le champ d'observation sera toujours plus petit que la pupille de l'œil observé, et diminuera d'autant plus que l'observateur s'éloignera davantage.
L'image renversée qui se produit pour les yeux myopes, sans interposition de verre convexe, est également limitée par la pupille de cèt œil. Indépendamment du diamètre de la pupille, elle est donc d'autant plus grande que l'image renversée est plus petite, c'est-à-dire que la myopie est plus forte.
FiG. 205.
Si, par contre, nous employons, comme c'est l'habitude, un verre convexe pour produire l'image renversée, la pupille est agrandie par ce verre, et cela d'autant plus que la lentille est plus écartée de l'œil. La surface du champ d'observation s'accroît donc au fur et à mesure que la lentille s'écarte de l'œil. Si enfin le foyer de la lentille coïncide avec le centre de la pupille, l'image de la pupille disparaît complètement et le champ d'observation n'est plus limité que par la lentille même. Si l'on considère encore les lignes visuelles de l'observateur comme des rayons lumineux que l'on fait passer à travers tous les points de la lentille, ils entreront dans l'œil observé en passant presque par le point nodal antérieur, et par suite sans subir de déviation.
Soit u (fig. 205) l'ouverture de la lentille, v le diamètre du champ d'observation sur la rétine,^" la distance de la rétine au point nodal, et $ la distance focale de la lentille, on aura :
800 SNELLEiN ET LANDOLT. — MÉTROLOGIE.
Si, ce qui est possible, le diamètre de la lentille u est égal à la moitié de sa distance focale, on aura = ^ d'où v — % = 7™",5 environ (1).