‹ Trait√à complet d'ophthalmologie (volume 3)Chapitre 19 sur 136 · MALADIES DU TARSE · texte numérisé non relu

MALADIES DU TARSE

de noyaux s'observent. De même le nombre des noyaux de la gaîne de l'endothélium a en général augmenté. J'ai aussi rencontré la formation de nouveaux vaisseaux qui eux aussi sont munis d'un périthèle qui montre les altérations sus-mentionnées. »

u Les glandes de Meibomius paraissent encore sur certains points conservées, ailleurs elles sont détruites par une prolifération de tissu cellulaire. Au début on observe un épaississement très-marqué du tissu tout autour d'une glande (voy. fig. 36, b), de manière qu'elle paraît réduite dans ses dimensions,

FiG. 36. — Tarse de la paupière supérieure atteinte de trachome. Section verticale.

a), Oblitération d'un diverticule latéral d'une glande mcibomicnne, par du tissu cellulaire proliférant. — b), Diverticule latéral d'iuie pareille glande entounî de tissu cellulaire dense. Préparation à la glycérine. Hartnack VU, oculaire 3.

puis les cellules de la glande deviennent de moins en moins distinctes, de sorte qu'à la place de la glande on ne trouve définitivement qu'un détritus graisseux. A une époque plus avancée encore, on rencontre sur ces points un tissu cellulaire pullulant, composé de faisceaux assez larges qui peuvent remplir toute l'ouverture de la glande meibomienne. Souvent on reçoit l'impression comme si, principalement d'un point, cette pullulation de tissu cellulaire avait lieu dans la cavité latérale d'une glande. »

Le dernier terme de cette atrophie est une véritable disparition du tarse, le tissu cellulaire qui lui est substitué subissant lui-même la dégénérescence graisseuse.

Suivant M. Michel, les phases que parcourt cette atrophie progressive consisteraient : a En une pullulation des éléments cellulaires, en un renflement des gaines endothéliales des vaisseaux avec prolifération nucléaire et la formation de nouveaux vaisseaux. Probablement en même temps, ou un peu plus tard, une condensation du tissu cellulaire a lieu, mais simultanément avec cette condensation, se montre une pullulation de ce même tissu dans l'ouverture des glandes dont le rapetissement détermine le changement du tarse. A ce ratatinement du tissu cellulaire doit aussi probablement être rapporté le rapetissement considérable du tarse dans les dernières phases de la maladie, et aussi la dégénérescence graisseuse doit expliquer la mollesse particulière du tarse en voie d'atrophie complète. »

DE WECKER. - MALADIES DES PAUPIÈRES

Nous ne nous arrêterons pas à la symptomatologie ni au traitement dont il sera question à l'occasion des changements de position des paupières, qui, -dans la majorité des cas, résultent nécessairement de l'atrophie tarsienne.

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