RÉTRACTION SYMPATHIQUE DES PAUPIÈRES
par suite de l'action du levator palpebrœ, dirigées en arc convexe en haut; celles de la paupière inférieure, par leur propre poids, offrent, quoiqu'à un degré très-faible, un arc convexe en bas ; enfin les deux ordres de fibres, grâce à la tension que le globe oculaire leur communique, présentent une convexité en avant. L'effet de leur contraction est par conséquent d'abord un abaissement de la paupière supérieure, puis un relèvement moindre de la paupière inférieure, et enfin une pression sur le globe de l'œil. » Cette dernière action des MM. palpébraux doit surtout être notée. L'existence d'une pareille fonction du muscle en question est prouvée par ce fait que, dans le cas de paralysie, le globe oculaire ressort davantage de l'orbite.
« A part les muscles sus-décrits, composés de fibres striées, il se rencontre aussi dans les paupières des faisceaux musculaires à fibres lisses ; ils ont reçu de H. Mûllery qui les a découverts, les noms de M. palpebralis superior et inferior. Ces deux muscles se tiennent du côté conjonctival de chaque paupière. »
(( Les faisceaux du muscle palpébral lisse supérieur naissent tout près audevant de l'extrémité du M. levator palpebrœ entre les fibres de ce muscle, conservent le même parcours que celui-ci et se terminent librement dans la région du bord supérieur convexe du tarse ou se perdent sous forme de tendons élastiques. Sa longueur est à peu près de 10 millimètres. Suivant Henlc, il existe aussi quelques rares fibres transversales qui courent parallèlement au bord du tarse. »
« Dans la paupière inférieure les fibres musculaires Hsses sont encore situées plus près de la surface conjonctivale que dans la paupière supérieure; elles sont moins régulièrement placées et se dirigent du cul-de-sac conjonctival jusqu'au bord du tarse. Elles sont munies, comme dans la paupière supérieure, d'un tendon élastique. »
Pour ce qui concerne l'analyse de M. Merkel de l'action physiologique du M. orbicalaire que nous venons de donner, elle est bien plus exacte que celle exposée par Darwin, quoiqu'elle concorde dans les points essentiels avec l'étude du fameux naturaliste anglais {voy. L'expression des émotions chez l'homme et les animaux, \)dir Charles Darwin, trad. par Samuel Pozzi et René Benoit. Paris, 1874 (in-8°, p. 408).
ARTICLE PREMIER