PARALYSIE DU MUSCLE RELEVEUR. — CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE
PTOSIS.
La chute de la paupière supérieure peut provenir des causes les plus diverses, et depuis longtemps on est convenu, pour ce motif, de reconnaître plusieurs variétés de cette affection. Nous distinguerons trois formes de ptosis : celle qui résulte d'une insuffisance du releveur de la paupière, celle qui provient de l'inaction incomplète ou de la paralysie de ce même muscle, et enfin le ptosis congénital, dont il sera question à l'occasion des anomalies congénitales.
La chute de la paupière provoquée par l'insuffisance du muscle releveur peut avoir des causes très-diverses ; car cette affection se produit tantôt par l'effet d'un vice de conformation du releveur, tantôt par un défaut d'innervation, ou enfin, lorsque, à la suite d'une violence quelconque, le muscle a été blessé de manière à ne pouvoir plus fonctionner qu'incomplètement. Dans un autre ordre de faits, le releveur a conservé toute son intégrité d'action, mais cette dernière est masquée par l'effort que lui oppose soit la résistance de la paupière, soit le muscle orbiculaire lui-même. Dans la première forme, l'insuffisance est absolue ; dans la seconde, elle n'est que relative.
Une forme de véritable insuffisance du muscle releveur peut résulter d'un défaut d'innervation de ce muscle. Elle s'observe, par exemple, comme symp-
(1) Die opérât. Chirurgie, t. I, p. 744. Leipzig, 1845.