CORPS ÉTRANGERS
plus possible l'étude du trailement opératoire de l'entropion que nous donnons la description des procédés suivants :
De Graefe a recommandé contre les formes spasmodiques d'entropion le procédé opératoire suivant : on pratique (fig. 69), à 3 millimètres de distance du bord palpébral inférieur et parallèlement à ce bord, une section cutanée qui reste distante de la commissure externe de 3 à -4 millimètres. On excise alors un lambeau triangulaire A et l'on réunit, au moyen de deux ou trois sutures simples, les lambeaux B et G préalablement dégagés. La largeur et la hauteur du lambeau varieront suivant le relâchement des parties cutanées; sa base sera de 6 à 10 millimètres à peu près. Si, chez des personnes âgées, le relâchement des parties orbitaires du muscle orbiculaire est très-accusé, on donnera de préférence au lambeau à exciser une forme en coupole (fig. 70).
De Graefe accorde lui-même que ce procédé, auquel nous reprochons de produire des cicatrices vicieuses, prédispose lui-même au raccourcissement de la fente palpôbralc. On est donc forcé, lorsque cette fente est trop étroite, de pratiquer encore l'opération du blépharophimosis. Évidenmient, cette combinaison rend alors le procédé bien plus complexe.
Dans les cas d'entropion spasmodiquede la paupière supérieure, où le tarse correspondant a subi un ratatinement sensible, de Graefe recommande le procédé suivant qui, à notre avis, est inutilement compliqué. On procède à l'excision du lambeau triangulaire comme cela a été décrit pour la paupière inférieure, après quoi on écarte par traction les lèvres de la plaie, et l'on incise horizontalement et près du bord libre de la paupière, le muscle orbiculaire dont on repousse les fibres en haut, de ma- FiG. 71.
nière à mettre à nu le cartilage tarse. On
excise alors de ce tarse un triangle B (fig. 71), dont la base, tournée en sens inverse du triangle cutané, occupe le bord orbitaire du tarse, et mesure de 5 à 6 millimètres. La pointe du triangle effleure le bord marginal de ce même tarse, et comprend toute son épaisseur, de façon que la conjonctive seule reste. Les sutures doivent être placées de manière que la moyenne (A'A') comprenne à la fois la peau et les couches superficielles du tarse. Ordinairement, cette opération doit être combinée à celle du blépharo-phimosis.