C. Inflammations
D. Hypertrophies et atrophies.
E. Néoplasies, tumeurs des paupières.
F. Sécrétions morbides.
Les maladies parasitaires seront traitées à l'occasion des altérations morbides des cils, qui, de leur côté, feront partie intégrante des inflammations du bord libre de la paupière.
ARTICLE PREMIER A. — Hyperhémie et anémie. Érythème des paupières
L'iiyperhémie de la totalité des paupières. — Cette hyperhémie peut être
active^ et précède alors généralement les inflammations du voisinage (périostite du pourtour de l'orbite), ou se manifeste comme prélude de maladies inflammatoires généralisées de la peau (morbilles, scarlatine, variole). D'autre part, cette forme active peut résulter d'une irritation directe des téguments des paupières (frottement).
(1) Grae/e-5aemisc/<, t. VI, p. 370.
28 DE WECKER. — MALADIES DES PAUPIÈRES
La forme passive d'hyperhémie se montre dans tous les cas où il existe un obstacle à la circulation en général, ou en particulier à la circulation de la veine faciale ou de l'oplithalmique supérieure.
Ces deux formes d'hyperhémie sont désignées , lorsqu'elles se présentent avec une certaine persistance, sous le nom d'érythème des paupières, et offrent, comme caractères essentiels, une rougeur plus ou moins intense et une légère tuméfaction de ces voiles membraneux, rougeur et tuméfaction qui s'arrêtent généralement au sourcil et au repli palpébro-malaire. Il ne sera mention dans ce chapitre que de l'érythème stationnaire et chronique : nous négligerons, par conséquent, l'érythème qui accompagne les inflammations des parties voisines et s'irradie, en quelque sorte, vers les paupières ; nous laisserons aussi de côté les hyperhémies passagères consécutives à une irritation momentanée, reconnaissant pour cause le froid, le larmoiement, une contusion légère, le frottement, etc.
L'érythème palpébral, ainsi envisagé comme une entité pathologique, constitue une affection fort rare, mais néanmoins nettement caractérisée par l'aspect qu'elle donne au visage du malade, aspect d'autant plus frappant qu'il coïncide avec un teint moins coloré, comme c'est le cas le plus commun. La rougeur et une faible turgescence, telles sont les seules altérations que subisse la peau dans cette maladie. A la vérité, le tégument peut devenir le siège d'une pigmentation exagérée; mais c'est seulement dans les cas où l'érythème est d'ancienne date. La rougeur disparait sous la pression du doigt, ou, plus exactement, il apparaît ainsi une nuance jaunâtre, sans que d'ailleurs .on puisse remarquer le moindre changement morbide dans l'épiderme de la partie aff'ectée.
Les veines superficielles, principalement celles qui se rendent au bord libre des paupières, sont souvent un peu dilatées et plus apparentes qu'à l'état normal. En somme, on ne saurait, par les moyens d'investigation dont dispose l'anatomiste, reconnaître aucun changement de structure dans le derme ou dans le tissu sous-cutané.
N'était l'aspect singulier que donne l'érythème palpébral à la physionomie, les personnes qui en sont atteintes ne s'en préoccuperaient que médiocrement; car c'est par exception qu'elles accusent une légère sensation de chaleur et que le toucher indique un accroissement total de la température des téguments.
Uétiologie de l'hyperhémie palpébrale révèle une coïncidence fréquente de cette maladie avec des troubles de la circulation générale, soit que ces troubles résultent d'un vice de conformation du cœur, soit qu'ils prennent leur point de départ dans les organes de la respiration (emphysème, dilatation des bronches, compression des poumons par un épanchement pleurétique), soit enfin qu'ils proviennent d'une affection abdominale (maladies du foie, cirrhose). On constate, en outre, chez les malades, une grande flaccidité de la peau.
Le traitement de cette afl'ection, comme on doit bien le penser, n'offre