II. E" = 2 h T
En divisant la première équation par la seconde, 2 h disparaît et il reste les
deux inconnues ô' et ô" dont les sinus sont sin S' — et sin 6''= ^— ,
tandisqu'on peut exprimer leurs cosinusen fonctions de leurs sinus, donc également par a' et a". De cette façon on trouve n et par suite fi en introduisant la valeur trouvée dans les deux équations.
3° Enfin, on peut vérifier empiriquement l'ophthalmomètre, sans mesurer l'épaisseur des lames ni leur indice de réfraction. Pour cela, on se sert d'une échelle rigoureusement graduée dont les divisions représentent des dixièmes de millimètre ; on la vise avec la lunette de l'ophthalmomètre et l'on fait tourner les lames jusqu'à ce que la deuxième division de l'une des doubles images, puis la troisième, la quatrième, etc., tSmbent sur la première de l'autre double image. De cette façon on dispose donc les lames d'abord pour un objet de 0"^^! puis pour un objet de 0™"',2, de 0""",3, etc. En même temps on note l'angle de rotation correspondant à ces grandeurs et l'on calculera, par interpolation, les grandeurs correspondant aux angles intermédiaires. En réunissant toutes ces valeurs en un tableau, on peut, dans les mensurations ultérieures d'objets inconnus, trouver directement leur grandeur, simplement à l'aide de l'angle de rotation des lames, sans qu'il soit besoin de passer par les calculs de la formule (I).
Il est vrai que ces mesures n'ont de valeur que pour le ou les quarts de cercle de la graduation de l'instrument, pour lesquels on a fait les expériences. Par suite, il faut faire toutes les mensurations dans le même quart de cercle, ou établir l'échelle empirique pour tous les quatre quarts de cercle.
SNELLEN ET LANDOLT. — MÉTROLOGIE.
Si les mensurations ont été très-précises et très-nombreuses, cette dernière méthode de vérification de Tophtlialmomètre est la plus rationnelle, parce que, malgré la connaissance de l'épaisseur des lames et de l'indice de réfraclion du verre, la mensuration peut être inexacte quand la construction de l'instrument n'est pas parfaite.
L'ophthalmomètre est, comme nous l'avons dit, principalement destiné à la mensuration des différents diamètres des parties antérieures de l'œil, de même que des images réfléchies de la cornée et des surfaces antérieure et postérieure du cristallin, pour en déduire le rayon de courbure.
Dans ces expériences, la tête de la personne à examiner est fixée à l'aide d'un appareil approprié de telle sorte que l'œil se trouve dans l'axe de l'instrument, et il est dirigé à l'aide d'un objet de fixation, afin que l'image réfléchie d'un objet déterminé soit renvoyée dans l'ophthalmomèlre par la surface dont on veut connaître la courbure.
Comme objet dont on observe le reflet, on emploie de préférence trois lumières B C et G (fig. 164), placées dans une ligne droite, perpendiculaire-
Fig. IGi.
ment à l'axe de l'ophthalmomètre. Le point M est le milieu de la distance qui sépare la lumière B du point B', intermédiaire aux deux lumières C et G'. Ces lumières sont réfléchies par la surface à étudier, et leur image est observée à travers l'ophthalmomètre. On fait tourner les lames jusqu'à ce que l'image dédoublée de B vienne se placer exactement au milieu de l'espace G G'. B B' est donc la grandeur de l'objet dont on mesure l'image (i).
On peut placer en C, C et B de petites lampes, comme dans Vanneau de Middelburg (fig. 165), ou bien trois miroirs fixés à une règle (fig. 166). Ces miroirs réfléchissent sur l'œil examiné une lumière située au-dessus de la tête de la personne qu'on examine. On peut les faire mouvoir le long de la règle et faire tourner celle-ci autour du centre M de la figure 166.
Les distances M B et M B' (B' étant toujours le milieu de la longueur C C) doivent être exactement égales et connues. Pour n'avoir pas à disposer chaque
(1) Helmlioltz a choisi pour objet cette disposition des lumières pjirce que l'expérience apprend qu'on peut déterminer le moment où un point vient se placer au milieu de deux points rapprochés, avec plus d'exactitude, que le moment où deux points se recouvrent.
OPHIIIAI.MOMETRIE. 745
l'ois les miroirs à nouveau, on fixe la lumière à une distance constante de ces miroirs à l'aide d'une disposition fort simple indiquée par Helmholtz :
FiG. 165.
il suffit d'établir les trois petits miroirs avec leur tige de telle sorte que chacun d'eux occupe toujours un plan tangent à une surface sphérique imagi-
FiG. 166
naire dont le centre se trouverait exactement au milieu de la distance qui sépare la lumière de l'œil examiné.
S>iELLEN ET LANDOLT. — MÉTROLOGIE.