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en contraction les muscles de l’avant-bras ou du bras selon le degré d'intensité du courant. Les contractions musculaires provoquées par ce procédé d'électrisation sont incom-
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Figures schématiques servant à indiquer le trajet suivi par les courants dans le bras et l'épaule.
plètes et irrégulières; c’est Z’électrisation par achon réflexe. »
Il est certain que les courants d’induction, en traversant un membre, déterminent une irritation sur les nerfs sensitifs de cette région, et que cette irritation est transmise à la moelle, mais elle n’est point capable d’y déterminer des actions réflexes de cette énergie. Si, en dehors des conditions physiques du trajet des courants électriques dans l'organisme, et qui sont plus que suffisantes pour expliquer les contractions qui se font dans ce cas, il fallait encore démon-
trer l'erreur de M. Duchenne par des faits physiologiques, il nous suffirait de citer la seule expérience suivante. Si, sur un animal chez lequel on a détruit complétement la moelle, on fait passer dans un membre ou dans tout le corps un courant électrique d'induction, on obtient absolument les mêmes contractions, Il en est de même si l’on détache un membre du corps et qu'on l’électrise dans une portion de sa longueur. Dans ces deux conditions, les actions réflexes sont complétement impossibles, et les contractions ont lieu comme dans le cas où M. Duchenne admet des contractions réflexes (1).
La réunion près des électrodes des différents rayons du courant électrique, est la cause des contractions plus énergiques et souvent uniques que l’on obtient en ces points. La grandeur des électrodes, doit donc avoir une influence sur la contraction des muscles environnants. Aussi, si l’on applique sur un muscle d’une certaine étendue et d'un volume un peu considérable des électrodes très-étroits, d’un centimètre de diamètre par exemple, on n’obtient, même avec un courant assez fort, que des contractions isolées de quelques faisceaux musculaires. Avec le même courant, et même avec un courant plusfaible, on obtient des contractions plus étendues, en employant des électrodes d’une plus grande surface. Le courant dans ce cas, entrant dans le muscle par une grande surface de contact, agit sur un plus grand nombre de faisceaux musculaires et surtout sur un plus grand nombre de nerfs moteurs. Il faut ajouter de plus que, près du point d'entrée, le courant possède une force suffisante pour produire des phénomènes d’irritation,
(1) Duchenne, loc. cit., pp. 1414 et 112.