MA
sement ; on peut constater un phénomène analogue pour les vaisseaux périphériques, pour le dartos, etc.
Mais pour la vessie, dira-t-on, le froid amène des contractions plus actives, ou du moins plus fréquentes; personne n'ignore en effet que le refroidisssment provoque des envies d'uriner, et qu'il suffit souvent, chez des gens dont la vessie est paresseuse, du contact d'un corps froid au périnée ou sur le bas-ventre pour faire uriner. C’est qu’en effet de cette facon on contraclure la tunique musculaire de la vessie, et la pression des parois sur le contenu amène une dilatation du sphineter et l'émission de l'urine,
Influence du repos et de l'exercice. — Le repos absolu d’un muscle strié, la privation de l’innervation, entraînent son atrophie et, dans certains cas, la perte de ses fonctions propres. Lorsqu'un musele de la vie organique cesse d’agir, l’atrophie consécutive survient moins rapidement; à la longue, quand limmobilité est complète, les fibres lisses s’atrophient ; on constate ce fait dans les cas d’anus contre nature de longue durée; si rien ne passe par le bout inférieur, l'épaisseur des parois intestinales est alors diminuée. Un vaisseau sanguin oblitéré présente des particularités analogues. Il faut noter cependant que souvent les éléments musculaires diminuent de nombre et de volume sans disparaître absolument, et que ceux qui persistent ont conservé la contractilité. L'utérus, après des années de repos, contient des fibres-cellules. Les vésicules séminales des vieil lards et des paraplégiques ont encore des fibres lisses.
D'autre part, il est certain que l’exercice augmenté le volume des muscles de la vie organique; il survient de véritables hypertrophies dans le cas où il y à exagération de mouvements. Que la vessie soit obligée pour se vider de
vaincre un obstacle, qu'un rétrécissement de l’inteslin exige des efforts multipliés pour le passage des matières, et l’on constatera que la tunique musculaire s’est épaissie, que les fibres-cellules ont augmenté de nombre et de volume. Cette hypertrophie peut avoir une autre cause : l'utérus, qui se développe pendant la grossesse, subit une énorme augmentation de volume que l’on ne peut attribuer à des contractions répétées, mais bien à une exagération des phénomènes de nutrition; c’est une cause analogue qui détermine le brusque mouvement des vésicules séminales au moment de la puberté. ;
Mécanisme de la contraction.
La contraction, quel que soit l'élément sur lequel on l’observe, est due à une propriété spéciale de la matière organisée, propriété que l’on a nommée contractilité. M. Rouget, ‘ se basant sur quelques interprétations anatomiques, hasardées peut-être, mais à coup sûr fort originales, considère la contraction comme un phénomène d’élasüicité. Tout d’abord la théorie de M. Rouget est séduisante en ce qui concerne les fibres striées, qu'il considère comme des spirales, de véritables ressorts élastiques capables de se condenser. Ce qui est regardé ordinairement comme l’état d'activité du muscle serait, pour cet auteur, l'état de repos pendant lequel le ressort se détendrait. On ne peut nier cependant que cette opinion est en contradiction avec des faits bien observés. Ainsi, pour n'en citer qu'un seul, il est impossible, dans l'hypothèse de M. Rouget, de se rendre compte des différences de température que l’on constate dans un muscle lorsqu'il se contracte librement ou lorsqu'il existe un obstacle au raccourcissement, On comprend à la rigueur qu’il
puisse y avoir élévation de température lorsque, le muscle se contractant librement, l’élasticité entre en jeu et développe du calorique, mais on ne comprend guère pourquoi cette élévation de température est plus forte quand le mouvement ne peut s'exécuter à cause d’une résistance quelconque.
S1 cette théorie appliquée aux muscles striés soulève de nombreuses objections, elle en rencontre de plus sérieuses encore lorsqu'on cherche à l'adapter aux contractions des fibres lisses ; car 1er nous ne rencontrons nullement cet enroulement en spirale que l’auteur admet pour les fibres striées, et les fibres élastiques qui accompagnent les éléments musculaires sont accessoires et trop peu développées pour produire des mouvements énergiques. Ne sait-on pas enfin qu’il existe des phénomènes de contractilité dans les substances organiques complétement amorphes? Que devient 101 la théorie de M. Rouget?
= Essayons de pénétrer le phénomène intime de la contraction des fibres lisses : supposons qu’une excitation mécanique ou nerveuse agisse en un point du muscle, sur une seule fibre-cellule si l’on veut; la cellule va se raccourcir, il se forme un plissement qui est accusé au microscope par des bords sinueux, le noyau de la cellule participe lui-même au mouvement, il se contourne.
Voici un moyen que nous avons employé pour observer ce phénomène : un fragment de muscle lisse, pris sur un animal vivant ou récemment sacrifié, est plongé dans une solution faible d'acide chromique, ou mieux encore dans une solution de nitrate d'argent au 400°°, Grâce à la persistance de contractilité, le fragment, en s’imbibant du réactif, se resserre, il y a une véritable contraction qui persistera, car le
réactif va coaguler les substances liquides ou demi-liquides, et immobiliser les éléments anatomiques; on peut alors, par l'examen microscopique, reconnaître que les fibres-cellules, tout en conservant leur forme habituelle, présentent sur leurs bords de fines dentelures ; il y a un véritable plissement de chaque élément. La contraction des muscles lisses . résulte donc, comme celle des fibres striées, d’un véritable lassement. On pourrait objecter que ces fines dentelures sont le résultat, non de la contraction, mais de l’action chimique du réactif employé; dans cette hypothèse, où devrait chtenir des préparations semblables avec les fibres-cellules prises sur le cadavre ; du reste, M. Robin (1) avait observé ce plissement des fibres lisses sur des annélides vivants, sans l'emploi d’un réactif, par l’observation de la contraction spontanée. Nous croyons que les fibres-cellules de divers animaux que l’on trouve figurées avec des ondulations ont été dessinées en état de contraction. | L'élément unique que nous supposons en contraction est en contact avec les éléments semblables qui se trouvent tiraillés, et qui, sous l'influence de cette excitation mécanique, se contractent de la même facon et exercent, à leur tour, de proche en proche, une action analogue, de sorte que la contraction rayonnera autour du premier élément excité qui sera le centre du mouvement. L'excitation est-elle faible, le mouvement s’étendra peu à peu comme les ondes liquides lorsqu'on jette une pierre dans l’eau; si elle est faible, la contraction pourra se transmetire dans tout le faisceau où même dans tout l'organe; mais alors, à mesure que les ondulations S'éloig uent, les parties primitivement
Re Lo
(4) Dans Lebert, lémoire sur la ( des sciences naturel es. Paris, 1850, t FD.
x 4 PC ar. A — , % 4 4
me. P ,” * ++
ÉD ET, «1 . h
CET AE oo