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contractées se relächent, et l’on a un mouvement péristaltique qui, dans plusieurs organes, est encore aidé par la présence des ganglions intra-pariétaux ; ceux-ci réagissent lorsque l'onde les atteint et donnent une nouvelle impulsion.
L’excitation est-elle encore plus intense, ou mieux, estelle permanente, l’ondulation s’étendra aux parties voisines comme ci-dessus, mais les cellules qui recevront l’'ébranlement resteront contractées, et l’on aura la contracture. |
C’est ainsi qu'on peut expliquer les contractions limitées, les contractions péristaltiques et les contractions tétaniques, qui sont les trois formes de mouvement dans les fibres lisses.
Après l’état d'activité survient le retour à l’état normal; ic1 le mécanisme est facile à comprendre : l’élasticité propre à l'élément musculaire tend à lui faire reprendre sa forme, et en cela il est puissamment aidé par les fibres élastiques qui l’accompagnent et qui, cessant d'être tiraillées, reprennent la longueur qu’elles possédaient auparavant. Ces fibres élastiques jouent le rôle du myolemme des muscles de la vie animale.
Les fonctions des muscles lisses et des fibres élastiques auraient, d’après les physiologistes, une grande analogie. On dit généralement qu'ils concourent au resserrement des vaisseaux ; rien n’est plus faux, car, dans tous les organes où l’on rencontre des fibres-cellules, 1l existe en même temps des fibres élastiques chargées de ramener les tissus à leur dimension normale lorsque les muscles entrent en repos. Il y a, en un mot, entre l'élément contractile et l'élément élastique un véritable antagonisme; les vaisseaux ne font pas exception à la règle, et, ee que | leurs muscles agissent activement pour modifier le calibre, les fibres élasti-
ques tendent seulement à conserver au conduit une forme constante, en s’opposant à une dilatation trop forte lorsque les muscles n’agissent pas, et en luttant contre le resserre ment produit par la contraction musculaire énergique. Dans les fibres striées, l’action est brusque, instantanée, mais on observe également des ondulations qui partent d’un point pour aboutir aux extrémités; seulement le phénomène est rapide, instantané, si le muscle est sain. Dans les fibres lisses, au contraire, tout est lent, la contraction ne produit pas une secousse brusque, elle n’est pas simultanée, elle s'établit graduellement, pour se maintenir longtemps, et cesse peu à peu. Dans les graphiques que nous avons obtenus on trouve des caractères différentiels assez marqués. Généralement la ligne ascendante qui marque la contraction est légèrement oblique lors de la détente, Quelquefois même, dans les contractions normales du gros Intestin par exemple, le tracé complet représente à peu près un are de cercle. Si cependant le mouvement est très-actif, le tracé diffère peu de celui des fibres striées. Ce qui établit une différence notable, c'est la variété de forme que peut prendre le tracé des contractions des muscles de la vie organique. Nous avons donné, dansle paragraphe précédent, quelques exemples des tracés obtenus avec les intestins. Nous montrons (fig. 108) le tracé d’une contraction spontanée de la vessie d’un chien; une ampoule de caoutchouc, introduite par la portion membraneuse de l'urèthre, transmettait le mouvement ; la durée du tracé est d’une demiminute. On remarquera que, dans les contractions progressives de longue durée et généralement dans les efforts, la période de contraction est plus longue que la période du retour au repos, cel qui est le contraire de ce qui arrive dans
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les mouvements plus rapides, comme ceux.de l'intestin. Dans le muscle strié, quelle que soit la nature ou la force de l'excitation, la figure obtenue sera plus grande ou plus petite, mais le type ne changera guère; pour les fibres lisses, on aura, suivant la puissance de l'excitation et l'état du muscle, des différences évidentes : tantôt l’obliquité de la ligne ‘ascendante sera égale à la ligne descendante, ou bien elle sera moins prononcée, les lignes se jomdront par un sommet aigu ou un arc de cercle, etc.
Dans les organes à fibres lisses dont la fonction est de chasser au dehors des matières liquides ou solides, il y a un effort continu qui persiste jusqu’à l'expulsion du contenu, si le contenu est liquide et qu'il n’y ait point d’obstacle à l'écoulement; citons comme exemple la vessie et les vésicules séminales. Pour ces dernières, on pourrait croire que l’écoulement n’est pas continu à cause des intermittences qui existent dans l’éjaculation, mais c’est l’urèthre qui se contracte spasmodiquement et qui détermine lintermittence. Lorsqu'au contraire les matières à expulser sont solides, on rencontre des résistances accidentelles ; il s'ensuit une succession d'efforts, puis un repos plus où moins prolongéauquel succèdent de nouveaux efforts, Jusqu'à lexpulsion complète. Ces efforts sont indiqués dans les tracés par une élévation plus ou moins rapide du niveau, et ce niveau se mainilent quelque temps comme nous l'avons montré dans les contractions du rectum et comme nousle montrons fig. 109. Cette figure représente une contraction de Putérus d’une chienne enregistrée au moyen d'une ampoule de caoutchouc introduite par le col immédiatement après la parturition.
Dans les mouvements dus aux fibres es la volonté
- intervient le plus souvent; c’est exceptionnellement que
l’on constate des actes dus à de simples actions réflexes, les muscles de la vie organique sont toujours mis en jeu de cette dernière façon ; nous avons vu que ces actions réflexes s’opèrent le plus souvent sur les ganglions voisins, sur ceux qui, quelquefois, sont disséminés dans l’épaisseur de l'organe, mais elles peuvent atteindre des ganglions plus éloignés, de telle sorte qu’une excitation partie d’un point isolé réagira sur tout l'organe ou même sur des organes voisins, comme on le voit pour le rectum, dont les contractions réagissent sur la vessie ; réciproquement, pendant la miction, il faut quelquefois l'intervention de la volonté pour empêcher l'expulsion des gaz ou des matières liquides du gros intestin, comme l'envie d'uriner accompagne presque toujours la défécation.
Nous avons dit que l'effort musculaire, qui est l’exagération de la contraction normale, se rencontre dans les muscles lisses comme dans les muscles volontaires. Pour ces derniers, le mécanisme de l'effort exige certains actes préliminaires comme l’occlusion de la glotte, etc.; pour les
contractions des fibres lisses, et spécialement pour les or-
ganes tubulés et ampullaires, il faut également quelques conditions. Dans l'effort de la vessie, de l'utérus, du gros intestin, de l'estomac, les muscles qui entourent la cavité péritonéale se roidissent, et les organes contenus trouvent un point d'appui pour exécuter leurs mouvements. La contraction du diaphragme et des muscles abdominaux n’a pas simplement pour but de presser sur les organes et d'exprimer pour ainsi dire le contenu, elle concourt surtout à former un plan résistant pour faciliter l'effort et servir de
“point d'appui.
Lorsqu'on voit les muscles de la vie organique et encore les muscles striés du cœur exécuter des mouvements automatiques, on s’imagine difficilement qu'ils puissent se fatiguer ; cependant ils se fatiguent et même 1l y a épuisement de tout l'organisme lorsque leur activité est exagérée comme dans l’accouchement, les efforts impuissants pour uriner, une selle copieuse.
Dans l’état d'activité ordinaire, 1l y a pour les organes tubulés, par exemple, des alternatives de contraction et de repos, et par conséquent peu de fatigue musculaire ; mais, que les contractions deviennent plus fortes sous l'influence d’une excitation ou qu'il survienne de véritables efforts, l’organe ne tardera pas à se reposer pendant un temps plus ou moins long ; il arrivera même à un état d’atonie ; c’est ce qui à lieu pour la vessie lorsqu'un obstacle ou simplement la volonté s'oppose à l'émission de l'urine ; la contraction cesse bientôt et reparait plus vive après un repos, puis de nouveaux efforts surviennent et enfin le besoin d’uriner disparaît peu à peu, et la vessie, dans les cas extrêmes, peut devenir complétement imerte. Pour l'intestin, nous avons observé des faits analogues : après une série de mouvements énergiques, arrive un repos prolongé. La contraction des muscles vasculaires est également de courte durée ‘si elle est exagérée, un repos devient nécessaire ; même explication pour l'inertie de l'utérus dans les accouchements de longue durée, etc.
Mouvements réflexes,
Jl est facile de s’apercevoir que tous les mouvements des muscles lisses sont réflexes, mais ces actions réflexes s’exer-