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FIBRES MUSCULAIRES DE LA VESSIE

Chez un malade, qui avait une pierre volumineuse dans la vessie, et des plaques calcaires adhérentes à la paroi \ésicale, le cathétérisme était tellement douloureux, que linspection de la vessie au moyen d’une sonde était presque impossible. Les courants continus furent employés dans le but d’agir sur la sensibilité et de diminuer les spasmes, une sonde coudée en gomme est conduite dans la vessie, on injecte avec la plus” orande lenteur de l’eau tiède ; il en pénètre à peine 10 grammes. Puis on pousse dans la sonde, tout en maintenant le doigt sur l’orifice du pavillon, un mandrin en laiton, et on bouche la sonde avec un fausset. Le pôle positif est uni au maudrin, et le négatif, une large plaque humide, est appliqué sur l'abdomen. Au début du courant il y a une légère douleur ; puis peu à peu il se produit un bien-être. La présence de la sonde dans la vessie et l’urèthre ne détermine plus de gêne. Après quatre minutes de ce courant électrique constant, on enlève les électrodes et le mandrin, on débouche la sonde, et on pousse du liquide dans la vessie. La tolérance est telle, que l’on peut injecter 150 grammes d’eau tiède avant de provoquer le moindre besoin d’uriner.

La vessie ainsi dilatée, on introduit le lithotribe explorateur.

L'état douloureux reparaissant (déjà le liquide est chassé par-dessus l'instrument), on retire le lithotribe. La vessie se vide spontanément, et le cortége des douleurs qui succèdent habituellement à la miction apparaît. Immédiatement nous faisons une nouvelle application, et de la même façon, des courants continus ; nous voyons de suite l’état douloureux cesser et le calme complet s'établir. |

Dans l'observation suivante les courants continus ont eu une action favorable sur les spasmes de la vessie, de l’uréthre et des ureteres.

M. B..., âgé de vingt et un ans, marin. Au mois de septembre 1869, il est pris tout à coup d’une douleur à l'extrémité de la verge et de difficulté d’uriner; ces douleurs augmentèrent de plus en plus, et les envies d’uriner deviennent excessivement fréquentes. L’urine ne sort plus que par un jet saccadé, quelquefois même il n’y a plus de jet malgré les efforts.

Au bout de quelque temps, le malade éprouve de plus des douleurs dans l'anus et les reins, tantôt dans le côté droit ou le côté gauche, tantôt dans les deux à la fois. Les érections sont fréquentes et très-douloureuses, |

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Après une période de quinze jours, où il y a eu un peu de mieux à la suite d'un traitement interne par les pilules de téréberthine, tous les phénomènes précédents réapparaissent. M. le docteur Reliquet est consulté à cette époque, et trouve à l'examen des voies urinaires un spasme énergique de l’urèthre. Après le premier examen, il y a une diminution des douleurs, mais l'introduction de sondes étant faite encore les jours suivants, les douleurs réapparaissent. C’est alors que M. Reliquet essaya l'emploides courants continus, et, selon les faits de ce genre que nous avions déjà observés, nous lui conseillâmes de mettre le pôle négatif du côté des fibres lisses contracturées. Le pôle négatif fut donc placé dans la vessie et le pôle positif sur l’hypogastre. |

Après la première séance, il n’y eut aucun résultat. Après la seconde, le jet est plus roide, les douleurs en urinant sont moins vives, mais les envies d’uriner sont encore fréquentes.

M. Gosselin, consulté à ce moment, conseille de continuer l’électrisation. Tous les jours, M. Reliquet fait alors une séance, et constamment il met le pôle négatif dans la vessie et le pôle positif sur l'hypogastre ou sur le périnée. Les douleurs diminuent très-vite, la vessie recoit de plus en plus de liquide, jusqu’à 220 grammes. Les envies d’uriner deviennent de moins en moins fréquentes, et le 31 janvier 1870 (le traitement électrique avait été commencé le 25 janvier 1870) le malade n’urine que trois fois en douze heures.

Le 2 février, après avoir marché beaucoup et s’être exposé à l’humidité, le malade est pris d’une rechute et d’un peu d’embarras gastrique. — Eau de Pullna.— Les séances d'électricité sont cependant continuées, el les douleurs disparaissent complétement.

Le 48 février, étant au théâtre, le malade est pris d’une douleur violente dans le rein droit. Les urines se chargent de suite, les envies fréquentes d’uriner reparaissent, ainsi que les douleurs vives de la miction. L'état saburral s'établit avec une fièvre un peu intense, mais continue. Purgatifs ; sulfate de quinine, repos absolu.

Le 23 février, la douleur des reins est toujours très-violente ; par la palpation on trouve la région du rein droit comme gonflée et empâtée. Ce jour on fait une séance d'électricité en plaçant le pôle positif sur le flanc droit au niveau du rein et le pôle négatif sur le périnée.

Dans la nuit du 23 au 24 février, le malade rend une assez forte quantité de graviers (d’urate double de soude), Dans la journée il en rend encore quelques uns. Le soir, fièvre très-intense. Purgatifs, sulfate de quinine. La fièvre baisse, mais il reste toujours dela douleur dans le rein droit et comme un empâtement profond du foie.

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