FIBRES LISSES DES VÉSICULES SÉMINALES
A partir du 1° mars, le malade prend 2 grammes de benzoate de soude par jour. Il rend des cristaux rouges en assez grande quantité; mais les envies d’uriner sont toujours fréquentes et la miction très-douloureuse.
Le 4 mars, on reprend l’électrisation de la vessie : celle-ci se distend de plus en plus, les envies d’uriner s’espacent et la douleur de la miction finit par disparaître. En même temps la constipation cesse.
Le 10 mars, M. B... se plaint de malaises; depuis quelques jours, il ne rend plus de graviers.
On applique alors de nouveau le pôle positif sur le rein droit, et le pôle négatif dans la vessie. Le lendemain, le malade rend une grande quantité de grains rouges d’urate, et le malaise disparaît.
L’électrisation est continuée tous les jours jusqu’au 23 mars. La vessie
à cette époque reçoit facilement 220 grammes d’eau, les urines sont
claires, les envies d’uriner sont peu fréquentes et les douleurs ont disparu. Après chaque séance, il survient un peu d’excitation.
Le 28 mars, le malade dit qu’il ne souffre plus du tout, et qu'il p’urine qu’une fois dans la nuit.
Influence de l'électricité sur les fibres lisses des vésicules
séminales. Spermatorrhée,
Les courants continus nous ont donné dans trois cas tresnets de spermatorrhée de très-bons résultats.
Antoine F..., âgé de vingt ans, ouvrier lithographe, est, depuis quatre ans, sujet à des vertiges et à des attaques qui ressemblent complétement à des attaques hystériques. Par moment, et surtout lorsqu'il se lève, il se sent perdre connaissance, il reste pendant quelque temps sans pouvoir se remuer. Parfois il a des mouvements incoordonnés, et lâche les
. objets qu’il tient dans sa main. — Affaiblissement général et maux d’es-
tomac. Excès d’onanisme.
Depuis trois ans, il s’est aperçu que lorsqu'il allait à la selle, il perdait un peu de liqueur spermatique ; ces pertes ont augmenté beaucoup depuis cette époque, et actuellement, elles sont très-fortes au moindre effort.
Nous examinons au microscope le liquide expulsé, et nous constatons la présence de spermatozoïdes, en assez grande quantité.
71h RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES ET CLINIQUES.
Au bout de quelques séances, courant descendantsur la moelle et application pendant quelques minutes du pôle positif sur le périnée et du pôle négatif sur la région sacro-lombaire ; les accès hystériformes diminuent et les pertes sont moins fréquentes.
Guérison complète au bout de six semaines.
— D... ouvrier sculpteur, trente-un ans, est depuis plusieurs années sujet à des pertes nocturnes. Depuis un an, ces pertes ont augmenté notablement, elles sont devenues très-fréquentes la nuit, et existent également quelquefois le jour après la moindre excitation ou les grands efforts de défécation.
L'état général se ressent de ces pertes : vertiges, éblouissements, maux de tête, douleurs dans le dos et dans les reins, perte d’appétit, lassitude générale. Quinze séances d’électrisation par les courants continus améliorent l’état général et font cesser les pertes séminales.
L'observation suivante est relative à un étudiant en médecine de troisième année, que nous avons traité et qui a lui-même rédigé la note suivante :
Sans avoir jamais eu ni blennorrhagie, ni syphilis, voilà trois ans à peu près que j'ai des pollutions nocturnes assez fréquentes. Je n’y fis d’abord aucune attention, mais bientôt elles amenèrent une fatigue générale et presque l'impossibilité de préparer mes examens. Je consultai mon chef de service qui me conseilla des bains froids. Les pertes diminuèrent à la suite de ce traitement, mais elles revinrent plus fréquentes trois mois après, et ma santé générale commença à en souffrir d’une manière nolable. Je pris du bromure de potassium pendant cinq à six mois, puis successivement des préparations de valériane, de belladone, de quinquina ; mes pertes continuèrent pendant toute cette époque. L’emploi des courants continus seul les a diminuées, et je viens de passer vingt jours sans avoir la moindre pollution nocturne.
Hypertrophie de la prostate. — On a employé les courants électriques dans l'hypertrophie de la prostate. M. Tripier rapporte une observation où les courants induits réduisirent le volume de cet organe. MM. Chéron et Moreau-