FIBRES LISSES DES VÉSICULES SÉMINALES
Wolf ont également publié plusieurs observations où les courants continus firent disparaître l’hypertrophie de la prostate. |
Nous avons eu à soigner plusieurs cas de ce genre, et nous nous hâtons de dire qu’il est très-important de distinguer les différents genres d’hypertrophie de la prostate, car pour nous, nous ne croyons pas que l'électricité ni quelque traitement que ce soit puisse faire disparaitre l’hyperirophie proprement dite de la prostate, mais elle peut agir sur les tissus vasculaires et musculaires de cet organe. Ce sont surtout les phénomènes vasculaires qui sont rapidement amendés par l’emploi des courants continus. Chez un malade qui avait eu une prostatite aiguë, et qui, à la suite de cette affection, avait toutes les nuits des érections douloureuses, des envies d’uriner qui le réveillaient presque à chaque heure, on sentait très-bien à ces moments un gonflement plus marqué de la prostate. Dès la troisième séance, la plupart de ces symptômes furent notablement améliorés, sans que pour cela nous ayons eu recours aux procédés plus ou moins ennuyeux et quelquefois dangereux, qui consistent à introduire des conducteurs métalliques soit dans l'urèthre, soit dans le rectum. Nous nous contentions d’électriser la moelle et d’agir sur la prostate en plaçant un des rhéophores sur le périnée. |
Les engorgements de la prostate sont presque toujours accompagnés de spasmes de la vessie et de l’urèthre, de congestions passives du côté des organes génito-urinaires, et ce sont surtout ces symptômes que les courants continus parviennent à faire disparaître très-rapidement.
En résumé, les courants continus, par leur influence tonique et calmante, sont d’un secours très-utile dans les affec-
tions des voies urinaires. Leur pénétration dans la profondeur des tissus leur donne de plus ce grand avantage qu’on peut les employer à l'extérieur du corps, sans être, la plupart du temps, obligé d'introduire les excitateurs dans l’intérieur des organes.