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Fig. 124. — Pile hermétique.
pour déplacer le stylet ; JJ' (fig. 192et 123) aïlettes du volant à résistance variable ; L remontoir du mouvement d’horlogerie ; I et G mème levier en positions différentes, ! est pour la mise en mouvement de l'interrupteur et G pour l'arrêt ; 1 et 2, serre-fils pour recevoir les rhéophores de la pile à courant coniüinu ; 3 et 4, serre-fils de la pile pour produire les courants d'induction; on recueille ces derniers
(1) Nous avons substitué à cet interrupteur Foucault que nous avions
adopté tout d’abord, un interrupteur à contact de nikel, qui dans ce cas lui est bien préférable.
en plaçant les cordons des électrodes en 5 et 6 pour l’extracourant; en 6 et 7 on recueille les courants induits : en5et 7, l’extra-courant et les induits réunis.
Nous ne pouvons nous étendre ici sur les différentes expé-
riences que nous avons faites avec cet appareil et sur les faits que nous avons pu observer sur les mouvements du cœur. Pour rester dans les limites de cette discussion, nous dirons seulement qu'avec cet appareil, lorsqu'on ne fait qu’une, deux ou trois interruptions par seconde, on ne détermine jamais l'arrêt du cœur, quelle que soit la force du courant, pourvu toutefois qu'il ne soit pas excessivement énergique.
Done, si l’on veut employer des courants induits dans les accidents causés par le chloroforme, ou pour d'autres cas d'asphyxie, ilest important de ne faire que des interruptions très-rares. Comme beaucoup de personnes ne savent pas régler les intermittences, il est utile d’avoir des appareils qui ne donnent que de rares intermittences et qui soient faciles à limiter.
L'appareil (fig. 125), construit par M. Trouvé, remplit ces conditions : au moyen d’un levier mobile G, on peut régler la vitesse du trembleur F. Cette disposition inventée par M. Trouvé permet de ne donner par Pro qu’une interruption par seconde.
B et B'sont deux bobines induites, l’une à gros fil et l’autre à fil plus fin, qui se placent successivement, l'une à la place de l’autre sur le chariot. ;
Si l’idée si juste de Hallé et de Sue, de placer des appareils électriques dans les postes de secours aux noyés, était exécutée, ce sont des appareils offrant ces conditions qu'il faudrait employer, car en limitant le nombre d'intermit-
tences, des mains même non exercées Dour s’en servir
sans danger.
Voici donc un premier fait het c'est que la rapidité des intermittences est plus nuisible que l'intensité du
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Fi. 125, — Appareil Trouvé.
courant, et que dans les cas où l’on emploie des courants induits qui doivent agir sur les phénomènes cardiaques et respiratoires, il est d’une importance capitale de n’employer que des courants induits à intermittences très-rares. L'avantage des courants continus est qu'entre des mains inexpérimentées ils offrent, dans tous les cas d’asphyxie,
moins de dangers et nécessitent moins de précautions De plus, les courants continus ont une influence plus efiiu
cace sur les mouvements du cœur. D’après M. Duchenne « l'électricité, employée comme excitant général du sys-
tème nerveux, peut saüver l'animal si la respiration est seulement suspendue; elle n’est impuissante que lorsque le cœur à cessé de battre. » Cela est vrai pour les courants induits, mais nous affirmons que dans les cas d’accidents chloroformiques dans lesquels le cœur s'arrête, les courants coutinus font réapparaître les mouvements du cœur. Nous savons que quelques médecins soutiennent que dans les accidents causés par le chloroforme, le cœur continue encoreses mouvements, mais si ce phénomène est vrai dans certains cas, il n'est pas constant, et la mort apparente causée par l'arrêt brusque du cœur est un fait réel et incontestable.
Dans les accidents dus au chloroforme, qui ressemblent rarement à ceux que l’on détermine lorsque l’on cherche à amener chez des animaux la mort par cet agent, il ya presque toujours arrêt du cœur avant l'arrêt de la respiration. Ce sont là des conditions que l’on ne peut reproduire à volonté et qui dépendent du hasard. Eh bien! dans tous ces cas, et cela nous est arrivé six à sept fois, nous avons obtenu, chez des lapins et des chiens, des phénomènes de mort apparente ressemblant parfaitement à ceux qui surviennent chez l’homme, et toujours nous avons rappelé ces animaux à la vie au moyen des courants continus.
Nous pouvons donc affirmer que les courants continus ramènent les animaux à la vie lorsque les contractions du cœur sont suspendues on tellement modifiées qu'elles amèneraient la mort, ce qui n'est pas possible avec les courants intermittents. Mais il est important de remarquer qu'il n’en est plus de même lorsque l'arrêt du cœur est produit non accidentellement, mais par l’administration d’une srande quantité de chloroforme. Nous avons eu bien soin
de distinguer ce cas, et dans notre communication à l’Académie des sciences, nous disons : « En produisant un empoisonnement lent, on arrive à faire cesser la respiration et la circulation, et souvent alors il est impossible de rappeler la vie par l'électricité ; cela tient à ce que le cœur est devenu incapable de se contracter, même sous l'influence des excitants les plus énergiques..…. Il est clair que dans ce cas on est en face d'un cadavre et que tous les moyens doivent échouer. » Il faut donc tenir compte des différences qui existent quand le cœur s’arrête tout à coup et quand il s'arrête peu à peu, empoisonné par le chloroforme. Dans le premier cas, nous pouvons ramener les contractions du cœur ; dans le second cas, nous n’obtenons plus rien.
Fontana disait, il y a déjà bien des années : «je puis assurer qu'avec le galvanisme il est facile d'accélérer les battements du cœur s’il est en mouvement, et de le mettre en mouvement s'il est en repos. »
. Sur la grenouille, l'expérience est très-intéressante parce qu’on peut suivre les diverses phases de l’'empoisonnement et de l'effet de l'électricité ; il suffit de mettre le cœur à nu. On voit, en continuant l’action de l’agent anesthésique, les battements du cœur diminuer de force, puis cesser : si l’électricité est alors employée comme nous l’avons mdiqué, le cœur recommence à battre. Une grenouille étant abandonnée sur une table après une expérience de ce genre présentait, au bout de vingt-quatre heures, une immobilité complète du cœur, les extrémités des pattes étaient desséchées; et pourtant l’électrisation, qui n'avait plus aucune influence sur les muscles volontaires, amenait encore des contractions du cœur.
Il est un accident terrible où l’eflicacité des courants
continus est vraiment admirable, c'est la syncope qui succède à une perte de sang abondante; nous avons vu, sur un animal dont on avait ouvert l'artère carotide et qui. à la suite de l’hémorrhagie, était dans un état de mort apparente, nous avons vu les courants continus ramener la respiraÿon; en cessant l’électrisation, la syncope reparaissait pour disparaître de nouveau par l'emploi du même moyen. Trois fois nous eûmes le même résultat, mais la dernière fois la vie persista, l’animal vécut deux jours et mourut des suites d’une autre opéraiion.
Certainement, dans les cas désespérés où l’hémorrhagie fait périr le malade, on a une ressource, la transfusion du sang; mais les appareils imaginés dans ce but sont lom de rendre l'opération innocente, et exigent des mains habiles ; avec les courants continus, le danger est nul, l'application peut en être faite par les plus mhabiles, et on ji les préférer à la transfusion du sang.
En résumé, dans tous les cas où il y a arrêt des mouvements du cœur et de la respiration sans altération du sang et spécialement dans les accidents dus au chloroforme ou à la syncope, l'emploi des courants électriques continus l’emporte sur tous les autres moyens préconisés jusqu’à ce Jour, et sont destinés à rendre de grands services.
GALVANOCAUSTIQUE THERMIQUE.
Quoique nous ayons déjà insisté, dans la première partie de cet ouvrage, sur les principes sur lesquels reposent les appareils de galvanocaustique thermique et chimique, nous croyons rendre service au public médical en donnant la description d'appareils nouveaux construits pour ces opérations. C’est dans ce but que nous ajoutons cet appendice.
Les principaux appareils employés en chirurgie pour élever à une -température suffisante les électrodes, sont : la pile de Bunsen, usitée surtout en Allemagne ; la pile de Grove, employée presque exclusivement en Angleterre et en Russie. En France, les chirurgiens ont généralement adopté la pile chirurgicale de M. Grenet.
Cet appareil se compose d’éléments, zinc et charbon, immergés dans de l’acide sulfurique étendu d’eau, saturé de bichromate de potasse. Pour rendre constante cette pile à un seul liquide, M. Grenet a eu l’heureuse idée de maintenir le liquide en agitation, par l’insufflation d’une certaine quantité d’air. La pile conserve une grande énergie, tant que dure l’insufflation, et l’on peut, en faisant pénétrer dans l'appareil une plus ou moins grande quantité d’air, augmenter ou diminuer l'intensité du courant.
Cet appareil est très-difficileà bien nettoyer, et c’est pour obvier à cet inconvénient que MM. Amussat et Trouvé remplacèrent les éléments fixes de la pile Grenet, par des éléments mobiles.
La figure 126 représente l'appareil fait d’après ces indications. Il se compose d’une cage de caoutchouc durci, dans laquelle sont placés des charbons et des zincs en nombre égal, maintenus à distance par les règles supérieure et moyenne de la cage, qui sont divisées comme une crémaillère. Les zincs et les charbons sont tranchants à leur parties supérieures pour recevoir les contacts, comme on le voit dans la figure ci-
jointe. Les contacts sont constitués par des pinces de cuivre très-élastiques et distancées entre elles par des tronçons de tubes de cuivre, le tout embroché sur une tige métallique et serré par deux écrous. Les rhéophores s’ajustent au moyen de pinces à coulant très-simples, sur deux
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F1G. 126. — Appareil Grenet modifié par M. Amussat.
C, charbons; Z, zincs; R,R/,R", contacts mobiles; M,M/. rhéophores ; D,D/, pinces pour assujettir les rhéophores : T, tube insufflateur ; A, poignée de la pile.
tiges en rapports avec les contacts. La caisse à air de la pile Grenet est remplacée par un double tube de caoutchouc percé de trous, en face de deux ouvertures longitudinales taillées dans la plaque féroce qui supporte tous les éléments.
Cet appareil a été, depuis, réduit à un volume encore plus petit ; comme on peut le voir figure 127. La cage est formée uniquement par
trois plaques de caoutchouc durci, dont l’une sert de base, et les deux autres forment les montants. Ils sont maintenus à la partie supérieure par la poignée même. L'écartement des éléments est obtenu très-simlement au moyen de jarretières de caoutchouc que l’on place en haut «ten bas des charbons. Ces jarretières de caoutchouc en cas de choc violent, servent de coussins et évitent, dans bien des cas, la rupture des charbons. L’insufflation se fait également au moyen d’un tube de caout- «houc percé de trous. |
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ES Fig. 127. — Appareil Grenet modifié par M.Trouvé.
À. poignée de la pile; E,E/, tiges supportant les rhéophores ; R,R/,R/!, contacts mobiles ; N,N’, plaques de caoutchouc formant la tage ; T, tube insufflateur.
— Le sécateur galvanique de M. Amussat est basé sur le même principe que celui de Middeldorpff, mais il en diffère par quelques perfectionnements qui en rendent le mécanisme plus simple et plus régulier.
Dans les figures 128 et 129, qui représentent le sécateur exécuté par MM. Robert et Collin, on voit que les tiges N. qui doivent être mises en rapport avec les rhéophores, sont placées enarrière du manche M, au lieu
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F1G. 128. Sécateur galvanique. Fic. 129,
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