GARE
FiG, 130. Canule double. Fi6, 131 (5), Lame de buis protectrice.
78h À APPENDICE.
d’être en avant, comme dans le sécateur de Middeldorpif, disposition «
nouvelle qui donne plus d’aisance à l'opérateur.
Les boutons à vis BB! destinés à fixer les tubes de la canule double “
sont les mêmes dans les deux instruments ; mais pour évaluer le mou-
vement progressif de retrait de l’anse coupante pendant l'opération,
M. Amussat a fait ajouter une lame graduée d'ivoire D, qui indique le degré de ce mouvement.
DÉ plus, ce chirurgien a fait placer à l'extrémité antérieure du manche un ressort à pression K, à l’aide duquel le bout du doigt peut interrompre instantanément l’action galvanique, en fermant le courant au moyen de la lame d'argent I.
Cet instrument, muni d’une canule double plus ou moins longue, à servi à notre confrère pour faire l’ablation de tumeurs diverses et pour des opérations très-variées.
Dans le but de pénétrer plus facilement jusqu’au fond de la matrice, :
lorsqu'il s’agit d'enlever une tumeur fibreuse intra-utérine, M. Amussat a fait faire des canules doubles moins volumineuses, comme on en voit un spécimen dans la figure 130.
Le peu d’espace occupé par cette canule double permet deglisser entre elle et la paroi utérine voisine une petite lame de buis (fig. 131), quiprotége la matrice contre le rayonnement du calorique, quand, la tumeur étant assez volumineuse, l’opération doit durer un certain temps.
Dans le but de protéger les parties voisines lorsqu'on doit enlever
urfe tumeur des grandes ou petites lèvres, ou dans toute autre région du corps, M. Amussat à fait fabriquer une pince à lames protectrices de buis L, qui permettent d'isoler. la tumeur et d'opérer très-librement
(fig. 432 et 133). Les lames de buis L peuvent s’enlever en desserrant
les vis V, et être remplacées par d’autres de forme appropriée à la tumeur et à la région où se pratique l'opération. .
Notre confrère a également employé avec avantage un petit spéculum de buis, pour l'opération de la fistule à l'anus (fig. 134).
Il y a pour la manœuvre opératoire un grand avantage à pouvoir monter tous les cautères de platine sur le même instrument. Après avoir fait plusieurs essais, M. le D' Amussat s’est arrêté au porte-cautère représenté demi-grandeur (fig. 135). Il se compose de deux tiges métallique B, terminées par deux cylindres À, fendus suivant leur axe, à leur extrémité
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libre ; c'est dans ces fentes que s’introduisent les différentes pièces de |
platine destinées à la cautérisation. Deux coulants GC servent à serrer les pinces et à maintenir les cautères complétement fixes. Les deux uges
Fig. 133. — Lames de buis.
Fi. 132, — Pince protectrice. Fic. 134. — Spéculum de buis. ONIMUS ET LEGROS. 00
métalliques sont isolées par une lame d'ivoire L, et assujetties par un manche composé de deux pièces d’ébène M. De plus, notre confrère enroule autour des tiges un cordonnet de soie, qui les maintient solidement
FiG. 135. — Porte-cautère de M. Amussat.
unies et complète l'isolement, Les extrémitésO s’adaptentaux rhéophores de la pile.
Depuis plusieurs années, notre confrère y a fait adapter un interrupteur comme dans son sécateur galvanique.
Afin d’avoir des conducteurs plus légers, tout en laissant passer le courant électrique aussi facilement, on peut employer des rhéophores en fils d'argent très-minces et très-flexibles.