‹ Traité d'électricité médicale [electronic resource]Chapitre 20 sur 173 · COURANT MUSCULAIRE ET COURANT NERVEUX · texte numérisé non relu

COURANT MUSCULAIRE ET COURANT NERVEUX

muscles et des nerfs, nous croyons devoir ajouter quelques mots sur l'électricité végétale :

Electricité dans les végétaux. — MM. Becquerel, Pouillet et Wartmann ont observé des phénomènes électriques dans les végétaux. Le courant, dans une section de plantes ligneuses, se dirige de l’aubier vers l'écorce. L’écorce et l’aubier sont négatifs relativement au cœur de l'arbre. Les sucs descendants sont négatifs par rapport à ceux qui sont dans les feuilles.

M. Becquerel explique ces courants par la réaction de la séve riche en oxygène qui monte dans le ligneux, sur la

séve qui descend dans le tissu cortical. La séve ascendante

se comporte comme un acide à l'égard de l’autre.

Ces expériences et celles de M. Buff démontrent que les racines et toutes les parties internes des plantes qui sont remplies des sucs de la végétation sont négatives par rapport à la surface plus humide des feuilles, des fleurs, des fruits et des jeunes rameaux.

Si nous avons cité ces faits, c’est pour montrer que la substance organisée végétale est également la source de phénomènes électriques, et en même temps nous voyons dans les directions de ces courants une analogie remarquable avec celles des courants chez les animaux. Chez ceux-ci, en effet, les courants sont, comme pour les plantes, dirigés de la surface externe humide vers l’intérieur de l'élément anatomique. M. Becquerel, tout récemment, a également constaté des phénomènes électro-capillaires dans les végétaux. Ç

De la production d'électricité dans les actions physiologiques. — Nous venons de voir que les tissus vivants, ou au moins certains d’entre eux, donnaient naissance à des cou

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