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placé, sont très-mauvaises pour qu'on puisse évaluer si le passage d’un courant élève la température par cela seul que les tissus sont mauvais conducteurs. D'abord, les tissus sont toujours imprégnés de liquides, ce qui rend les changements de température moins considérables, et, d’un autre
côté, sur les tissus vivants, on détermine constamment du
côté des muscles ou de la circulation des effets physiologiques qui sont accompagnés de chaleur ; même sur les tissus mors on provoque des décompositions chimiques, de sorte que l'on ne sait jamais ce que l’on doit attribuer à la seule influence du passage de l'électricité. |
La chaleur développée par le passage d’un courant électrique, dans un corps purement conducteur, tel qu'un fil de platine, est utilisée en chirurgie. |
C'est Middeldorpf (de Breslau) qui a le plus contribué à l'extension de cette méthode opératoire, qui, à une époque, a eu beaucoup de vogue. Nous ne pouvons insister longuement sur les opérations pratiquées par la galvano-caustique, car l'électricité, dans ces cas, n’agit pas sur les tissus comme électricité, mais uniquement par la chaleur qu’elle détermine. C’est donc un moyen plus ou moins avantageux d’employer le cautère actuel, mais dans lequel les courants électriques n’ont aucune action propre.
Les appareils sont constitués par deux parties fondarnentales : 1° une pile; 2 un cautère (fig. 87), consistant en fils de platine, reliés aux pôles de la pile en A et B et en un manche isolant M. Nous renvoyons le lecteur aux mémoires publiés par M. Broca sur ce sujet, et au chapitre Galvano-caustie de son Traité des tumeurs, Paris, 1866. Nous ne mentionnerons ici qu’un procédé que nous avons vu employer par M. Verneuil à l'hôpital de Lariboisière, et
qui lui a rendu de grands services dans la cure médicale des hémorrhoïdes.
Au lieu de pratiquer l’ablation des tumeurs hémorroïdaires à la racine, avec l’anse coupante, M. Verneuil se contente de les ponctionner avec le cautère aigu «formé d’un simple