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Fic. 37. — Appareil employé pour pratiquer la cautérisation à l’aide d’un fil
rougi par le courant.
fil de platine plié sur lui-même de manière à former une . anse dont les deux côtés sont très-rapprochés, au lieu de former une anse large et arrondie, comme dans la figure ci-jointe. Le fil passé au rouge simple est plongé lentement au centre des bosselures et enfoncé à une profondeur qui varie entre 7 à 8 millimètres et 1 à 2 centimètres.
Si la bosselure est petite, du volume d’une noisette, par exemple, une seule ponction suflit. Mais pour les tumeurs plus grosses, on peut appliquer ainsi deux, trois ou un ‘plus
grand nombre de pointes de feu, en les distançant de 2 centimètres en moyenne.
Pour les bourrelets circulaires les plus volumineux, vingt ponctures sont ordinairement suffisantes. Grâce à la précision et à la lenteur qu’on peut meltre en usage, on proportionne exactement l’action du cautère au volume et à l'épaisseur des tumeurs. Quelques gouttelettes de sang s'écoulent à peine. Le cautère galvanique exerce une action très-limitée. La muqueuse n’est point détruite, et tandis que le tissu vasculaire devient le siége d’une phlébite curative, la peau de la marge de l'anus et la muqueuse rectale sont à peine intéressées. On n’a donc pas de rétrécissements consécutifs à redouter.
Les eschares coniques se détachent en huit ou dix jours, et progressivement on voit diminuer la massetotale, de façon que la guérison est d'ordinaire complète au bout d’un mois.
Le procédé précédent est appliqué depuis longtemps pour les tumeurs érectiles, mais avec le fer rouge, qui agit avec beaucoup moins de précision et dont il est plus difficile de mesurer l’action. L'opération pour les bourrelets les plus volumineux ne dure guère plus de quatre à cinq minutes, ce qui constitue un avantage sérieux sur l’écrasement linéaire, méthode si précieuse d’ailleurs.
Deux des malades de M. Verneuil ont refusé l’anesthésie et ont supporté très-bravement la cautérisation sans se plaindre; l’un d'eux, médecin étranger distingué, a déclaré qu'une application d’acide nitrique faite antérieurement était bien plus douloureuse.
M. Verneuil a jusqu'ici employé six fois ce procédé sans le plus petit accident, et avec le succès le plus complet. l
TL. — Les phénomènes de transport d’un pôle à l’autre