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COURANTS AGISSANT SUR LES NERFS ET LES MUSCLES

recte sur les nerfs périphériques; seulement comme le nerf n'est pas en contact immédiat avec les électrodes, les produits de l’électrolyse ne s'y accumulent pas, et l’on est ainsi à l’abri des actions chimiques que les courants électriques peuvent déterminer sur les filets nerveux.

IL nous reste à étudier l'influence de l’électricité dans le cas où l’on agit à la fois sur le nerf et sur le muscle.

Si l’on fait passer un courant électrique d’une jambe à l'autre d’une grenouille non dépouillée, mais dont on a séparé la tête du tronc pour empêcher toute action volontaire, on remarque que l’on n'obtient plus que très difficilement les alternatives de contractions que nous avons signalées plus haut. C’est toujours, quelle que soit la direction du courant, au moment de la fermeture-que l'on obtient les contractions les plus énergiques.

Les contractions les plus fortes et les plus complètes n’ont plus lieu, dans ce cas, dans le membre parcouru par le courant direct, mais, au contraire, dans le membre parcouru par le courant ascendant. C’est à la fermeture et non à l'ouverture que ces contractions ont lieu, et elles durent encore sous la forme de contractions partielles ou fibrillaires pendant quelque temps après la fermeture du courant. Lorsque l’animal commence à être fatigué, les contractions apparaissent de nouveau à l'ouverture du courant.

Si l’on diminue ou si l’on détruit la moelle, si l’on empoisonne l’animal par des narcotiques, les contractions, qui primitivement étaient très-fortes dans le membre parcouru par le courant ascendant, diminuent très-notablement en énergie et en étendue ; c’est dans le membre opposé que les contractions sont alors plus marquées.

Chez des animaux robustes. en électrisant à travers ONIMUS ET LEGROS. 46

l’épiderme, on n'obtient, en général, des contractions énergiques qu'au moment de la fermeture. Il en est de même chez l'homme.

Chez l’homme, dans les cas pathologiques, où la sensibilité se trouve diminuée, on détermine également les contractions les plus énergiques en employant un courant descendant, tandis qu’à l’état normal, et surtout chez les

Fig. 41, — Figure démontrant la contraction induite.

personnes très-excitables, c’est avec un courant ascendant que l’on obtient les plus fortes contractions. Dans les cas d’anesthésie, le courant ascendant donne lieu à des contractions très-faibles.

Ces faits, que nous avons vérifiés plusieurs fois, et qui seront encore confirmés par ceux que nous étudierons lorsque nous examinerons l'influence des courants éleciriques appliqués directement sur la moelle, prouvent d’une

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