TIC DE LA FACE
paupières ; dans ce cas, elle prend le nom de blépharospasme.
Les spasmes n'ont pas toujours lieu avec la même intensité, souvent 1ls disparaissent complétement pendant certains moments de la journée, l'émotion les rend en général plus violents; nous avons cependant observé un cas où l’émotion les arrêtait complétement pendant plusieurs minutes.
Dans quelques cas, on parvient à arrêter ces contractions en comprimant le nerf facial à sa sortie; mais ce résultat est loin d’être constant ; nous croyons avoir remarqué que ce sont les cas dans lesquels, en comprimant le nerf facial, on fait cesser les spasmes, qui sont les plus faciles à modifier favorablement par les courants électriques.
Dans la plupart des cas de tic convulsif de la face, tous les traitements échouent. Les courants induits sont tout à fait contre-imdiqués; quant aux courants continus, 1ls produisent quelquefois une légère amélioration, mais malheureusement cette amélioration n'est souvent que passagère.
Nous avons traité un cas de tic convulsif de la face, ou les spasmes, d’abord limités dans les paupières et dans les muscles de l'aile du nez (côté droit), ont paru céder un instant à l'application des courants continus. Le blépharospasme était devenu moins violent, le malade pouvait de nouveau maintenir l'œil ouvert pendant quelque temps, ce qui lui était impossible précédemment; mais tandis que cette améhoration avait lieu du côté des paupières, les autres muscles de la face présentaient des contractions plus fortes et plus fréquentes. Il y eut cependant, au bout d’une quinzaine de séances, une amélioration générale assez marquée, mais il fut impossible d'obtenir une guérison complète. |
Cependant, dans un cas de spasmes des muscles des paupières, accompagnés d’un peu de douleur, nous avons obtenu un résultat très-satisfaisant. Une dame de quarante ans souffrait depuis près de huit mois d’un blépharospasme de l'œil gauche, que lon faisait cesser en comprimant le nerf facjal. Soignée d’abord sans succès par plusieurs ocu-
Jistes, elle nous fut adressée par le docteur Licoreich pour
essayer l'emploi des courants continus. Nous fondant sur ce principe que le courant ascendant diminue l’excitabilité des nerfs moteurs, et que dans ce cas la cessation complète des contractions par la compression du nerf facial, indiquait bien que l'affection ne dépendait que de l'excitation de ce nerf, nous fimes passer un courant ascendant de 12 éléments sur le trajet du nerf. Nous mettions le pôle positif sur l'angle externe de l'œil et le pôle négatif sur le tronc facial à sa sortie du crane. Dès la deuxième séance, la malade se sentit soulagée, et l'amélioration augmenta de jour en jour. Après onze séances, la malade se considéra comme guérie, et cessa tout traitement. Le mieux a persisté jusqu’à cette époque, et ce serait un cas de succès assez rare, si cette guérison était durable ; malheureusement les récidives sont très-fréquentes. |
Crampes des écrivains. — Après le tic convulsif de la face, c'est la crampe des écrivains qui est l'affection de ce genre la plus commune. Le plus souvent elle survient chez les personnes qui écrivent beaucoup, et dans ces cas elle est très-difficile à guérir ou à amélicrer. Quelquefois elle apparaît chez des personnes très-nerveuses, qui n’ont pas l'habitude d'écrire. beaucoup. La même affection se rencontre
chez les dessinateurs et les graveurs, et dans d’autres mé-
tiers réclamant des mouvements des doigts plus ou moins